MARIE
iiyo. Marie, sœur de Gaston V, lui succéda à l'âge de dix-huit ans, dans les vicomtes de Béarn et de Gavaret, et il'autres domaines dont elle fît hommage , dans la ville de Jacca , le 3o avril, à Alfonse II , roi d'Aragon. Les Béarnais souffrirent impatiemment cet hommage. Résolus de secouer le joug de Marie, ils élurent, pour leur seigneur , un cavalier de Bigorre , qui était en réputation. Mais, l'an 1171 , voyant qu'il donnait atteinte à leurs privilèges, la cour-raajour de Béarn s'assembla à Pau , le somma de maintenir les fors et coutumes du pays, et, sur son refus, le massacra. Ils appelèrent ensuite , d'Auvergne, un autre seigneur, nomme Cen- TOUlL, ou Centule , à qui son insolence et sa tyrarmie attirèrent le même traitement au bout de deux ans. Ce fut un béarnais qui le tua sur le pont de Seraing, aux confins du Béarn et de la Soûle. Marie avait cependant épou.sé , sur la fin de l'an 1 170, Guillaume de Monxaue, fils de Guillaur^^c-
BFS VifcOMTES Éî I^HINCES DE BÉARN. àS/
«àymon J , sénéchal d'Aragon , de l'ancienne maison de Moncade , en Catalogne, et de ce mariage étaient nés , Tan 1171 ^ deux fils jumeaux, Gaston et Guillaume-Raymond, et l'année suivante, un troisième fils, Pierre, qui devint le chef des Mon^ cades , en Catalogne et en Sicile. Les Béarnais , toujours eu armes contre Marie et son époux , les obligèrent de signer vn traité , par lequel ils se démettaient de la \icomlé de Béarn, à condition qu'on élirait , pour vicomte , un de leurs enfants.