CARREAU
réclament pas d’autre traitement que le précédent : les vésicatoires laissés au plus trois à quatre heures font merveille.
Quant aux drogues : kermès, émétique, tolu, aux soi-disant sirops expectorants, aux pastilles de toutes espèces, elles embarbouillent l’estomac des petits malades, achèvent de leur enlever l’appétit et les affaiblissent outremesure. C’est par des soins hygiéniques plutôt que médicamenteux qu’on guérit même les gros catarrhes de poitrine.
La bronchite chronique doit être traitée absolument comme une pneumonie chez l’enfant. On tiendra le malade en chambre pendant quelques semaines ; on lui appliquera un vésicatoire sur la poitrine; on en mettra même un second, au bout de quinze jours, si le premier n’a pas fait bon effet; enfin, on le nourrira convenablement avec des aliments farineux et gras, notamment l’huile de foie de morue pure ou aromatisée.
La coqueluche réclame des soins identiques h ceux de la bronchite chronique, dont elle n’est qu’une variété, comme on l’a vu.
Faut-il envoyer les enfants atteints de coqueluche à l’étranger ou dans les usines à gaz? Gela n’a pas le sens commun. Soignez ces sujets comme il vient d’être dit et vous n’aurez pas besoin de les exposer h devenir plus malades en changeant de lieux ou en se rendant chaque jour dans des établissements industriels ouverts à tous les vents.
On peut envoyer au loin les enfants atteints de coqueluche, quand la maladie a complètement disparu.
Régime alimentaire. — N’imposez pas la diète absolue aux enfants malades plus de 24 îi 48 heures.
Retenons ceci : en quelque maladie que ce soit, il faut donner des aliments légers à tout enfant qui demande à manger.
Les médecins auraient beau dire : Quelle langue! quel pouls! L’instinct naturel des enfants qui, eux, ne s’imaginent pas avec les adultes qu’il faut manger sans faim pour vivre, vaut infiniment mieux que toutes les présomptions des hommes de l’art. Le lait, le bouillon, les potages, les crèmes, les fruits cuits, les jus de fruits conservés sont plus légers pour l’estomac que les remèdes les plus anodins de la chimie médicale.
Mesures préventives. — Ces affections n’étant nullement contagieuses, il suffit pour en préserver les enfants de les surveiller, de les soigner bien et de les traiter à temps, dès qu’ils s’encatharrent.
CAR ni- AU ( brique , gros ventre . — Un enfant malingre, chétif, mangeant peu, fiévreux, qui a un ventre ballonné, très gros, souvent douloureux, avec diarrhées et constipations alternatives, a le carreau.
Cause-, — Ine mauvaise nourriture, trop faible, trop aqueuse, une alimentation trop azotée, occasionnent, aussi bien l'une que l’autre, celle dégé-