MÉNINGITE
la jeunesse. Cette infirmité est parfois héréditaire. En ce cas, elle est assez tenace. Plus souvent elle est la conséquence d’une habitude, contractée dans les deux premières années de l'enfance, ou plus lard h 1 école, de regarder de travers.
Traitement. — Remédier à cette habitude dès qu'on en constate l’existence par la gymnastique oculaire [Première partie).
MÉIMNGITK ( fièvre cérébrale). — Chez les enfants, la fièvre cérébrale ou méningite s’exprime par une fièvre ardente, l’œil hagard, la lace souffrante et l’absence de connaissance.
Causes. — L’inflammation du cerveau est la plus grave de toutes les inflammations de l’organisme, parce qu’elle frappe un viscère délicat, mou, pulpeux, essentiel à l’exercice de toutes les fonctions de l’économie. Les chutes, les coups sur la tête, l’ardeur du soleil, les fièvres éruptives graves, le typhus et toutes les inflammations étendues des tissus ou des appareils du corps, tels que l’œil, l’oreille, les poumons, etc., peuvent provoquer l’apparition de la méningite.
Traitement. — Il est urgent d’agir avec énergie contre cette dangereuse maladie, même dans le jeune âge, quelle qu’en soit la cause.
On place l’enfant dans une chambre modérément chauffée de 12° à 16°. On applique aux pieds des cataplasmes chauds, de temps en temps, et on fait prendre une ou deux fois par jour des purgatifs végétaux en poudre fine (scammonée, jalap, etc.). On applique un large vésicatoire à la nuque et on n’accorde au malade, pendant les trois ou quatre premiers jours de ce traitement actif, que des tisanes légères et du lait coupé d’eau tiède.
Ne donnez jamais de calomel (purgatif mercuriel) ni de préparations mercurielles d’aucune espèce, soit par la bouche, soit en lavement, soit sur la peau, en onguent ou en pommade, ces remèdes étant pires que la maladie.
Oui, rejetez de la manière la plus absolue tous les mercuriaux quelconques à n’importe quelles doses, même infimes, surtout infimes, de la thérapeutique de l’homme et des animaux! Sous ce rapport, j’abonde complètement dans les idées très sages et très absolues de mon ami le Dr Raspail.
Le mercure est toujours inutile contre les maladies; mais il détériore à coup sûr, partiellement ou totalement, les êtres organisés qui ont le malheur de l’absorber.
Cette remarque d’une longue expérience, consacrée par les hommes les plus compétents de la clinique contemporaine, doit être inscrite dans l’agenda de toutes les familles soucieuses de leur santé.
Ilégimc alimentaire. — Même dans la méningite, la diète des enfants ne doit être ni longue ni absolue. Dès que les premiers accidents sont conjurés, l’alimentation féculente et lactée est nécessaire.
Si la maladie s’aggrave, tout en redoublant les soins des premiers jours,