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aromatisées pour éviter les coliques: tels sont les luxalifs les plus avantageux pour le jeune âge.
CONVULSION {chorée, danse de Saint-Guy). — Les convulsions infantiles sont faciles à reconnaître. L’enfant commence par rester immobile, le regard fixe, extatique; bientôt une agitation musculaire se montre à la face et aux membres. Lorsque l’agitation des membres et de la face est permanente, sans que le sujet arrive jamais à la perte de connaissance, on appelle ces convulsions : danse de Saint-Guy, ou chorée.
Causes. — Tout ce qui provoque l’afflux insolite du sang au cerveau : la constipation, une indigestion, une congestion du cerveau par le froid ou par une fièvre éruptive naissante, sont les causes ordinaires des convulsions. Chez les enfants d’un certain âge, des refroidissements répétés, une nourriture trop excitante, des émotions vives, la peur, les surprises, les contes effrayants, déterminent assez souvent la danse de Saint-Guy.
Traitement. — Les convulsions subites et momentanées étant toujours sous l'influence d’une excitation du cerveau, il faut,, dans tous les cas, amener un reflux du sang vers les pieds et le ventre. On s’empressera donc de mettre des cataplasmes chauds â chaque pied de l’enfant. En même temps, on lui passera des lavements laxatifs avec du sel de cuisine, de l’huile d’olive et de l’eau tiède; on appliquera des flanelles chaudes sur le ventre et on lui promènera de temps en temps un mouchoir légèrement imbibé d’eau froide sur les narines, sur la face et à la nuque — sans jamais se laisser aller à maintenir des compresses d’eau froide, encore moins de la glace sur la tète; ce serait provoquer le développement d’une méningite incurable.
Dès que l’enfant peut avaler on lui donne du sirop de rhubarbe s’il est très jeune, de l’huile de ricin s’il est déjà âgé, pour débarrasser complètement les voies digestives.
Si les convulsions sont suivies d’une maladie éruptive quelconque, il va sans dire qu’il faut traiter cette maladie sans aucun égard pour les manifestations nerveuses du début.
Contre la chorée, on emploie les bains tièdes généraux, un régime alimentaire hygiénique, frugal mais tonique, la gymnastique modérée et l’abstention de travaux intellectuels assidus.
Ilc&ime alimentaire. — Les convulsions sont un accident plutôt qu’une maladie réelle. Elles sont plus effrayantes que graves, et durent habituellement peu de temps. Elles ne réclament donc aucun régime particulier.
Mesures préventives. — En général, les mesures préventives se déduisent de la connaissance des causes d’une maladie. Evitez la constipation chez les enfants; abstenez-vous de les impressionner par des récits effrayants, vous empêcherez beaucoup de convulsions et de chorées de se produire.