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S 1. — ANOMALIES DE FORME

Elles peuvent frapper la dent dans sa totalité, soit la couronne, soit les racines.

Les anomalies de forme totale atteignent plus souvent les dents définitives que les temporaires, et la plupart du temps une dent isolée.

Quant à leurs causeS;, elles sont obscures pour les dents caduques. Pour la seconde dentition, on incrimine les chutes sur

la fiice. les extractions intempestives, etc. Magitot, dans son traité, en rapporte deux observations très nettes. Assez souvent on constate en même temps l'anomalie de volume.

Les anomalies de forme, consL^cntives à des traumatismes, constitueront pour le médecin-légiste un signe de la plus haute valeur, si les commémoratifs lui apprennent qu'un accident a eu lieu antérieurement.

La racine peut aussi présenter des anomalies. La racine des incisives et des canines est recourbée soit en avant, soit en arrière.

Quant à la bifidité observée sur des racines de canines, M. Hamy a voulu y voir un caractère propre aux races préhistoriques. D'après Mantegazza et Magitot, cette anomalie est très rare et les conclusions de M. Hamy demandent un complément de recherches.

Ce sont les molaires qui, de toutes les dents, présentent des anomalies de forme les plus fréquentes. En outre, elles peuvent avoir des racines divergentes ou convergentes.

M. le D' Papillaud a présenté en février 1896, à la Société d'anthropologie, un cas d'anomalie de volume transmise dans une famille pendant trois générations {Revue de Stomatologie, 1896) :

« Le nombre des dents est toujours normal, mais elles ne sont pas plus grosses que des grains de riz, transparentes et si friables que, vers 30 ans au maximum, tous les membres de la famille porteurs de cette anomalie, n'ont plus de dents et mâchent exclusivement à l'aide des gencives dures. La généalogie de l'anomalie est la suivante : une mère, puis un fils qui se marie deux fois. Du premier mariage, quatre enfants dont deux à dentition anormale-, du second mariage, deux enfants dont un garçon qui a déjà perdu six de ses dents atrophiées et informes, et une petite fille plus jeune à dents toutes atrophiées ayant l'indice céphalique maternel et non paternel. Tous ces individus sont normaux à tout autre point de vue et en particulier quant au système pileux, ce qui infirmerait les opinions de Darwin et Magitot, relativement à une dépendance de développement entre les deux systèmes. »

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