DES PRINCES D'ARENBERG
et de Vautre , une indemnité sur la rive droite du Rhin , pour la perte de ses états souverains réunis à la France.
Le récès de la députation de l'empire du 25 février i8r>3, lui assigna , à titre d'indemnité , le pays de Menpen , dans l'ancien évêché de Munster , et le comté de Recklinghausen , <jui faisait autrefois partie de rélectorat de Cologne.
Ces deux pays forment depuis le duché tiArenberg , contenant une population d'environ 70,000 âmes.
; Aux termes des traités de Campo-Formio et de Lunéville, la restitution de ses possessions en Belgique ne devait dépendre d'aucune condition ; cependant le partage des possessions de la maison d'Àrenberg entre deux lignes , fut le prix d'une justice qui lui était due en vertu des stipulations formelles desdiis traités? le gouvernement consulaire ne voulant pas qu'un prince étranger possédât des biens en France, imposa au duc Louis- Engelbert d'Arenberg, le choix, du de les vendre dans le bref délai de deux ans , ou de les abandonner à ses fils , alors mineurs , à moins qu'il ne préférât de céder à son fils aîné ses états souverains d'Allemagne , pour rentrer de sa personne avec ses fils puînés dans la jouissance de ses propriétés en France.
L'état dans lequel elles se trouvaient , après un séquestre de neuf ans, ne permit pas de les confier a l'administration d'un tuteur , et força le duc Louis-Engelbert de déclarer qu'il rentrerait en France; il nomma en septembre 180H, pour successeur dans le duché d'Arenberg, dans tous les titres, prérogatives et propriétés y atiachées, son (ils aîné le prince Prosper- Louis, duc d'Arenberg, qui, de son côté, a\ait dâ renoncer àtous droits dei succession sur les biens situés en France et en Belgique. Renonciation qui a cependant été annullée par un décret postérieur du 25 juillet 1806. «
L'empereur François 11 approuva la resolution du duc Louis* Engelbert, accorda , le 3 octobre i#o3, à son 61s, le prince- Prosper Louis, la dispense d'âge nécessaire pour prendre les rênes du gouvernement , et la république française leva endn r par son arrêté du 29 octobre i8o3, le séquestre existant sur ses. biens.
Le duc Louis-Engelbert a eu le malheur de perdre la vue à la chasse, à la fleur de son âge. 11 a épousé, le 19 janvier 1773, Pauline - Louise - Antoinette -Candide, fille du duc de Brancas-Villars , comte de Lauraguais , née le 23 novembrev 1755 , morte le 10 août 1812. De ce mariage sont issus :
i°. Le prince Prosper- Louis , dont l'article viendra ;
a 0 . La princesse Paulinc-Charlotte-Iris , née le 2 septembre 1774 1 mariée le 25 mai 1794 > a Joseph , prince %
régnant de Schwarzenberg , morle dans un incendie à Paris, le 3 juillet 1810, victime de son dévoûraent maternel ;
3 d . Le prince Philémon -Paul -Marie , né le 10 janvier
4°. Le prince Pierre-d'Alcantara-Charles , né le a octobre
5°. Le prince Philippe-Joseph , né le 4 octobre 179^4*
mort a Vienne, le 7 mars itfi5, d'une chute de cheval. PROS PEU LOUIS.
i6\'3. Prosper Lotis , né le 28 avril 1785, doc régnant d'Arenberg, prince de liecklirighauscn et de Meppen , succéda, ' en i8»>3, par cession de son père au duché d'Arenberg; lors de la négociation de la confédération du Rhin, ce prince se vit menacé de perdre son indépendance politique et comme tant d'autres souverains, ses anciens co-élats de l'empire, l^a création d'un régiment au service de la France, et un mariage, furent alors le prix de la conservation de la souveraineté dont la maison d'Arenberg avait joui depuis plusieurs siècles. Au moyen de ces sacrifices , le duc d'Arenberg fut compris, dès l'origine , comme membre de celte confédération dans l'acte signe a Paris, le 12. juillet 1806.
Ces sacrifices ne garantirent pas long-tems la maison d'Arenberg , de nouvelles atteintes. Vers la (in de 1810 , le gouvernement français lui demanda la cession d'une portion de ses états, contre une indemnité qu'il ne désigna pas; des demandes semblables furent iailesà quelques autres princes de la confédération du Rhin. Les négociations éprouvant des difficultés, un sénat usconsulte du i3 décembre 1810, réunit soudain à la France, le nord de l'Allemagne, sous le nom des départements hanséatiques, avec promesse d'indemniser les princes froissés par celte réunion.
A partir du premier janvier 1811 , le pays de Meppen fut occupé pour compte de la France , et la principauté de Recklinghauscn, au nom du grand-duc de Berg, pour l'indemniser d'une portion du grand duché qui avait été aussi réunie à la France. Tous les domaines situés dans les pays de Meppen et Recklinghausen furent conservés au duc d'Arenberg , et , pour toute indemnité de la perte de sa souveraineté , on lui assigna, le 14 avril 181 3, une rente perpétuelle de 240, 000 francs, à inscrire aux grands livres de la dette publique de France et du grand-duché de Berg. Lors des événements de 181 4, elle n'avait clé ni inscrite ni payée ; le duc d'Arenberg avait des droits à réclamer la réintégration dans sa souveraineté, mais ses demandes, qui ne sont que justes, sont cependant restées sans
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succès., Le congrès de Vienne a réuni au royaume de Hanovre la souveraineté du pays de Meppen , et à celui de Prusse la souveraineté de Recklinghausen. Le duc régnant y a conservé la jouissance de ses propriétés domaniales, et Ton ne connaît pas. encore le résultat de ses négociations auprès des cours de Hanovre et de Prusse, soit pour la réintégration dans sa souveraineté, soit pour l'indemnité qui lui est due.
Le prince Prosper-Louis d'Arenberg, avait épousé le premier février 1808, la princesse Stéphanie-Tasgher de la Pagerie. Ce mariage fui déclaré nul par jugement du tribunal civil de la Seine du 29 août 1816, par une sentence de Pofficialité de Paris, du 27 mars 1817, enfin par une bulle du pape du 21 août 1818.
Il épousa, le 26 janvier 1819, Marie-Ludomille, princesse de LoLkowilz, duchesse de Kaudnitz , née le i5 mars 1798.