q, ce cercle indique la coupe verticale de la
56/4 L'ART matrice, dont on a enlevé le côté droit pour faire voir l'attitude de l'enfant.
La situation de la tête, telle qu’elle est représentée sur cette planche, est la meilleure de toutes celles qu’elle puisse prendre à l'égard du détroit supérieur, quand 1l se trouve un peu resserré de devant en arrière. Ce seroit dans cette direcuon qu'il faudroit la placer, si elle ne s'y présentoit pas naturellement, comme nous l'avons recommandé dans l'explication de la planche précédente; avec cetie différence encore cependant que l’occiput réponde un peu plus à la cavité cotyloïde gauche. Après l'avoirentrainée dans le fond du bassin selon cette position, on la fait rouler de manière à ramener l'occiput sous le pubis. (oyez le $. 1813, pour achever de l'extraire ainsi qu'il
est dit au S. 1702.) Explication de la douzième Planche.
Cette figure représente un autre bassin bien conformé, dont on a enlevé la partie antérieure pour faire voir l’une des positions transversales de la face, et jeter plus de jour sur ce que nous avons dit du mécanisme de cette espèce d’accouchemens. a, a, poruon des fosses iliaques.
b, b, portion de la crête des os des îles.
c, e, épines supérieures et antérieures des os des îles.
d, d, les tubérosités ischiatiques.
e,e, les cavités cotyloïdes.
LE
f, f, épaisseur des os ischium sciés verticalement au-devant de leur tubérosité.
g, g, le corps des os pubis sciés au-devant des cavités cotyloides.
h, h, h, cercle représentant la coupe verticale de la matrice dont on a enlevé la partie antérieure, afin de mettre l'enfant à découvert.
i, le menton de l'enfant.
#, l'extrémité postérieure de la tête.
1, 1,1, le levier appliqué le long du sommet de la tête, et dont l'extrémité porte au-delà de la fontanelle postérieure.
m, la partie latérale gauche et inférieure du bassin.
n, portion de la partie latérale droite de la cavité utérine. L'on verra ci-après l’usage de ce caractére.
o, la main gauche.
p, q, le doigt index et celui du milieu placés sur les côtés du nez, et appuyés sur la mächoire supérieure.
R, la main droite embrassant l'extrémité du levier. Nous avons préféré cette position de la face aux
trois autres, parce que c’est celle qui se présente
le plus souvent. Quand on ne peut redresser la tête aussi fortement engagée, et la ramener à sa situation naturelle, en y procédant comme nous l'avons recommandé au $. 1555, on applique le levier tel qu'il est ici représenté, pour entraîner l'occiput marqué par la lettre K, jusqu'au point du bassin indiqué par la lettre 77, tandis que des deux doigts p, q, on repousse le menton à, jusquà la leure N, (Voyez $. 1854 et suivans.)
| Nu 3
C’est le même but qu’on doit se proposer dans les trois autres positions de la face, dont nous avons parlé dans le corps de cet Ouvrage. Le levier, lorsque les circonstances en requiérent
l'usage, doit être appliqué, relativement à la tête,
de la manière dont on le voit sur cette figure, mais différemment à l'égard du bassin , puisqu'il doit être placé tantôt sous le pubis , et tantôt audevant du sacrum, ou sur l’un des côtés. (Voyez
S. 1842, 1847, 1854 et 1856.) Explication de La treizième Planche.
Cette figure représente la même coupe verticale
du bassin que les autres, et est réduite de même. Le corps de l’enfant en est entièrement dégagé, et
la tête embrassée par le forceps, s’y trouve retenue
au détroit supérieur, de manière que l’occiput est sur le pubis, et le bas du front contre la saillie du sacrum.
æ, &, les dernières vertébres lombaires.
b, b, b, b, b, les fausses vertébres du sacrum.
c, c, c, le coccix. |
d, d, le canal des dernières veriébres lombaires et du sacrum.
e, e, poruon aplatie de la face antérieure du sacrum,
f, hgament sacro-ischiatique gauche.
Lo Lo &> > > tubercules épineux des vertébres désignées. :
h, facette carulagineuse et ligamenteuse du pubis gauche, faisant partie de la symphyse.
i, le mont de Venus.
k, k, k, k, cercle représentant la coupe verticale de la matrice, dont on a enlevé le côté droit pour faire voir la tête et l'instrument.
1, L, portion du placenta attaché à la partie supérièure et antérieure de la matrice.
m, m, m, la branche femelle du forceps appliquée sur le côté gauche de la tête qui répond au côté droit du bassin.
n, n, la branche mâle du forceps, appliquée sur le côté gauche du bassin et le côté droit de la tête.
o, portion du petit ligament sacro-ischiatique gauche.
P, poruon de l'os des îles gauches, le reste étant caché par la tête.
g, point où l’on doit abaisser l'extrémité du forceps, en entraînant la tête dans l’excavation du bassin.
R , point d’élévation où l’on doit tenir l'extrémité du forceps, quand la tête occupe le fond du bassin, et aprés avoir replacé la face en dessous, comme il est indiqué aux $. 1874 et 1875.
Le rapport des dimensions de la tête de l'enfant avec celles d'un bassin bien conformé, est tel, qu'elle pourroit traverser le détroit dans la direcuon où elle est ; mais elle subiroit des frottemens plus considérables qu'en passant dans une situation transversale; ce qui paroîtra bien suflisant pour nous déterminer à la placer ainsi. Cette précantion est des plus importantes, quand le détroit supérieur se trouve un peu resserré de devant
Nn 4
568 ÉART
en arriére, et 1l ne faut\pas manquer alors de donner à la tête une situation transversale avant de faire le moindre effort pour l’entraîner. (Voyez $: 1879.) On abaisse l'extrémité de l’instrument vers le point q, autant que le permettent les parues extérieures de la femme, en même temps qu'on place ainsi la tête, et on continue de le faire à mesure qu’elle descend , en l'inclinant en même temps vers le dessous de la cuisse gauche. Quand la plus grande épaisseur de la tête à traversé le détroit dont il s’agit, on commence à relever cette même extrémité du forceps vers le point À, en lui faisant décrire une ligne courbe, dont la convexité regarde la cuisse gauche de la femme, et en roulant la tête de nouveau pour remettre la face en dessous , et continuer de la dégager comme il est dit au $. 1874.
Explication de la quatorzième Planche.
Cette planche représente encore une coupe.verucale du bassin ; mais on a supposé qu'il n’avoit dans son entrée que trois pouces six lignes de petit diamètre. La base du crâne y est engagée dans une direcuon transversale, l'occiput étant tourné vers le côté gauche, et la face du côté droit; de sorte que la plus grande épaisseur de la tête est encore au-dessus du détroit.
a, a, les deux dernières vertèbres lombaires. b,b,b, b, b, les cinq fausses vertèbres du sacrum. c, C, c, les trois pièces du coceix.
d, d, le canal des vertèbres indiquées.
e,; e, e, e, les apophyses épineuses des mêmes vertèbres. |
f, f, poruon de la face antérieure du sacrum.
8, ligament sacro-ischiatique gauche.
h, facetie cartilagineuse et ligamenteuse du pubis gauche, faisant partie de la symphyse.
:, le mont de Vénus. |
À, À, À, À, cercle qui indique la coupe verticale de la matrice, danslemémesens que celle du bassin.
!, 1, poruon du placenta attaché au fond de la matrice. |
m,m, m, la branche femelle du forceps, appliquée sur le côté gauche de la tête de l'enfant, et au-dessous de la symphyse du pubis.
n,n,n, la branche mâle du forceps, appliquée sur le côté droit de la tête et au-devant du sacrum : la position de cet instrument est telle, qu'on ne voit que le bord postérieur de chacune de ses branches, et la face externe de l'une de ses jumelles.
o , ligne ponctuée selon laquelle on doit tirer sur linstrument pour entraîner la tête dans le fond du bassin.
p, point d'élévation où l’on doit tenir l'extrémité du forceps, quand la tête occupe le fond dun bassin , et après avoir tourné la face vers la courbure du sacrum. En relevant ainsi cette parue de l'instrument, on lui fait décrire une ligne courbe telle qu’elle est indiquée à la fin de l'explication de la treizième planche.
Les cuillers du forceps sont placées selon les
principes ctablis aux $. 1885 et 1884. On re-
b7o L'ART
marque également sur cette planche comment le corps de l'enfant doit être incliné vers la cuisse gauche de la femme pendant lintroducuon de l'instrument, et le temps où l’on entraine la tête jusque dans l’excavation.
Explication de la quinzième Planche.
Cette planche représente un bassin mal conformé, dont le petit diamètre du détroit supérieur n’a que deux pouces sept lignes. La figure de ce détroit y est triple : la premnère le représente dans son état naturel; la seconde, les os pubis écartés de dix-huit lignes; et la troisième, avec un écartement de deux pouces et demi, pour exprimer à l'œil le moins attentif le produit d'am pliauon que peut donner la secuon de Îa symphyse sur un pareil bassin, aux degrés d’écartement indiqués.
F igure première.
a, a, les deux dernières vertèbres lombaires.
b, b, b, b, les apophyses transverses de ces mêmes vertébres.
c, c, ligamens qui vont des apophyses transverses de la dernière de ces vertébres à la partie moyenne et postérieure de la lèvre interne de la crête de l'os des îles.
d, d, autres ligamens qui descendent de ces mêmes apophyses à la partie supérieure des symphyses sacro-ilaques.
e, la saillie du sacrum.
f, f, les parties latérales de la base du sacrum.
g, g, portion des os ihium : le reste de ces mêmes
DES ACCOUCHEMENS. bri
os étant caché par la seconde et la troisième figure,
k, h, le corps des os pubis.
1, 1, l'angle des os pubis.
k, k, les os ischium.
L, 1, les branches des os ischium et pubis.
mn , Tate des os pubis, qui se voit sur le devant du bassin.
n, n, les trous ovalaires, masqués par les os pubis de la seconde et troisième figure.
A, la symphyse des os pubis, vue en raccourci.
B, B, les symphyses sacro-iliaques.
Figure IT.
0, 0, portion des os ilium.
p, P, le corps des os pubis.
q» q» l'angle des os pubis.
r, r, facettes articulaires des os pubis, vues en raccourci.
s, s, les os ischium : ils paroissent derrière les trous ovalaires de la troisième figure,
1 J, très-peute portion des branches des os pubis.
1, t, facettes articulaires des os des îles, corres-
pondantes ! à de semblables qui se remarquent sur les côtés du sacrum.
Figure ITT.
u, u, les os ilium.
v, v, la crête de ces mêmes os.
Œ, Æ, 4 angle que forme la lèvre interne de cette crête, de la parue moyenne et postérieure de sa ‘longueur.
y, 7, les épines supérieures et antérieures des os des îles.
z, z, les épines antérieures et inférieures des mêmes 05.
&, &, facettes articulaires des os des îles, faisant partie des symphyses sacro-1liaques.
N° 7,1, les os pubis.
2, 2, l'angle des os pubis.
3, 3, les facettes articulaires des os pubis vues en raccourcl.
4, 4, les os ischium.
4, 5, les branches réunies des os ischium et pubis.
6, 6, les cavités cotyloides.
Les lignes pleines indiquent la largeur naturelle de ce bassin dans les différentes directions où elles sont traces, et leurs extrémités ponctuées , l’'ampliation que le détroit supérieur reçoit dans ces mêmes directions au terme de dix-huit et de trente lignes d'écartement entre les os pubis.
Ligne TI, diamètre antéro-postérieur du détroit supérieur, ou distance du pubis à la saillie du sacrum; deux pouces sept lignes.
IT, diamètre transversal du détroit supérieur, considéré dans le lieu le plus étendu; quatre pouces sept lignes.
III, diametre oblique du détroit supérieur, qui s'étend du point de ce détroit correspondant au bord antérieur de la cavité cotyloïde gauche, à la jonction sacro-iliaque droite ; trois pouces onze lignes.
IF, autre diamètre oblique qui s'étend du point
DES ACCOUCHEMENS. 573 du même détroit qui répond au bord antérieur de la cavité cotyloïde droite à la symphyse sacro-iliaque gauche; quatre pouces.
En donnant la moindre attention au rapport de ces dimensions avec celles que la tête d'un fœtus de volume ordinaire présente dans leur direction au moment de l’accouchement, on voit qu'elles sont très-favorables; excepté la première, qui est, à la rigueur, de onze lignes trop courte, puisqu'elle n’a que trente-une lignes d’étendue, le diamètre transversal de la tête étant communément de quarante-deux. Ce seroit uniquement dans cette dernière direction, et de l’étendue de onze lignes, qu'il faudroit augmenter la capacité d'un pareil bassin, pour favoriser l'accouchement. Comme la plupart de ceux qui ont pratiqué cette nouvelle opération n’ont obtenu que dix-huit lignes ou environ d’écartement entre les os pubis, nous l'avons fixé à ce terme sur la seconde figure.
Dans un écartement de cette espèce et sur un bassin parfaitement semblable à celui qui est ici représenté , l’angle de chaque os pubis s'éloigne du centre de la saillie du sacrum de trois lignes ou à peu prés au-delà de ce qu'il en étoit distant naturellement. (Foyez lignes F et FL.) Le diamètre antéro-postérieur ne recoit que le même accroissement, si on le considère prolongé jusqu'au milieu de la ligne ponctuée ZX, qui trace la profondeur à laquelle on pourroit présumer que s’engage la convexité latérale de la tête. L'un et l’autre diamètre oblique s’augmentent de cinq lignes en devant, et d'environ deux lignes et demie en
74 L'ART ; arrière; et le diamètre transversal, de sept ligness ou à peu pres. .
Il est évident qu'un écartement de dix-huit lignes sur un pareil bassin, ne peut faire cesser la disproportion qui existe entre le petit diamètre du détroit supérieur et le peut diamètre de la tête de l'enfant, puisque le premier ne s'en trouve augmenté que de trois lignes, considéré sous le point de vue le plus avantageux. L’ampliation que les autres diamètres reçoivent d'un semblable écartement, est absolument inutile, ces diamètres étant naturellement assez grands.
En supposant que les os pubis parcourent un chemin égal, en s’écartant de deux pouces et demi, l'angle de chacun d’eux ne s’éloignera du centre de la saillie du sacram, que de six lignes au-delà de ce qu'il en étoit distant auparavant ; ce qui ne donne encore que six lignes d’accroissement entre ces deux points. (Foyez lignes VII et VIII.) Le peut diamètre de l'entrée de ce bassin ne s’en accroît pas de beaucoup plus, en le considérant jusqu'au milieu de la ligne ponctuée X, X, qui trace les hornes au-delà desquelles la convexité de la tête ne sauroit s'engager entre les os pubis, quand le bassin seroit dégarni de toutes ses parties molles : ce qui n’a pas lieu dans le cas de la secuon du pubis, puisque le col de la vessie, le canal de l'urètre, leur ussu cellulaire, le demi-cercle anterieur de l’orifice de Ja matrice , et la partie antérieure du vagin , se présentent à cet écartement et au-devant de la tête de l'enfant. Le diamètre transversal , au terme de l’écartement indiqué, sang mente d'environ treize hignes, et chaque diametre
DES ACCOUCHEMENS. 5575 oblique, tant en devant qu’en arritre, de quatorze lignes ou à peu prés : accroissement superflu , puisque ces diamètres, sur Je bassin assigné, ont toute la longueur requise pour l'accouchement.
L’extrémité postérieure des deux diamètres obliques, qui,est ponctuée et marquée par les chiffres XI et XII, indique l’écartement qu’on doit craindre vers les symphyses sacro-iliaques, en éloignant les os pubis de deux pouces et demi. C'est à peu prés à ce degré que nous avons observé qu'elles étoient entr'ouvertes dans la plupart de nos expériences , puisque nous y avons introduit librement le bout du doigt, et même du pouce.
En admettant que la convexité de l’un des côtés de Ja tête de l'enfant puisse s’engager entre les os pubis écartés de deux pouces et demi, jusqu’au milieu de la ligne ponctuée X, X, tracée sur cette convexité même, 1l est évident que cet écartement ne peut procurer le rapport de dimensions nécessaire à la facilité de l’accouchement, lorsque le bassin n'a primitivement que deux pouces six à sept lignes de petit diamètre : d’où il suit que la symphyse du pubis, en supposant qu'on puisse obtenir cet écartement de deux pouces et demi sur Ja femme vivante, sans l'exposer à de fâcheux accidens, ne conviendroit pas dans le cas d’un bassin semblable à celui qui est représenté sur cette quinzième planche.
Lxplication de la seizième Planche.
Cette planche représente un bassin qui n’a que quatorze à quinze lignes de petit-diamètre dans son entrée, et quatre pouces dix lignes dans sa
plus grande largeur. La forme du détroit supérieur y est triple comme sur la précédente. La premiére figure le représente tel qu'il est naturellement ; a seconde, les os pubis étant écartés de deux pouces et demi, et la troisième, de trois pouces. Ces deux degrés d’écartement sont ceux que M. le Roy dit avoir constamment obtenus, et qu’on peut obtenir sans inconvéniens.+
F igure première.
a, a, a, les trois dernières vertébres lombaires.
b, la saillie que forme l'union de la dernière de ces vertèbres avec la base du sacrum.
ce, c, les côtés de la base du sacrum.
d 4: d, les apophyses transverses du côte droit des venébrés assignées.
e, e, hgament qui s ‘étend de la première de ces apophyses, à l’angle que fait la lèvre interne
de la crête de l'os des îles vers la partie moyenne
et postérieure.
f, f autre ligament qui descend de cette apophyse à la saetie supérieure de la symphyse sacroilaque.
48 4 g, g, porüon des os ilium.
h, h, le corps des os pubis.
DR l'angle des os pubis.
k, à tes os ischium.
L, L, les Da De die os ischiim et pubis. »
m, Tafcade des os pubis.
n,n, les trous ovalaires.
À, la symphyse des os pubis.
8, B, les symphyses sacroliaques.
Figure IT.
A DES ACCOUCHEMENS, 597 { s Figure IT.
LU
o, 0, 0, o, portion des os ilium.
p, p, le corps des os pubis.
g; q; l'angle des os pubis écartés de deux pouces et et
r, r, facette cartilagineuse des os pubis vue en raccourêtl.
s, s, les branches des os ischium et pubis.
LS facettes articulaires des os ilium, qui font ‘parue des symphyses sacro-iliaques.
A Figure LIL.
4, t, les os ilium.
u,u, la crête de ces mêmes os.
y, v, les épines supérieures et antérieures des os {| des îles.
1x, x, les épines antérieures et inférieures des mêmes 05, , y, les épines antérieures et inférieures des os des îles de la seconde figure. | z, z, les facettes articulaires des os des îles, fai un parte des symphyses sacro-1liaques.
&, &, le corps des os pubis.
No 1, 1, l'angle des os pubis, 2, 2, la facette articulaire de chaque os pubis vue en raccourci.
3, 3, les branches réunies des os ire et ischium vues en raceourci.
4, 4, les os ischium.
'ome IT. Oo
5, Ÿ, les trous ovalaires, derriére lesquels on voit une poruon des os ischium de la seconde figure.
6, 6, les cavités cotyloïdes.
Le lignes indiquent les différens degrés de largeur du détroit supérieur, dans la direction où elles sont Wracées ; et leurs extrémités ponctuées, l'ampliation qu'on doit attendre d'un écartement de deux pouces et demi, et de celui de trois pouces.
Ligne T , diamètre antéro-postérieur, ou petit diamètre du détroit supérieur; un pouce deux à trois lignes.
1T, largeur transversale du même détroit : cette ligne, qui a quatre pouces dix lignes d’étendue, passe au-dessous de la saillie du sacrum.
IIT , distance de la partie moyenne et latérale gauche de la saillie du sacrum , au point de la
marge du bassin qui répond au bord antérieur
e la cavité cotyloïde de ce côté; un pouce.
, distance de la partie moyenne et latérale Re de la saillie du sacrum, au point de la inarge qui répond au bord antérieur de la cavité cotyloide de ce côté; un pouce huit lignes.
Le rapport de ces dimensions avec aisé de la tête d’un enfant de volume ordinaire, est tel que le peut diamètre de celle-e1, oujours supposé de trois pouces et demi, surpasse de vingt-sept à vingthuit lignes le petit diamètre de l'entrée d’un pareil bassin. Ce bassin seroit assez large dans la direction de la ligne II, IE. |
En éloignant les os pubis de deux pouces et demi, on augmente la largeur de l'entrée du bassin d'environ trois quarts de pouce dans Ja direction de la ligne IT, IT : de la même étendue, ou à peu près dans la direction de la ligne ZIT, et de six lignes seulement dans celle de la ligne IF. L’ angle de chaque os pubis marqué par la lettre q, s’éloigne du centre de la saillie du sacrum , de neuf à dix lignes au-delà de ce qu'il en éton distant avant Pécartement des os : l'entrée du bassin s'accroît de la même étendue dans la direction de la ligne 7, et d’un demi-pouce seulement selon le trajet de la
digne VI. Le petit diamètre , ou la ligne e I, pro- Jon gé jusqu ’au milieu de la Egne ponctuée IX. IX, qui marque la profondeur à laquelle la convexité de la tête de l'enfant pourroit s'engager entre les os pubis écartés de deux pouces et demi, si le bassin étoit dépouillé de toutes ses parties molles; ce diamètre, dis-je, ne s’augmente alors que de sept lignes ; d’où l'on voit qu'il se trouve encore d’un pouce et demi au moins plus court que le peut diamètre de la tête d’un enfant de grosseur ordinaire.
L2 secuon du pubis seroit donc infructueuse sur an pareil bassin, si elle ne pouvoit procurer que deux pouces et demi d’écartement; ce qui paroït déjà exorbitant. À plus forte raison seroit-elle sans succés, si l’on ne pouvoit éloigner les os pubis que de dix- Pat hgnes, comme il est arrivé le plus souvent ; puisqu'elle ne rétablhiroit pas encore le rapport nécessaire à l’accouchement, quand on pourroit faire tourner cet écartement en entier
Oo 2
580 L'ART à l'avantage du petit diamètre du détroit supérieur.
Voyons si un écartement de trois pouces pourra procurer ce rapport.
En éloignant les os pubis de trois pouces, on augmente la largeur du bassin, de douze à treize lignes dans la direction de la ligne 17, II; de dix lignes au plus selon le trajet de la ligne II; de sept selon la ligne ZF; d'environ un pouce suivant * la hgne F'; et de sept lignes selon la direction de la ligne FT; l'angle de chaque os pubis s'éloigne d'un pouce du centre de la saillie du sacrum , au-delà de ce qu'il en étoit distant avant l’écartement des os : ce qui augmente l'ouverture du bassin de l'étendue d'un pouce oa à peu près dans fa direction de la ligne VIT, et d’un demi-pouee seulement selon la ligne F LIT. Le diamèire aniéro-postérieur de l’entrée de ce bassin , considéré jusqu'au milieu de la hgne ponctuée X, X, qui marque la plus grande profondeur à laquelle la tête de l'enfant pourroit s'engager entre les os pubis écartés de trois pouces ; si le bassin étoit dégarni des parties molles, ne s'accroît que de dix lignes ou environ : ce qui ne sauroit encore faire cesser la disproportion qui existoit, avant Ja section du pubis, entre ce diamètre et l'épaisseur de la tête de l'enfant, qui doit passer dans cette direction. D'où 1l faut conclure que cette opérauon seroit également sans succès, si le bassin se trouvoit aussi difforme que celui que nous avons fait dessiner.
Les lignes ponciuées A7 et XII, indiquent
l'écartement qu'on doit craindre du côté des symphyses sacro-1liaques, en éloignant les os pubis de trois pouces.
Les deux autres lignes ponctuées, marquées par cs caractères ZX, IX, et X, X, indiquent de combien la tête de l'enfant peut sengager entre les os pubis écartés aux deux degrés assignés :
elles ont été tracées sur la convexité même sa la tête appliquée derrière les os pubis dans un bassin décharné. |
Malgré le soin que nous avons donné à la perose de ces planches, nous pensons bien que les partisans de la section du pubis y trouveront beaucoup de défauts, et auront beaucoup d’objections à faire à ce sujet : nous les attendrons pour y répondre ; et quel qu en soit le succes, l’art n'y perdra rien, et la société y gagnera.
Fig sure pr emière.
Coupe de la parue antérieure du bassin de la femme opérée par M. de Mathiis, indiquée au &. 2003. La ligne qui traverse la branche descendante du pubis droit, désigne la section dont il a été fait mention au même paragraphe; etles deux points blancs qui sont au-dessus, les deux fragmens de Ja lame du scalpel, qui se remarquent encore sur la pièce même.
Figure IT.
Coupe de la parte antérieure du bassin de Ja femme opérée par M. Alphonse le Roy, indi-
quée au . 2086. La ligne blanche dénote le heu où la section a été faite sur le pubis gauche. |