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PARIS. BOIS DE BOULOGNE

TOUR nu BELVÉDÈRE.

FRANCE 385

fidèle autour de l'habltalion ? Vaine chimère, car la nature est tellement multiple, à ce point changeante, à un si haut degré parfaite dans ses manifestations, que vouloir l'imiter, c'est presque la parodier. 11 faut donc se résigner à ne s'en

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FIG. lôO. PARIS. — UNE ILE DU GRAND I.AC DU BOIS DK BOULOGNE.

procurer qu'une image rudimentaire, et. pour le surplus, se déranger pour l'admirer dans son propre domaine. D'ailleurs, elle s'empresse de compenser l'ennui du déplacement par l'offre des plus pures jouissances. Aucun parc somptueux, aucun jardin paysager, fussent -ils l'œuvre de Le Nôtre, de Kent, ou de Paxton, ne produira un plaisir semblable à celui qu'on éprouve en pleine nature. Les sentiers, il est vrai, sont mal tracés ; les

flaques d'eau, les ravines, ou les ornières embarrassent la marche, comme les branches, qu'aucun sécateur n'émonde, et les ronces et les orties envahissantes ; après la pluie, le sol spongieux s'écrase sous les pas, et l'on regretterait presque le beau sable des allées. Mais les méandres des chemins ont certains détours d'un imprévu charmant ; d'humbles fleurs exquises poussent sans contrainte où luit un peu de soleil et de rosée, ofl"rant à l'observation un monde de merveilles incomparables ; et la mousse, les brindilles et les herbes tissent un tapis diapré, qui n'a rien à envier aux tapis verts et boulingrins. L'imagination la plus brillante du meilleur architecte paysager produit des combinaisons de couleurs et de formes bien pâles et fort mièvres en comparaison de celles que la Nature avec ses agents, le soleil, Tatmosphère, le terrain, les arbres et les fleurs, coordonne sans effort, par un jeu libre et harmonieux de sa vitalité.

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