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ALBUMINURIE

ration cutanée par refroidissement subit ou prolongé de la peau. Exemples : 1° Un homme va à la chasse, reçoit une averse sur le dos et reste grelottant toute la journée sans changer de linge ni se réchauffer: il a toute chance de devenir albuminurique, s’il ne se soigne pas très bien d’emblée; 2° une femme, voulant nettoyer sa cave en plein été, y séjourne trop longtemps et s’y glace; elle court risque de contracter une albuminurie, si elle néglige les soins qui vont être précisés.

Traitement. — Un traitement antiphlogistique direct et énergique triomphera de Y albuminurie par poisons ou blessures. Les reins étant enflammés par congestion sanguine, il faut employer,' en ce cas, les sangsues, les ventouses, les bains, les boissons rafraîchissantes et le séjour au lit, bien chaudement, avec régime doux, léger.

Dans Y albuminurie par refroidissement, il est urgent de ranimer au plus tôt les fonctions de la peau. Toutes les ressources de l’art de guérir, alors, ne doivent tendre qu’à ce but. Un air convenablement chauffé, des bains chauds, dés bains de vapeur, des frictions sèches ou aromatiques sur tout le corps, des vêtements de laine de la tète au pied, des boissons sudorifiques, une alimentation douce mais succulente : viandes blanches et légumes cuits; tels sont les moyens multiples qu’il faut mettre en œuvre, concurremment, pour empêcher la congestion des reins de. passer à l’état chronique et de désorganiser complètement ces viscères si importants, ces filtres si précieux pour la santé.

Si la maladie est déjà avancée et grave, aux moyens précédents on ajoutera des vésicatoires, des cautères ou un séton à la région rénale.

On a recommandé une foule de médicaments internes contre l'albuminurie. Nous les rejetons tous comme inutiles et quelquefois funestes. Les eaux minérales alcalines de Pougues, de Contrexéville, de Vichy et de Pulna sont les seuls remèdes intérieurs qui puissent convenir aux albuminuriques.

Les classiques semblent s’inspirer encore de quelques indications accessoires pour instituer le traitement de l’albuminurie. Ainsi, dans un ouvrage couronné en 1889 par l’Académie de médecine de Belgique, nous lisons que l’albuminurie est presque toujours due à l’alcoolisme; ce qui est inexact. Et qu’il y a quatre indications à remplir pour soigner convenablement les albuminuriques : 1° les priver d’albumine dans les repas; 2° combattre l’anémie (consécutive); 3° faire fonctionner les reins sans les irriter; 4° éliminer les produits toxiques.

On le voit, l’auteur a pensé à tout, excepté à l’essentiel : aux fonctions de la peau qu’il faut raviver et exciter avant tout, tant pour dépurer 1 économie par la transpiration cutanée que pour détourner vers la peau la congestion insolite des reins, obligés de suppléer à cette fonction pervertie ou entiavée.

Régime alimentaire et mesures préventives. — Il est bon de redire, une fois pour toutes, que je ne mentionnerai plus expressément le i cgi me

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