ENGORGEMENT DE LA MATRICE
l’avoir appliqué, il aurait encore l’avantage d’ctre parvenu à simplifier l’état local et d’améliorer la santé de la malade.
Faisons remarquer maintenant qu’il existe des cancers du sein anciens, ulcérés, incurables, chez des personnes plus ou moins âgées, qu’on doit s’abstenir d’extirper, quoiqu’ils ne puissent plus être soumis à aucun traitement médical avec quelques chances de succès. On se borne alors à des soins généraux et locaux d’hygiène : bonne chère, propreté. J’ai connu des femmes qui ont vécu jusqu’à 80 ans avec une santé relativement bonne, malgré de vrais cancers du sein datant de plus de vingt-cinq années.
Régime alimentaire. — L’alimentation sera à peu près exclusivement végétale, durant tout le traitement de la maladie.
ENGORGEMENT DE LA MATRICE (métrite aiguë et métrite chronique). — On a distingué, en médecine, une foule de métrites différentes, d’après les points de vue fantaisistes de chaque auteur. L’inflammation de la matrice, aiguë ou chronique, détermine des effets variés selon l’âge, le tempérament et les habitudes de la femme; mais, au fond, c’est toujours la même' maladie, et le traitement est facile à déterminer dans tous les cas possibles.
Toute métrite est signalée par un engorgement douloureux de la matrice, qui pèse sur la vessie, sur le rectum, sur le périnée, et rend pénibles tou te fatigue musculaire, même la marche, les secousses de voiture, etc.
Causes. — Les personnes du sexe qui ont eu beaucoup d’enfants, qui ont mené une vie laborieuse, qui ont souvent souffert durant les périodes menstruelles, ou qui ont longtemps séjourné dans des endroids froids et humides, les pieds et les jambes glacés, sont exposées particulièrement à contracter des métrites aiguës et chroniques.
Traitement. — Métrite aiguë : repos du corps, sangsues à l’anus ou au périnée, bains de siège chauds, cataplasmes sur le ventre, au besoin un vésicatoire sur le bas du ventre. Régime doux.
Métrite chronique : même traitement, en insistant cependant sur les vésicatoires plutôt que sur les sangsues. On réitère donc l’application des vésicatoires. On met aussi, sur le bas du ventre quand les plaies superficielles des vésicatoires sont guéries, les emplâtres résolutifs doux, de la mère Thècle, de Bavière, de diachylon gommé ou camphré.
L imprévoyance et l’imprudence des femmes sont souvent portées au point qu’elles ne se décident à consulter un médecin et à se soigner qu’à la dernière extrémité, quand le mal est devenu absolument insupportable. Alors il se produit parfois, quoi qu’on fasse, des abcès qui s’ouvrent dans la vessie, dans le rectum, ou à travers les parois du ventre ou du périnée. Ces accidents ou ces complications, qui ne sont pas toujours graves, demandent des soins de propreté spéciaux, mais ne doivent modifier en rien les principes rationnels de thérapeutique qui viennent d'être exposés.