APPAREILS DE LA VIE ANIMALE
L’estomac fonctionne encore parfaiterilent, surtout si l’on a gardé l’habitude d’une bonne et longue mastication.
Cependant il faut manger et boire avec plus de ménagements, moins pour l’estomac lui-même que pour le cœur, son voisin, et le cerveau, son antagoniste, qui s’embarrassent et souffrent quand ce viscère est trop rempli.
Le cœur, déjà vieilli, redouble d’efforts pour triompher de la plasticité plus grande du sang, de la résistance de plus en plus marquée des parois artérielles, qui deviennent moins élastiques, moins souples.
Ménagez donc le cœur en lui épargnant des secousses morales trop vives, et en évitant tout mouvement corporel prolongé, qui nécessite de sa part un surcroît de battements.
Les poumons s’engouent peu à peu avec l’âge et les infirmités diverses qui pèsent sur l’organisme au déclin.
11 faut s’abstenir de tout ce qui pourrait accroître cet engouement; par exemple : d’un refroidissement brusque ou prolongé de la peau et des extrémités inférieures, qui est très dangereux après la cinquantième année.
Les relations conjugales ne s’accompliront plus qu’à des intervalles de plus en plus long : cette recommandation est très sérieuse.
Ce n’est pas par le travail intellectuel que le cerveau s’use et se ramollit avant la vieillesse, mais, en règle générale, par l’abus prolongé des fonctions génératrices. Sur 10 ramollissements du cerveau ou de la moelle épinière, qui se présentent de 50 à 65 ans, il en est 9 qui sont dus à cette dernière cause, chez la femme cependant moins que chez l’homme.