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I . Vil)urniim p\ rifoliuni

Les massifs IM sont consacrés à des rhododendrons, ainsi distribués en variétés choisies :

Caucasicum hybr. (2" rang).

Erica ou Andromeda (en bordure)

Rhododendron liybridum (milieu).

Autour de ces massifs, les végétaux isolés sont des espèces ligneuses au feuillage ornemental, telles que :

Acer macrophylluni.

Ailantus glandulosa (recépé annuellement). Aralia chinensis.

Idesia polycarpa.

Negundo fraxinifolium.

Negundo argenteum.

Paulownia imperialis (recépé annuellement). Riuis glabra laciniata.

Rhus Osbeckii.

En F, le massif se compose d'un groupe d'arbres à haute tige

Acer platanoides.

Elaeagnus angustifolia.

Negundo californicum.

Robinia pseudo-Acacia monophylla.

Robinia viscosa.

Sorbus veslita.

sous lesquels des touffes sont placées çà et là, isolées dans le gazon, et appartenant au

Ligustrum Stauntoni nanum (sinense).

Les deux groupes de grands arbres à haute tige Q sont exclusivement composés de deux espèces de marronniers, au robuste feuillage et à belles fleurs :

iEsculus rubiciinda.

I iEsculiis Hippocastanum.

Le groupe G est plus varié. Il se compose de grands hêtres au milieu et de quelques feuillages contrastants sur les bords :

Acer saccharinum.

Betula alba.

Fagus sylvatica.

Fraxiniis pubescens.

Gleditsciiia Triacanthos.

Pinus Cembra.

Populus nigra fastigiata.

Thuiopsis borealis.

Vers l'es-t, auprès des eaux, les groupes deviennent plus homogènes et se confondent peu à peu avec les peuphers et les saules des lointains. On a planté, à cet effet, autour de l'embarcadère q:

Alnus barbata.

Populus angulata.

— nivea.

Salix pentandra.

— daphnoides.

— dasyclados.

Auprès de l'ile g :

Popuhi? nionilifora. j Salix alba.

— ontariensis. ■ — pentancit-a.

Et, en 0, à la pointe de la presqu'île : Taxodium distichum (isolé).

Le groupe L, entourant le pont C, est varié par des :

Salix alba.

Alnus cordifolia.

Populus angulata.

L'ile est entièrement plantée de

Salix incaiia 'rosmarinifolial.

— babylonica (au-dessus du ruisseau]

Sur ces grands espaces, les arbres isolés, dont j'ai indiqué plus haut le mode de groupement, viennent confirmer nos préceptes. Clair-semés sur les pelouses (fig. 326), ils laissent la vue passer librement entre leurs tiges dans les parties basses des vallées; les silhouettes pleines des conifères et leur? formes buissonneuses sont réservées pour les pentes.

Poursuivons l'examen du plan (fig. 63). Deux buttes d'inégale hauteur, Y et 11. sont couvertes de roches à demi engagées dans le sol et ont reçu, suivant les diverses expositions, des plantations d'arbustes sarmenteux et de plantes herbacées saxatiles. Les arbustes sont :

Abelia rupestris.

Atriplex Halimus.

Cerasus pumila.

Cissus vitiginea variegata.

Ed. Andhé.

Cornus alba.

Cotoneaster yulgaris.

— buxifolia.

— micropliylla.

Crataegus P5 racanlha.

Cytisus nigricans.

Genista sagittalis.

nelianlluMiHUii 'osp. div.) Juniperus S;tl)iiia.

— squamata.

L\ cium euiopu'iim.

Loniccra (;apri'"oliiim.

Rliamnus catharticus.

Ribes Gordonianiim.

Rubus leucodermis.

— fruticûsus llore plcno.

Rosa rugosa.

Sarothamnus scoparius.

Salix caprira variegata.

— cœsia.

Ail nord, 011 a planté, dans la terre de bruyère :

Andromeda axillaiis.

Arctostaphylos Uva ursi.

Azalea sinensis.

Banibusa japonica.

Clctlira alnifolia.

Dabœcia polifolia.

Ei ica carnea.

— codonodes.

— imiUiflora.

Erica ciliaiis.

Gaullheria Sliallon. Ilea \i['ginica.

Kabiiia latifolia.

Pernettya nnicronata.

Rhododendron hirsutiim.

— foiTugineum.

— catawbiense.

— caucasicum.

Sur les troncs des gros arbres on a fait grimper :

Actinidia \oluliilis.

Akebia tniinata.

Ampélopsis tricuspidata.

Aristolochia S pl.o.

Celastriis scandens.

Clematis (esp. et var. div).

Hedera Hélix et var.

Loniccra chinensis.

— bradnpoda.

— — rcticulala.

— confusa.

Menispermum canadense.

Periploca graeca.

Wistaria sinensis.

Dans CCS parcs, de grandes dimensions, les scènes variées que nous avons plusieurs fois décrites se présenteront souvent. On peut en citer

Fig. 3'27. — Plantation d'une vallée à honU escarpés.

quelques-unes. La figure 327 est une vallée naturelle, dont les bords ont été modifiés, et qui présente un heureux mélange du travail de la nature et du travail c!e l'homme. Le promontoire K est orné, à sa pointe, d'un kiosque rustique, situé à 15 mètres au-dessus de la rivière : il est adossé à un épais

groupe d'épicéas (Abies c.vrclsa). Les sommets G G étaient couverts d'une maigre végétation, à laquelle on a ajouté des massifs de pins (Pinus Laricio), de mélèzes {Larix europœa) et de bouleaux {Betiila alba). En II, un groupe homogène de pins noirs d'Autriche {Pinus austriara) couronna un sommet isolé. Le point I, autre cap aigu au confluent des deux cours d'eau, bloc de roches pittoresques, reçut une plantation variée d'arbustes propres à ces situations (page 585). La rupture calculée des roches trop régulières qui enserraient la vallée par les hgnes A B, CD, E F, détermina des coulées J J, entre lesquelles des groupes variés prirent place; sur le bord autrefois dénudé des eaux, furent plantés des saules, peupliers, aulnes, tamarix, cornouillers, cyprès chauves de la Louisiane, tulipiers, dont nous avons parlé précédemment, et l'ensemble de la vallée forma bientôt une scène pittoresque et attrayante.

Fig. 3'28. — Vue; sur une vallée en Normandie. — Parc de Maubuisson (Eure).

Line autre vallée, d'un caractère plus calme, riante, verte, riche, comme on en voit souvent en Normandie, est celle qui représente (tig. 328) la vue de Maubuisson (Eure). Elle a été traitée d'une manière différente. Les pentes, au lieu d'être laissées abruptes, ont été adoucies, les massifs du fond éclaircis, et les vues ont été cherchées de manière à s'encadrer le plus avantageusement possible entre les arbres des avenues supérieures.

La plantation du bord des lacs et des pièces d'eau, dans une propriété

assez étendue, peut produire des scènes très diverses, suivant qu'elle est homogène ou composée d'essences variées.

Les plantations homogènes, dont un exemple se trouve dans la fameuse île des Peupliers, à Ermenonville, où le marquis R. de Girardin avait placé le tombeau de J.-J. Rousseau, ne sont possibles que sur de grands espaces. Dans un parc de moyenne étendue, tout en conservant la tonalité générale du lieu dans les plantations de fond, il vaut mieux varier les essences, comme dans la figure 329, reproduisant le lac de Chérupeau (Loiret).

Le point A, dans ce plan, est la chute d'eau qui alimente le lac. Ombragée par un gros chêne, elle est entourée de talus couverts de pervenches, de millepertuis à grandes fleurs, de rhododendrons et de plantes grimpantes. Le pont R est ombragé par les aulnes et les chênes naturels du bois, entremêlés de sapins argentés. Les lettres G G figurent l'ancien tracé du ruisseau,

Fig. 329. — Plantations sur les bords d'un lac.

absorbé par le lac. Autour de l'embarcadère D, un massif G G est planté de saules à feuilles de laurier, avec un sous-bois de saules à feuilles de romarin. Les roches E E, sur la rive, sont couvertes de cornouillers qui projettent au loin leurs branches sur les eaux. L'île F, destinée aux oiseaux d'eau, est plantée en saules variés. En H, un massif naturel du bois n'a pas été touché. On a planté en II des cyprès chauves, peupliers variés, aulnes à feuilles en cœur ; en J, un groupe d'érables, et des peupliers en K. L'ensemble a été maintenu dans la tonalité des feuillages légers, cendrés, s'harmonisant avec le paysage d'alentour.

Sur le plan ci-joint (fig. 330), les contours des massifs sont indiques par une ligne sinueuse qui doit être l'objet d'une explication. Cette ligne figure, non la projection du feuillage sur le sol, mais la limite du terrain défoncé, labouré, préparé pour la plantation. Quelques artistes préfèrent représenter sur le papier, la projection du feuillage entre autres M. J. Wei-

(lenmann, auteur d'uu bon livre sur ramélioration des résidences rurales en Amérique'. Non-seulement cet artiste emploie ce procédé graphique,

Fi". 330. — Plan de situation des plantations, d'après Weidcnmann.

mais il a imaginé de diviser en sections le plan d'exécution (fig. 330). Au moyen de cette distribution et de numéros, il dresse ainsi son devis des plantations :

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