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GANGRÈNE

FLUKIIRS BLANCHES. — Beaucoup de mères de famille s’inquiètent en constatant quelquefois chez leurs petites fdles de 4 h 12 ans des écoulements vaginaux ou flueurs blanches, plus ou moins abondants. Les commentaires et les soupçons naturellement surgissent; souvent, presque toujours même, il n’y a rien qu’une fluxion morbide passagère provenant de causes naturelles.

Causes. — Le refroidissement dès jambes, l’habitude de s’asseoir sur îles pierres froides ou dans des prairies humides, la présence de vers à l’anus ou de vermine aux parties génitales occasionnant des démangeaisons et provoquant des frottements en ces points-là; voilà les causes les plus ordinaires des écoulements blancs chez les petites filles.

I ruitement. — En recherchant la cause, la maman trouvera facilement le remède au bobo de la fillette, qui l’a tant inquiétée à tort.

Voici d’ailleurs quels sont les soins indiqués en pareils cas : des bains de siège chauds, des lotions fréquentes à l’eau tiède autour du bassin; des vêtements assez chauds pour le bas du corps, en hiver; une alimentation ordinaire, l’abstinence d’eau froide et de tisanes quelconques.

Si l’enfant est faible et n’a pas d’appétit, il sera bon de lui donner quelques élixirs légèrement ferrigineux et toniques, tels que la teinture martiale de Ludovic, par cuillerée à café à la fin des principaux repas.

Cette teinture ferrugineuse est l’un des plus précieux médicaments toniques pour les enfants de 4 à 12 ans.

Régime alimentaire. — Il fait partie du traitement indiqué plus haut.

Mesures préventives. — Défendre aux petites filles de s’asseoir habituellement sur des dalles froides.

GANGRÈNE (du bassin, de la bouche, des extrémités; escarres, plaies noires). — Des taches brunâtres, noires, sèches ou humides, apparaissant dans le cours d’une maladie ou d’une blessure grave chez les enfants, indiquent l’existence d’une décomposition spéciale des tissus affectés, qui a reçu le nom de gangrène.

Causes. — La misère, une alimentation malsaine, des maladies aiguës ou chroniques graves, une excessive malpropreté, des blessures diverses, de mauvais pansements, des poisons végétaux incorporés aux aliments, peuvent amener la gangrène.

Traitement. — 11 faut s’attacher tout de suite à combattre le mal en séparant les parties mortes des parties vivantes, sans hésitation, quand cela est possible. Un doigt, un pied amputés à temps ont sauvé bien des sujets, quanti on parvenait ensuite à connaître et à supprimer la cause qui avait déterminé la gangrène.

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