MALADIES DES YEUX
MAL VDIES DES YEUX. — Dans ce groupe pathologique de l’enfance il faut citer seulement : la cataracte, l’ophtalmie catarrhale, \ ophtalmie constitutionnelle ou scrofuleuse, l 'ophtalmie des nouveau-nés et le strabisme.
■1° Cataracte. — La cataracte consiste dans l’opacité de la lentille de l’œil. Au centre de l’œil, derrière l’ouverture noire de la pupille se trouve une lentille transparente, comme du blanc d’œuf frais, de la grosseur d’un pois aplati. Quand cette lentille devient opaque, la lumière ne la perçant plus, l’œil perd ses fonctions visuelles. C’est la cataracte.
lin chirurgien expérimenté seul peut rendre la vue à l'œil cataracté, soit en enlevant le cristallin malade, soit en le plongeant dans le fond de l’œil, soit en le déchiquetant en morceaux qui se dissolvent peu h peu et disparaissent dans l’humeur vitrée au fond du globe oculaire.
2° Ophtalmie catarrhale. — L'enfant d’un certain âge qui est atteint d’une inflammation simple des yeux doit être tenu en repos dans un appartement peu éclairé. On lui lavera légèrement les paupières de temps en temps avec de l’eau tiède contenant quelques gouttes de vinaigre.
L’ophtalmie catarrhale règne parfois épidémiquement. Elle frappe des familles entières, mais elle est peu contagieuse. Elle est plutôt la conséquence d’un état atmosphérique, propre à certaines saisons, qui attaque simultanément ou successivement une foule de personnes dé tous âges.
3° Ophtalmie constitutionnelle ( ophtalmie scrofuleuse, blépharite scrofuleuse, laies ou fleurs scrofuleuses sur la cornée). — On a donné le nom d’ophtalmie scrofuleuse à une affection très commune qui débute tantôt par les paupières, tantôt par le globe de l’œil, sous forme d’un petit bouton blanc entouré de lignes roses (fleur des yeux), et qui produit une petite ulcération, souvent très douloureuse, surtout chez les enfants vivant dans des chambres malsaines et malpropres. Cette ophtalmie est souvent accompagnée de photophobie (impossibilité de supporter la lumière du jour).
Les blépharites chroniques (bords des paupières rouges), les yeux chassieux et les taches permanentes sur le miroir de l’œil (taies de la cornée, etc.) sont la conséquence habituelle des ophtalmies, dites : scrofuleuses, ou rhumatismales, ou constitutionnelles, selon les idées préconçues des écrivains classiques qui les ont décrites.
Causes. — Signalons une santé mauvaise et le séjour prolongé dans des lieux bas, humides, chargés de fumée et de poussière. — Les saisons ne sont pour rien dans cette maladie.
Traitement. — Abritez les yeux malades contre la lumière vive par le séjour dans une chambre très peu éclairée, ou par le port d’une visière, ou par des lunettes de couleur foncée ; lavez-les souvent à l’eau vinaigrée et mettez un vésicatoire de deux centimètres, en longueur et en largeur, derrière une oreille. On entretiendra ce vésicatoire avec l’onguent Garou pendant deux ou trois semaines.