‹ L'art de vérifier les datesChapitre 74 sur 230 · GASTON IL · texte numérisé non relu

GASTON IL

1004 on environ. Gaston II, fils de Centule-Gaston et son successeur, mourut vers l'an 1012, C'est tout ce que l'hlstoirenous apprend à son sujet.

CENTULE-GASTON, et GASTON III.

1012 ou environ. Cektule-Gaston , dit le Jeune, succéda, vers l'an 1012, à Gaston II, son père. Il accompagna Sanche le Grand, roi de Navarre, dans ses guerres contre les infidèles. A la faveur des troubles qui s'élevèrent après la mort de Bé— renger, duc de Gascogne, pour la succession à ce duché, Centule-Gaston affranchit entièrement sa vicomte oe la dépendance de ce duché. De là vient, suivant la remarque de M. de Marca, que les chartes du tems le qualifient gvand-seli^neur et duminateur de terre. Arnaud , vicomte de Dax, jaloux de cet accroissement de puissance, déclara la guerre au vicomte de

DES VICOMTES ET PRINCES DE BÉARN. aSi

Béarn. Ils s accommodèrenl ensuite ; mais il resta entre les deux maisons un levain de dissension , qui fermenta dans les géaératlons suivantes, et ne fut détruit que par la ruine de la maison de Dax. L'an 1039, après la mort d'Eudes, comte de Poitiers et duc de Gascogne, Centule-Gaston et Bernard 11, comte d'Armagnac, disputèrent, chacun de leur côté, le duché de Gascogne à Guillaume V, successeur d'Eudes. Centule-Gaston prétendait à cette succession, du chef d'AlSGELA , son épouse, qui était de la famille des ducs de Gascogne. Le comte d'Armagnac avait un di'oit encore plus évident, dit M. de Marca, sans néanmoins l'expliquer. Quoi qu'il en soit, ce dernier resta en possession du duché de Gascogne pendant l'espace de trente . ans. Centule-Gaston ayant entrepris de soumeltre le pays de Soûle, les hahitants l'assassinèrent vers l'an io58 ( Marca ) et non 1068 comme le marque un moderne. Il avait perdu quelques années auparavant Gaston 111, son fils aîné et son callégue, dont la femme, Adélaïde, fille de Géraud Trancaléon , comte d'Armagnac, et sœur de Bernard II, épousa en secondes noces le vicomte Roger , après avoir eu de son premier mariage, i**. Centule , qui suit; 2°. Raymond-Centule , que ' Tégllse de Salnt-Pé de Gênerez compte entre ses bienfaiteurs; o**. Hunaud , vicomte de Brulhols. {Gall. Christ. 7^t/t^ , lom. I, pr. , p. i(j5 , col. I. ) Les anciens actes de l'abbaye de Moissac

Ï»rouvent en effet qu'il était frère de Centule IV, et qu'il prit 'habit monastique en 1062 dans cette maison, dont il était abbé régulier en loyS. Il eut pour successeur, de son vivant, en io85 (^Gall. Christ, y tome I, col. 162), Ansqultll , et se retira à l'abbaye de Leyrac, qu'il avait fondée de son patrimoine. ' Un rouleau original des articles de la branche de Durfort-Deyme renferme diverses donations qu'il fit à ce monastère jusqu'à l'an 1102, Entre les chartes de ces donations on trouve les suivantes. Hugues, vicomte de Brulhols, donne à Hunaud, son frère 5 et à Saint-Martin de Leyrac, la i)artie de la furet de Balna qui leur était échue de la succession Je leur père. Quelque lems après, cette donation fut confirmée par Bernard-Raymond de Durfort , qu Plunaud nomme son cousin dans sa signature, Einsuite le vicomte Hugues et Bernard-Raymond de Durfort étant morts, Bernard de Durfort, Saxet et Guillaume-Saxet , frères de Bernard, et Garslnde , leur sœur, confirment la précédente donation et y, ajoutent leur portion de la foret de Balna avec d'autres objets. Dans ce dernier acte, qui est de l'an 1102, Hunaud appelle Bernard de Durfort son neveu ( pcutélre fils de Bernard-Raymond). Bernard de Durfort cl Guillaume-Saxet , son frère, avaient transigé avec Malfred, abbé de Saint-Maurin , en Agénois , l'an 1091, au svjel du marché de

aSa CHfioNÔLOGiE HISTORJQUe

Clairmont , même pays. {Gall. Chr. no.^ tom. lï, col. 945.) Un Bernard de Dnrfort et Bernard, son fils, affranchissent, l'an ii^>6, l'ahbave de Grand'Selve de tous droits de laude sur la Garonne pendant la tenue du marché de Clairmont. ( Bibl. du liui , liée de Doat ^ n*". 77, fol. 36 1. ; On trouve dans le même iccneil nombre d'affranchissements semblables jusqu'à la fin du treizième siècle , accoidés par la maison de Duifort aux abbayes de Saint-iMaurin, de JJeile-Peicbe et de Grand'Selve. Guillaume de Dnrfort des seigneurs de (Jairnioitt , abbe de Moissac en 1290, puis successivement évèque de l^angrcs et archevêque de iiouen , fit un acîe en faveur de Bernard de Durfbrt , seigneur de Ue\me, qu il nomme sou nei'eu. ( Gu//. Chrisl. nu, tome IV, col. (ub.) La postérité de ce Bernaid , époux de Bertrauile de Toulouse, dame de Deyme, est prouvée au cabinet de fodre du Saint-Ksprit , et subsiste dans la personne des comles de Deyme et de Uouzine dans le lauragais. Les branches des ducs de i uras, des ducs de Civrac, des comles de Léobard et des comles de Boissières, sont rapportées dans 1 Hisloire des Grands Officiers, tome V. Cet ouvrage fait encore mention d'antres branches (]ui sont éteintes.

CENTULE IV.

1008. CeNtule IV, fils de Gaston lll , succéda à son aïeul Centnle-liaslon dans la vicomte de Bearn. Il fut intimement lié avec Guillaume Vi, comte de Poitiers et duc de Guienne ^ qu'il assista dans plusieurs de ses expéditions. Le comte duc reconnut les services du vicomte de Bearn, par le don de plusieurs domaines et droits qui lui appartenaient dans cette vi-^ comié. Ce fut vraisemblableinenl alors que Centule réunit au Bearn la vicomle de Montaner, qui était fort considérable. Vers Tan 1070, Cenlule épousa GlSLE, sa proche parente, dont le pape Grégoire Vil l'obligea de se séparer, quoi qu'il en eût un iils. A [ires la dissolution de ce mariage prononcée, l'an 1079, par Amé, évèque d'Oleron et légat du saint siège, Centule, pour la réparation de sa faute, donna la dixième partie de son droit de seigneuriage sur la monnaie de Morlas, a l'abbaye de Cluni. Centule , après avoir fait cette donation, envoya Gisleà Cluni pour y recevoir Ihabit de religion , et passer de là au monastère de Marcigni. Tout ce recil est fondé sur une charte originale rapportée par M- de Marca (^Hisl. du Bt^ani , p. 3oo (t .too. ) et sur une lettre de Grégoire VU à Centule, datée du Y des ides de mars, indiction ti (de l'an 107c)). Centule, (îi'gage de ses premiers liens , en conliiicla de nouveaux avec iJEATtax, fille de Bernard 1, comte de Hig'irrc , laquelle devint

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