VISITES ET ÉTUDES PRÉPARATOIRES
Le plan du terrain, neuf ou rectifié, est préparé, les courbes de niveau y ont été ajoutées, ou tout au moins un nombre de cotes suffisant pour préciser l'altitude des principaux points.
Le moment est venu de parcourir le terrain en compagnie du propriétaire, s'il s'agit d'une propriété privée, ou des administrateurs, si c'est un parc public qu'il faut créer. Il importe que cette première visite soit faite méthodiquement. On me permettra d'indiquer, à ce propos, le mode de procéder qui me réussit. Je ne prétends point que mes confrères n'en puissent trouver de meilleur, mais je crois que l'ordre, la méthode, dans cette promenade préparatoire, sont de puissants moyens de succès.
Il importe de connaître d'abord l'idée générale du propriétaire, s'il désire transformer en parc tout ou partie de sa propriété : ses goûts, ses habitudes de famille, les ressources financières consacrées aux travaux, etc. Si aucune de ces conditions n'est déterminée d'avance, c'est le fait de l'architecte-paysagiste d'apporter à son client une aide discrète, même dans ces questions délicates, mais il ne le pourra qu'après une inspection détaillée du lieu et une consciencieuse étude de la question sous toutes ses faces.
Ces points préliminaires établis, je conseille de jeter un coup d'œil général du centre principal de la propriété, c'est-à-dire presque toujours de l'habitation ou de son emplacement présumé. On pourra de là fixer les limites dans lesquelles le parc sera circonscrit et les indiquer sur le plan, par des croix au crayon rouge placées sur les points qu'il est facile d'identifier de loin avec les repères du dessin préparé.
De ce centre, on marquera également sur le plan la direction des vues sur les objets principaux du paysage, agréables au regard et qui doivent être conservés. Cette opération se fait en remarquant un point intermédiaire dans la direction de la vue observée, et faisant passer par ce point une droite imaginaire, partant de l'observateur.
Alors seulement on pourra commencer la promenade circulaire, que je considère comme indispensable d'effectuer avec le propriétaire, recevant ses indications, l'écoutant attentivement, provoquant ses explications, sans exprimer encore d'opinion et se bornant à prendre des notes. En fixant le périmètre du parc et rapportant tout ce qu'on pourra au point central, c'està-dire à l'habitation vers laquelle doivent converger les plus belles perspcc-
Ld. André. 15
tivcs, on se pénétrera de tous les aspects intérieurs du parc futur et l'on pourra juger en pleine connaissance de cause. C'est ainsi qu'on devra s'enquérir de la possibilité éventuelle de réédifier des bâtiments de ferme en mauvais état en leur donnant une forme pittoresque, de transformer quelque marécage en lac ou en ruisseau, de détourner un bras de rivière ou d'y faire des prises d'eau, de boiser des terrains d'un aspect dénudé, de modifier des limites, de supprimer des servitudes, enfm d'acheter ou d'échanger des parcelles de terre formant enclave et susceptibles de détruire ou d'empêcher des effets paysagers.
Toutefois, je dois faire une réserve expresse à propos de cette dernière question. Toutes les fois qu'il n'y aura pas nécessité absolue, j'engage les propriétaires et les architectes-paysagistes à ne pas attacher une grande importance à ces additions de parcelles. Il y a presque toujours avantage à se renfermer dans une situation donnée. C'est le mérite de l'artiste et la meilleure preuve de son talent de tourner l'obstacle et de le faire servir à l'embellissement général, au lieu de le supprimer. Ces acquisitions de terrain ne s'effectuent d'ordinaire qu'à des prix exagérés, les vendeurs étant d'autant plus enclins à exagérer leurs prétentions qu'ils se sentent appuyés par les conseils de l'architecte. En sachant attendre, en combinant les travaux de manière à ne pas paraître s'occuper de l'objet gênant, on voit souvent les prétentions diminuer et les récalcitrants offrir eux-mêmes à bon compte ce qu'on n'aurait pu obtenir auparavant qu'à un taux exagéré.
A la suite de cette tournée préparatoire, l'architecte doit demander à revoir seul le terrain. C'est alors que son travail de composition va s'élaborer. Il ne doit pas quitter la propriété sans que l'idée d'ensemble qui présidera aux embellissements ne soit dégagée nette et claire dans son esprit. Placé au point central avant de reprendre la promenade, il saisira d'un coup d'œil la masse du paysage qui se déroule sous ses yeux et cherchera les modifications qu'il sera possible de lui faire subir. Cette conception première sera soumise ensuite à l'étude de détail.
L'examen portera d'abord sur les points que j'ai signalés sous le titre de « Choix d'un site » et qui sont détaillés page 160 et suivantes sous les titres de « Paysage environnant, Altitude et facihté d'accès, Climat et orientation. Forme et nature du sol. Abris, arbres et vues. Eaux, Constructions, Ornements pittoresques. Ressources financières ».
Après avoir mûrement pesé ces conditions, on devra considérer plusieurs autres points importants :
1" L'objet des travaux;
2^ Le style applicable;
3° Les ressources naturelles ;
II" Les moyens d'exécution locaux.
L'obj'cl des tra vaux s'entend de leur rapport avec le résultat à atteindre, c'est-à-dire que, dans une propriété à embeUir ou à créer, une partie des
EXAMEN DU TERRAIN. — LEVER DU PLAN
travaux dominera toutes les autres. Il s'agira, soit d'une surface maigre et déboisée à planter ne grand en considérant le nombre d'années nécessaires à l'obtention de l'effet cherché, soit de la création d'un lac qui absorbera toutes les sources voisines et entraînera l'assainissement de la propriété, soit d'un parc agricole à étabUr dans les conditions que j'ai déjà signalées, ou de cultures industrielles qui n'excluront pas le point de vue ornemental.
Le siyle applicable doit être fixé au plus tôt. On saura tout de suite si le site comporte un parc symétrique, cas très-rare et le plus souvent restreint à des résidences princières ou aux parcs publics, ou bien s'il faut employer l'un des trois genres de parc ou jardin paysager indiqués page 136.
Les: ressources luihtrclles qu'offre le pays sont à étudier soigneusement. N'entreprenez pas de travaux sans que ce point soit éclairci. L'abondance des matériaux de construction, la possibihté de consacrer une exploitation minière, une carrière de pierre ou de plâtre à des effets pittoresques, de conserver à un moulin son effet utile en le rendant ornemental, d'augmenter la surface des eaux et leur beauté, l'aménagement des bois mis en accord avec la nécessité de respecter les beaux arbres, etc., seront examinés avant de dresser le plan et influeront notablement sur le parti à prendre.
Les moyens d' créent ion locaux ne sont guère moins intéressants. L'architecte doit se renseigner sur le prix ordinaire des salaires dans la contrée afin d'être à même de dresser son devis avec exactitude. Il doit s'enquérir de la possibilité de trouver des entrepreneurs experts dans la conduite des terrassements, de l'abondance des ressources industrielles et agricoles du pays, des transports, de la proximité des pépiniéristes, etc.
C'est seulement après avoir satisfait à ces diverses exigences qu'il sera en état d'exprimer sa manière de voir, prêt à dresser son projet et armé pour le défendre. Alors, la promenade dont j'ai parlé lui sera extrêmement utile. Seul ou accompagné d'un garde, d'un hômme du pays qui puisse le renseigner sur des détails locaux, il notera au passage tout ce qui attirera son attention, écrivant sur un carnet les indications circonstanciées qu'il répétera sur un numéro du plan, et surtout inscrivant sur ce plan même la majeure partie de ses observations. Repton avait imaginé pour cela des carnets d'une nature particulière, que j'ai signalés plus haut et qu'il nommait red books (livres rouges). Il ne se contentait pas d'y inscrire des notes ; il y dessinait des coins de paysages avec leur perspective et sur la page en regard il esquissait la scène comme il la voyait embellie par son imagination. Il est évident que de pareilles indications seront de la plus grande valeur, toutes les fois que l'artiste se sentira assez de talent pour les aborder avec succès (voy. pl. I).
Pour éviter la confusion, quand le plan n'a pas été fait à une grande échelle, on peut adopter un certain nombre de signes conventionnels qui suffiront dans la plupart des cas et qu'il sera toujours facile de rapporter
au carnet s'ils tenaient trop de place. Ces signes, lorsqu'on a pris l'habitude de s'en servir, constituent un langage facile à entendre. Il va de soi qu'on peut les choisir à sa guise et que chacun imaginera la clef qui lui convient. Voici celle dont je me sers habituellement, et qui me permet de grouper beaucoup de renseignements sur un petit espace :
A, B, bâtiments principaux conservés.
A' B', construclions accessoires.
«, ornements divers.
W////M^ Constructions supprimées.
Constructions neuves.
@ ^ o Arbres conservés.
0 Arbres à supprimer.
^ 5* Arbres résineux conserves.
^ il Arbres résineux à supprimer.
•^^^^^ Bord des massifs.
des massifs à supprimer.
Voies de conuiuinication bouchées.
.... Saut de loup.
., Direction des cours d eau.
@ Hauteur des courbes de niveau en mètres.
-~.'r.*I!l'^-" Piquets du bord rectifié des eaux.
^ Ponts.
Rochers.
I Passage d'une ailée à travers une clôture.
^ ..... Terrain à remblayer.
^ Terrain à déblayer.
... . Centre des entrées rectifiées.
@ Courbes de niveau.
Lignes de vue.
Axe des allées projetées.
Au" moyen de ce langage figuré, on pourra noter sur le plan tous les détails du terrain et du pays et rassembler les matériaux qui faciliteront le travail de cabinet.
Essayons une application de cet exemple au moyen du plan ci-joint, qui indique la marche que j'ai suivie dans la transformation de la propriété de Villiers (fig. 59). Cet exercice familiarisera le lecteur avec l'intelligence des plans dont les lignes sont souvent des hiéroglyphes pour celui qui n'a pas été initié à cette étude.
Le plan de la propriété a été d'abord levé avec soin et reporté sur le papier à l'échelle de 1 millimètre pour mètre {u,„„) '• On y a ajouté les courbes de niveau de mètre en mètre, en indiquant leur altitude au-dessus
1. Le plan ci-joint, réduit pour le format du livre, est cinq fois plus petit que cette échelle.
EXAMEN DU TERRAIN. — LEVER DU PLAN. 229 du niveau de la surface des eaux du bassin U. Ces altitudes ont été mar-
lf 20 *0 60 ÔO /OO*
Fig. 59. — Emploi des signes conventionnels pour l'étude d'un plan.
quées par des chiffres enfermés dans de petits cercles que traverse la courbe de niveau ou placés à ses deux extrémités.
Les constructions existantes ont été figurées par des rectangles avec hachures, les haies par des zigzags bordant les clôtures des champs, les eaux par des lignes sinueuses, le bord des bois par des courbes en festons, les arbres isolés par de petits cercles dentelés, les résineux par des étoiles. Les vues principales ont été marquées par des droites sectionnées; les quatre poins cardinaux ont été rapportés avec soin. Munis de ces documents, et la place du centre de l'habitation étant définitivement choisie, puisqu'il ne s'agit que d'une restauration d'anciens bâtiments, nous commencerons l'examen du terrain par le point oii se placera l'entrée principale du parc. Elle sera située à l'est, au point N, sur la route de Villeneuve, communication la plus habituelle avec la station du chemin de fer. Cette entrée devra remplacer l'ouverture de l'ancien chemin G et de ses ramifications, qui desservaient les divers bâtiments d'exploitation et qui feraient double emploi avec les nouvelles allées du parc. Les branches G a, G G d, qui conduisaient par une montée rapide à un observatoire R, doivent être supprimées comme très-incommodes, ainsi que les arbres en bordure, qui rappelleraient les lignes droites. Ces voies seront avantageusement remplacées par une courbe douce partant du point N, centre de l'entrée rectifiée, laissant sur sa droite le pavillon du garde-concierge N', et suivant à une distance presque égale le ruisseau qui serpente au fond de la vallée et qui sera étendu et varié en M, L et K. A la rencontre de la branche G' de l'ancien chemin on conservera cette section de communication nécessaire avec les prés, et qui passera, par une courbe douce, sur un pont dont on augmentera l'élégance. A partir de ce point, l'étude du terrain indique que l'exhaussement naturel du sol exige un léger déblai en X, pour que la trèsfaible pente entre l'entrée et l'habitation soit uniforme. Près de là on aperçoit la métairie C, en mauvais état, et dont nous indiquerons la suppression par le signe x .
En arrivant dans le jardin potager de l'ancienne habitation de maître, des X, placés à cheval sur les lignes de haies, signifient que celles-ci doivent disparaître. L'allée débouchera ainsi sur l'encoignure à l'est de la vieille maison, de manière à la montrer de trois quarts, c'est-à-dire sous l'aspect le plus avantageux.
Cette habitation A, qui deviendra la résidence d'une nombreuse famille, occupera spécialement notre attention. Elle se compose d'un bâtiment rectangulaire, ancienne grange d'aspect vulgaire, mais dont les murs et la charpente sont solides et peuvent recevoir toutes les modifications désirables. Nous enlèverons la partie A x et ajouterons en A' une aile entière pourvue d'une large véranda en terrasse, de vastes escaliers, et d'une tourelle qui contiendra les escahers de service et rehaussera, par son élégance, la silhouette un peu uniforme de la construction.
Devant l'habitation, au sud, deux anciennes bergeries BB seront conservées comme communs. Une annexe, en B', ajoutera des remises spa-
EXAMEN DU TERRAIN
LEVER DU PLAN
cieuses aux écuries voisines, et l'ensemble sera accompagné d'une cour de service à laquelle on accédera par une allée courbe, invisible du dehors. Entre ces deux grands bâtiments, entourés de massifs d'arbustes à feuilles persistantes, un terre-plein occupé par un bassin régulier indique tout naturellement l'emplacement d'un parterre qui sera inscrit entre les points ?•, .V, f, II, et formera sur le sol comme un prolongement architectural des lignes de l'édifice principal.
L'expansion nord de l'allée d'arrivée, tournant derrière l'habitation, se transformera en une autre voie passant par le sommet boisé II d'une colline occupée par les bâtiments de ferme F x, à supprimer comme inutiles. Cette allée coupera le ruisseau K en traversant les prés et permettra au regard de s'étendre en K', sur un lac formé par un agrandissement artificiel du petit cours d'eau. On notera, sur ce parcours, par quelques signes conventionnels, le déblai à effectuer pour obtenir un joli chemin creux, les points principaux où passera le cours d'eau modifié, les voies à supprimer, les haies JJ à abattre, les massifs à éclaircir ou à denteler, les arbres isolés à enlever.
Du perron principal de la maison, la vue s'étendra au sud, en passant au-dessus du parterre, sur une scène de jardin paysager qui doit être l'objet d'un soin particulier. Une grande pelouse, circonscrite par une allée de 5 mètres de largeur, conduisant à la seconde entrée principale qui donne sur la route du village de Villiers, sera occupée au centre par une pièce d'eau formée aux dépens d'une mare U alimentée naturellement par des sources. L'étude des courbes de niveau démontrera que, sans grands terrassements, on pourra obtenir une belle nappe d'eau dans cette dépression naturelle augmentée à propos. Le chemin G' qui passait auprès de cette mare sera supprimé et les constructions d'une métairie Ex, Ex seront abattues.
Au sud de la mare^ un verger, contenant des arbres fruitiers épuisés et qui devront disparaître en grande partie, forme un rectangle abcd dont les fossés de clôture seront comblés et où les terres provenant de l'agrandissement de la pièce d'eau fourniront les éléments d'une butte surmontée par un kiosque d' . Au bas de cette butte, des pierres placées en c et trouvées dans le sol sur place constitueront un rocher à demi enfoui dans la végétation et d'où les eaux paraîtront sourdre naturellement.
La clôture d d" du jardin qui deviendra le potager sera reculée et la superficie de cet enclos, réduite d'un cinquième environ, mesurera 5,500 mètres carrés, soit un demi-hectare, espace suffisant pour la consommation de légumes dans une maison de cette importance. Dans ce jardin, la maison D' sera convertie en une orangerie accompagnée de deux serres et dont la façade nord sera ornée de manière à s'accommoder avec le parterre D". La grange D x, devenue inutile, sera démolie.
De très-forts massifs boisés entoureront les communs B B' et la butte H
et donneront à la fois un ombrage épais et un abri contre les vents d'ouest.
Ainsi pourra être traitée toute la partie qui constitue les alentours immédiats de l'habitation principale.
Il restera encore à dessiner la partie la plus étendue du parc, qui occupe le côté sud-est, composée de champs, de vignes et de bois. La ramification partant de l'angle de l'habitation orné d'une tourelle s'infléchira brusquement à droite et contournera le plateau qui domine la plus large partie du paysage. Une butte légèrement augmentée par un remblai donnera de l'importance au point S, d'où trois vues se dirigeront, l'une sur les prés et sur un paysage lointain terminé par des ruines, l'autre sur un moulin à vent, la troisième sur des chaumières détachées delà lisière d'un bois. En T, un autre point de vue révélera, vers le sud, des rochers, des montagnes et un joli cottage ; puis l'allée de ceinture, traversant des vignes et des bois en supprimant les uns et rectifiant le bord des autres, conduira jusqu'au point Q où la butte naturelle deviendra le centre d'une autre série de vues rayonnantes.
De ce point, boisé avec art, la promenade, côtoyant la route de Villeneuve sans la laisser voir, tantôt sous bois, tantôt bordée par un saut de loup P dissimulé et ^reculant d'autant l'horizon, atteindra une légère éminence 0, plantée d'arbres à haute tige et formant le dernier ornement du parc avant de se terminer en N à l'entrée principale d'où nous sommes partis. Cette longue allée, large de k mètres, sera mise en communication, par une autre moins large, avec la portion de parc que nous avons vue se développer entre l'habitation et le jardin potager, et dont le parcours sera maintenu constamment ombragé.
Les portions découvertes du terrain seront semées en prairies de graminées; on proscrira la grande culture labourée, le niveau général étant peu élevé au-dessus du ruisseau et l'ensemble du terrain frais, fertile et propre à la formation des prés.
Les vues, indiquées par les lignes ponctuées de f à p, auront été dirigées avec soin et l'aspect paysager des scènes qui les terminent sera reproduit sur les marges du plan et sur le carnet. Je renvoie au planprojet chromolithographié (pl. I) pour juger de l'effet de cette disposition.
Telle est la marche que pourra suivre l'architecte-paysagiste pour dresser le croquis de son plan sur le lieu même des opérations. Les notes que j'ai indiquées, si elles sont prises exactement, suffiront à sa conception définitive. Il ne doit rien néghger de ce qui pourra lui donner une connaissance entière des circonstances locales. C'est ainsi que, aux études qui précèdent, il devra ajouter celles de la nature du terrain, du drainage naturel ou artificiel de la propriété, des productions agricoles ordinaires du pays, des essences végétales dominantes dans les bois, etc. En un mot, il devra réunir tous les renseignements sans épargner son temps ni sa peine ; cette
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attention sera bientôt récompensée. Toute besogne bien commencée, dit un adage latin, est à moitié faite \
Muni de cette récolte de précieux documents, pénétré des conseils de son client, l'ensemble du projet déjà arrêté dans son esprit, mais modifiable dans ses détails, l'artiste va procéder maintenant à deux opérations capitales, la confection définitive du plan et l'établissement du devis des travaux.