‹ L'art des jardinsChapitre 289 sur 341 · fi · texte numérisé non relu

fi

N 0 M B r'e par mètre C A K R É

Corbeilles élevées. — En Allemagne, on a depuis longtemps adopté l'usage d'élever les corbeilles de fleurs au-dessus du sol, sur un soubassement architectural. Ce mode de décoration, s'il n'est pas trop complique, peut devenir très-agréable auprès des habitations urbaines et dans les jardins symétriques. J'en ai trouvé aussi des exemples à Florence et dans les résidences des lacs de la haute Italie, à Cadenabbia (lac de Côme). A la villa Carlotta, un bassin est entouré de fleurs au milieu desquelles s'élèvent de grands Caladium esculentum , et des cordons de roses en guirlandes montent jusqu'au sommet de la vasque centrale.

Dans la figure /i07, la corbeille est ornée d'une bordure de pierre taillée;

au milieu est un grand vase contenant un beau palmier {Livistona chinensis).

Des plantes tropicales l'entourent : aroïdées, fougères, palmiers, entremêlées d'espèces fleuries {Bégonia, Fuchsia), et de quelques plantes grim-

pantes (Maurandia, Thuubergia, Pilogync). Cet ciiseinhle forme une masse très-gracieuse pendant toute la saison d'été.

Fig. 407. — Corbeille élevée (Allemagne).

Corbeilles funéraires. — Ce genre d'ornement est assez bien compris dans quelques cimetières de l'Angleterre et de l'Amérique du Nord, rarement en France. Un des meilleurs modèles à citer en Allemagne est celui du tombeau d'Henriette Caroline, landgravine de liesse, dans le Herrengarten, à Darmstadt. Dans une partie retirée du parc, sous les grands arbres, untumulus est couvert de lierre, entouré d'uue ligne d'arbustes, circonscrit par un petit sentier, et surmonté d'une urne sur laquelle on lit : Femina sexu, ingenio virK L'ensemble est calme, plein de recueillement et de respect. L'introduction des munuments funéraires dans les parcs exige des conditions semblables.

Dessin des parterres. — Au moyen des détails qui précèdent et de tous ceux qu'une heureuse imagination et un goût épuré ajouteront aux modèles

Fig. i08. — Parterre oblong. Jardin du Luxembourg, à Paris,

connus, le dessin des parterres se simplifie. Les formes se combineront et prendront des lignes symétriques, harmonieuses. Par exemple, on dessinera des rectangles arrondis aux deux extrémités (fig. liOS), avec une grande corbeille centrale, dans le genre de ceux du jardin du Luxembourg, à Paris, en face de la rue Soufflet. Ils seront ainsi ornés :

Page 1