‹ L'art dentaire en médecine légaleChapitre 91 sur 113 · INFERIEURES · texte numérisé non relu

INFERIEURES

Inoisives Canine Prémolaires

87654321 | Droites Gauches

8765432l| |l 2 3 4 5 6 7 8 SUPÉRIEURES

C'est ainsi par exemple qu'on note la dent de 6 ans droife supérieure 61, l'inférieure gauche {6 et ainsi pour toutes les autres dents respectivement.

Ce numérotage est le plus répandu et est devenu pour ainsi dire international. En Autriche, en Allemagne, en France, en Suisse et dans beaucoup d'autres pays, il est déjà adopté par les Ecoles dentaires et les journaux professionnels.

Nous possédons une feuille d'un livre de clinique de l'Ecole dentaire de Paris, datant de l'année 1883, où ce numérotage était déjà en usage.

En 1889, au Congrès dentaire international de Paris, une commission fut nommée, composée de MM. Grosheintz, Dubois, Schwartz, Trallero et Cunningham, afin d'étudier et de proposer dans la suite, au Congrès, un système international de notation dentaire.

La commission devait faire un choix entre les trois numérotages les plus usités : 8, 16 et 32.

La formule de 16 a été publiée dans V Aide-mémoire du Dentiste, de Paul Dubois.

La voici :

Les numéros impairs désignent les dents du côté gauche; les numéros pairs celles du côté droit.

Les dents inférieures sont surmontées d'un trait horizontal.

Bien que la majorité de la commission préférât le système de 8, Dubois obtint gain de cause, et son numérotage de 16 fut adopté comme international. Mais exception faite de M. Cunningham, qui s'est fait son propagateur en Angleterre, ce système n'a pas été généralisé en France, ni ailleurs, il n'a pas même été adopté par l'Ecole dentaire de Paris, dont Dubois était professeur. A cette Ecole, ainsi qu'à l'Ecole Odontotechnique, on emploie le système de 8.

Comme on le verra dans les observations n°^ 5 et 6, de MM. Godon et Viau, le premier, directeur, le second, professeur

à l'Ecole dentaire de Paris, c'est le système de 8 qui est employé par eux dans leurs notations privées.

M. E. Millier (de Munich) vient de publier dans la Revue suisse cV Odo ntolog le (janvier 1898) deux articles très intéressants sur la notation dentaire. L'un est intitulé : Meine Zahnarzt liche Bachfuhrung ; l'autre : Zahnavziliche Kryptographie.

Dans le premier, M. àSIiiller détaille minutieusement sa façon de tenir la comptabilité, accompagnant son travail de nombreux tableaux de récapitulation de fin de mois et de fin d'année, et surtout de schémas pour la notation graphique des opérations dentaires. Ces schémas sont exactement semblables aux nôtres-, et nous nous empressons de dire ici que c'est du schéma de M. Millier que nous avons pris quelques modifications que nous avons apportées au nôtre. M. Millier se sert également du numérotage de 8.

Dans son article sur la Kryptographie, M. Millier donne une nombreuse série de signes secrets, servant à noter, sans perte de temps, les opérations pratiquées dans la journée. On a ainsi une abréviation pour indiquer chaque substance différente, serv'ant a obturer les racines ou les caries, les différents travaux de prothèse et dents à pivot, etc.

De la sorte, on peut savoir, à un moment donné, si la racine de la dent dont se plaint un client a été obturée et avec quelle substance.

Ces signes ont leurs avantages et leurs inconvénients. Grâce à eux, le dentiste le plus occupé peut conserver les observations de ses travaux. Mais d'un autre côté, ces abréviations ne seront pas appréciées des tribunaux et des juges.

Nous donnons ici une reproduction de notre livre-journal, dont la disposition nous permet de prendre une observation très rapidement et avec tous les détails nécessaires.

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Légende du LIVEE- JOURNAL

Les arcades dentaires sont vii-tuellement divisées en 4 quartiers. Les dents permanentes sont désignées par les chiffres arabes de 1 à 8 en partant des incisives :

Les dents temporaires sont désignées par des chiffres romains de I à V

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