ULCÈRES VARIQUEUX DES J AM DES
TRICHINOSE. — Ladrerie . Maladie causée par des vers microscopiques, provenant de pourritures organiques, qui se développent dans les intestins et qui peuvent parfois passer dans le tissu cellulaire, chez le porc et chez l’homme.
Le malade tombe dans l’abattement et dépérit, si on ne vient pas à son secours en changeant sa nourriture et en lui donnant des soins de propreté bien entendus.
On a cependant exagéré beaucoup la gravité de la trichinose chez l’homme. Les trichines sont simplement des larves d’ascarides lombricoïdes, qui abondent dans les aliments malpropres ou corrompus Un régime sain et quelques vermifuges tuent ces parasites.
TRICHOMA ( plique polonaise ).
TRICOCÉPIIALE. — Ascaride très fin, très délié, comme un cheveu, qu’on expulse aussi facilement que les lombrics avec un simple vermifuge de semen-contra (santonine).
TUBERCULOSE. — C’est la scrofulose à un degré supérieur. Les tubercules peuvent se développer partout : au cerveau ( méningite tuberculeuse ou méningite granulée ), dans le ventre {péritonite tuberculeuse, carreau ), dans les poumons ( phtisie tuberculeuse ) et dans tous les viscères.
TUMEUR. — Nom générique de tout gonflement organique anormal.
TUMEUR BLANCHE. — Inflammation chronique des parties d’une articulation (synoviale, os, etc.). Pour le traitement voir Coxalgie.
TYMPAN ITE. — Météorisme. Développement de gaz dans les intestins par des causes diverses.
TYPIILITE. — Inflammation du cul-de-sac intestinal connu sous le nom de cæcum. Cette entérite circonscrite est causée souvent par l’accumulation, dans ce point de l’intestin, de substances réfractaires à la digestion, telles que des noyaux de cerises, des pépins d’orange, etc.
Traitement de toutes les inflammations graves d’intestins : sangsues, etc.
TYPHUS. — Fièvre typhoïde. (Voir Fièvres.)
ULCÈRES. Voir Pansement, Plaies.
ULCÈRES VARIQUEUX DES JAMBES. — Des ulcères larges et profonds surviennent d’ordinaire chez des sujets atteints de varices aux jambes, qui reçoivent un choc ou une blessure quelconque sur les parties du corps et qui négligent de se soigner immédiatement.
UHÈMIE — VACCIN.
Dans ce cas, le meilleur pansement curatif est celui-ci : on coupe des bandelettes d’emplâtre de Bavière larges de deux centimètres et assez longues pour faire le tour de la jambe. On applique ces bandelettes les unes à côté des autres, de manière à recouvrir tout l’ulcère. Ce pansement doit être renouvelé tous les deux jours au moins.
URIÎMÏE. — Accumulation d’urée dans le sang. Ce fait se produit si rarement qu’on a mis en doute l’existence de cette maladie. D’ailleurs, l’excès d’urée dans le sang constitue une véritable infection rapidement mortelle résultant d’une altération incurable des reins.
UniiTIUTi:. Voir Blennorragie.
UUTICAIilli. — Maladie du sang et de la peau produisant des démangeaisons insupportables qui peuvent être occasionnées par des moules, des poissons, de la viande, et même de simples potions d’iodure et de bromure de potassium, altérés, gâtés, décomposés.
La décomposition de ces éléments ou substances engendre des principes toxiques spontanés, nommés plomaïnes, qui sont de violents poisons organiques et qui n’ont rien de commun avec les corpuscules qu’on désigne aujourd’hui sous le nom de microbes.
Le traitement de l’urticaire a été indiqué à l’article Empoisonnement.
UTÉRUS. — Matrice. (Voir Maladies des femmes.)
VACCIN. — Virus recueilli au pis de certaines vaches ou aux jambes de certains chevaux, atteints de boutons pustuleux qui leur ont été communiqués par des vachères ou des palefreniers syphilitiques.
C’est par les mains de ces personnes que la transmission du virus syphilitique se fait aux animaux.
Le vaccin syphilitique provenant de la vache s’appelle cow-pox ; celui du cheval : horse-pox.
On leur donne aussi le nom de vaccin primitif pour les distinguer du vaccin humain et du vaccin animal — tout à fait secondaires — qu’on cultive et recueille chez des sujets et des animaux sains auxquels on a inoculé le vaccin primitif.
Le vaccin primitif diffère seulement du virus syphilitique constitutionnel ou diathésique en ce que ce dernier, ayant été inoculé à des êtres sains, s’est atténué, modifié, affaibli, dans ses propriétés essentielles.
Le vaccin primitif n’est donc, en somme, que le virus de la vérole dilué et amoindri par son évolution dans le corps d’animaux ou de sujets sains.
Le vaccin secondaire, lui, est un vaccin primitif, atténué encore, de nouveau, par son inoculation dans des organismes sains.
VACCINE — VACCINIDES.
VACCIN K. — Méthode prophylactique imaginée par Jenner pour combattre les épidémies de variole, qui décimaient les populations à l’époque où cette maladie, réputée nécessaire au corps humain, était transmise volontairement et directement par le pus varioleux lui-mème à tout le monde.
Jenner, en inventant cette méthode, qui était une atténuation considérable de cette vaccination ancienne dite : la variolisation, a rendu service à l’humanité, en ce temps-là.
Mais ses disciples, en continuant à appliquer cette méthode aux générations présentes alors qu’il esl démontré que la vaccination, infiniment moins funeste que la variolisation sans doute, est non seulement illusoire et dérisoire comme mesure préventive, mais trop souvent nuisible encore à la santé des vaccinés, sont devenus de véritables malfaiteurs de l’humanité.
En effet, outre le principe syphilitique originel du vaccin primitif, le vaccin secondaire peut contenir, dans ses corpuscules microbiques, le germe ou les propriétés morbides des maladies diverses, dont les premiers vaccinés (enfants, veaux, etc.) peuvent être atteints.
De là, on le conçoit, les innombrables accidents et infirmités pathologiques qui sont le résultat de la vaccine, dans tous les pays où cette dégoûtante et absurde pratique est restée en vogue.
Dans un voyage aux Indes occidentales, notre ami William Tebb, l’infatigable anti-vaccinateur, a constaté que l’introduction de la vaccine dans ces contrées y avait fait naître de nombreux cas de lèpre syphilitique.
VACCINATION. — Deux grandes méthodes de vaccination s’acharnent encore à corrompre le corps humain : la vaccination jennerienne et la vaccination animale. La première se pratique avec du vaccin pris sur un enfant. La seconde avec du vaccin pris sur une génisse. Les partisans de ces méthodes se jettent des objections et des accusations réciproques à la tète.
Ils ont tous également tort et ils devront finir par s’apercevoir qu’ils ont fait fausse route et que vaccination, vaccine et vaccin, soit humain, soit animal, doivent être absolument répudiés comme des préjugés et des pratiques indignes de notre civilisation.
La vaccination est obligatoire, de par la loi, dans certains pays (Allemagne, Angleterre, etc.), sous peine d’amende et de prison. Dans d’autres (Belgique, France, etc.), elle est administrativement imposée à tous les enfants, employés, militaires, etc., sous peine d’exclusion des écoles ou de vaccination forcée à l’armée.
Mœurs de sauvages, coutumes de barbares, qui disparaîtront tôt ou tard.
VACCINIDES. — Maladies et accidents produits par la vaccine, qui tue encore 25,000 enfants par an en Angleterre. Pour les causes et le traitement, voir Maladies syphilitiques.
Mesures préventives. — Pour empêcher le développement des vaccinides, il faut immédiatement, a, près que la vaccination a été pratiquée, eau-
VAGINISME — VÉltOlÆ.
tériser toutes les petites plaies vaccinales à laide dune solution d azotate d’argent, absolument comme pour les chancres syphilitiques. Le virus vaccin étant détruit, ses conséquences morbides ne se manifesteront point.
Que tous les gens sensés retiennent et mettent en pratique ce conseil par tout ■où la vaccine est appliquée obligatoirement, soit par les législateurs, soit pat les administrations civiles.
VAGINISME. — Spasme du vagin, qu’on combat avec des bains et des émollients locaux.
VAGINITE. — Inflammation du vagin. (Voir Maladies des femmes.)
VAPEURS. — Spasmes et malaises bizarres que les femmes éprouvent dans diverses circonstances : chagrins, soucis, indispositions, surtout à l’époque de la puberté et du retour d’âge.
VARICES. — Développement anormal des veines.
Lorsqu’il existe des varices gênantes aux membres inférieurs, il est prudent de porter des bas élastiques en fil ou en soie.
Si une varice venait à s’ouvrir, on doit appliquer tout de suite un ou deux doigts sur l’ouverture béante, pour arrêter l’hémorragie veineuse, en attendant qu’on puisse appliquer sur le point lésé un bandage convenable, comme après la saignée.
VARICELLE, VARIOLOIDE, VARIOLE. — Ce sont trois degrés de la même affection. La varioloïdc et la varicelle sont d’une bénignité absolue. Quant !a la variole, elle est rarement grave lorsqu’elle est traitée selon les règles de l’hygiène thérapeutique.
VARICOCÈLE. — Varices à l’intérieur du scrotum. C’est un cas de réforme définitive pour la milice, la marche prolongée étant impossible avec cette infirmité.
VÉGÉTATIONS SYPHILITIQUES. — Excroissances de nature syphilitique qui se produisent sur les organes externes du petit bassin, et qui doivent être l’objet d’un double traitement, local et général h la fois. Le traitement général est celui de la syphilis constitutionnelle ou secondaire. Le traitement local est celui de toutes les végétations, excroissances, verrues, dont il a été question dans ce livre : cautérisations légères et répétées avec divers caustiques liquides; grands soins de propreté; et, s’il le faut, ligature ou excision des végétations les plus saillantes, suivie de l’application des astringents solides ou des caustiques liquides connus, tels que les poudres d’alun, de tanin; les solutions d’azotate d’argent, de perclllorure de fer, etc.
VEROLE. — Syphilis.