‹ L'art de vérifier les datesChapitre 38 sur 230 · X. TCHÉ-KIANG · texte numérisé non relu

X. TCHÉ-KIANG

Le TchÉ-kiang , l'une des plus petites contrées de la Chine, l'emporte sur presque toutes les autres par la richesse et par l'étendue de son commerce. Elle est baignée à l'Est par la mer, et confine par le Nord et l'Ouest au Kiang-nan. La mer couvrait autrefois une grande partie de celte province. L'industrie de ses habitants a repoussé , contenu et maîtrisé l'Océan , comme autrefois ks Egyptiens domptèrent le Nil. Son district comprend quatre-vingt-huit villes avec un grand nombre de bourgades fort peuplées. Il s'en faut bien néanmoins que la bonté du sol soit égale ou presque égale dans toute l'étendue de cette province. Tandis que de riches moissons couvrent sa partie orientale , elle n'offre à l'Ouest que d'affreux rochers et des montagnes stériles. Tout bien évalué , sa principale richesse consiste dans les soies qui sont les plus belles de la Chine. Rien n'égale la beauté des éloffes qui se fabriquent au Tché-kiang. Cette province est une de celles qui produisent la plus grande quantité de ces roseaux qu'on appelle Bambous; il y en a des forêts entières. Ils sont très-gros , très-durs et d'un usage infini à la Chine. Quoique creux en dedans et partagés en nœuds , ils sont très-forts et soutiennent les plus lourds fardeaux. On les coupe en filets liès-déliés dont on fait des nattes, des boîtes, des peignes , etc. Etant percés naturellem.ent . on les emploie aussi à conduire leau d'un lieu à un autre. Ils servent encore aux lunettes d'approche , soit comme tuyaux , soit comme étuis , soit comme supports. L'arbuste qui donne le coton , dont le bas j)euple chinois s'habille , est une des productions du Tché-kiang comme de plusieurs autres provinces de la Chine. Celle-ci fournit encore plusieurs drogues médicinales.

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