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PARIS

LE PARC Di;S BUTTES CH.VUMONT.

védèrc, d'où Ton jouit d'un panorama splendide. La roche, et la vallée, taillées dans les anciennes carrières de plâtre, donnent l'impression d'un paysage de Salvator Kosa(fig. 175).

Le Bois de \'incennes est infiniment plus vaste; c'est l'ancienne Leuchonia-Silva, laquelle comprenait les forêts de Bondy. de Vincennes et de Livry Elle a été cédée à la Ville par la Couronne en 1860. Les architectes ont, avec beaucoup de goût, profité des ressources que leur offraient le sol, les ruisseaux db Gravelle, de Saint-Mandé, des Minimes, de Nogent, de Charenton ; des lacs très gracieux, la butte de Gravelle, formée des déblais, de vieilles futaies

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de tilleuls, de bouleaux, de châtaigniers, composent un

riG. I7S. PAKIS. LAC IXI-raiKUR DANS LIT BOIS DE HOULOCXI-.

ensemble charmant, où abondent les détails aimables. Des fabriques bien comprises : petit temple, ferme, glacières,

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hippodrome des steeple-chase, le musée forestier, où se trouvent groupées toutes les industries du bois, un caféconcert dans File de Reuilly, un restaurant dans celle de Bercy, ne contribuent pas peu à amener, chaque dimanche, dans ces parages, une foule de Parisiens, qui viennent y chercher l'illusion delà campagne (fig. 176, 177).

Le Bois de Boulogne, le Bois, est plus aristocratique, au moins en semaine. Isabelle de France, sœur de saint Louis, y avait fondé, en 1256, l'abbaye de Longchamps ; François I^"" y construisit le château de Madrid, décoré par Primatice; La Muette, le Ranelagh, Bagatelle furent bien souvent le but des promenades de la cour. Le bois fut cédé en 1852 à la ville, à charge d'améliorations, auxquelles elle procéda de 1852 à 1860. On y creusa deux lacs charmants, dont les déblais servirent à édifier la butte Mortemart ; de belles avenues (fig. 17g), des pelouses aux courbes harmonieuses, des plantations de toutes essences d'arbre : pins, sapins, platanes, chênes, érables, bouleaux, mélèzes, des ruisseaux coulant avec des méandres capricieux, où l'on sent peu l'apprêt, des cascades point trop truquées, justifient la réputation européenne de cette promenade ravissante. Selon les calculs d'Alphand, on y compte 58 kilomètres de routes carrossables, 12 de routes cavalières, 25 pour les piétons. Il y a des fabriques appropriées : les kiosques des îles (fig. 180), des maisons de garde, le pittoresque moulin de l'abbaye, ,et la tour de Longchamps garnie de lierres (fig. 181), une chaumière avec des vitres serties de plomb, comme dans les villages alsaciens, et, au Pré Catelan, à l'endroit où fut assassiné le troubadour Arnaud Catelan au service de Béatrix de Savoie et de Ravmond Béranger. comte de Provence, une laitei'ie, un

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théâtre de fleurs, voiremcme une brasserie. Enfin les enfants s'amusent à l'envi dans un établissement, destiné d'abord aux expériences sévères des savants : le Jardin d'acclimatation, et

qui depuis

Il est vrai que le projet d'y acclimater les

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