‹ L'art dramatique à ValenciaChapitre 210 sur 343 · B. — INFLUENCE DE LA CELESTINA · texte numérisé non relu

B. — INFLUENCE DE LA CELESTINA

Deux éditions de la Celeslina ont été imprimées à Valencia dans les premières années du seizième siècle :

1. Tragiconiedia de Calisto y Melibea. Ag'ora nueuamente reuista y coireg-ida con los arg-umentos de cada auto en principio. Acabasse con diligencia studio impressa en la insigna ciudad de Valencia por Juan Joflie, a xxj de febrero de M. y d y xiiij aiïos.

I vol. 4°- Cf. Serrano Morales, 282. — Un seul exemplaire connu à la B. N. M.

Cette édition semble avoir été préparée par un professeur de l'Université de Valencia, disciple fervent de Lull, Alfonso de Proaza, sur lequel Menéndez y Pelayo' a fourni quelques renseignements Origenes de la novefa, III , vi-ix en note. Pi'oaza avait publié pour son compte, en i5o5,à Valencia, son Oro (Oratio) lucalenta de laudibus Valentie (cf. Serrano Morales, 224); de ce panég"yrique écrit en latin, il a repris l'essentiel, sous une forme castillane, dans son Romance en loor de Valencia, imprimé d'abord en i5ii dans le Cancionero gênerai ei réimprimé au dix-neuvième siècle dans le Romancero gênerai de Durân, t. II, [\2\.

2. Tragiconiedia de Calisto y Melibea ag-ora nueuamente revista e corregida con los argumentos de cada auto en principio. Acabose con

dilig-ente estudio. Impresso en la insigne ciudad de Valencia. Por luan Vinao, a xij de febrero M D XXIX.

I vol. 4°- Cf. Serrano Morales, 591.

Le Cancionero de Obras de Burlas provocantes a Risa a été imprimé à Valencia en 1619. Le seul exemplaire connu se trouve àla B.N. L. Il a été réimprimé à Londres en i84i par Luis de Usoz y Rio, qui, protestant fanatique, prétendait trouver dans les obscénités du Cancionero une preuve de la paillardise des moines. De cette réimpression, qui est elle-même fort rare, on trouvera un exemplaire à la B. N. P. (Réserve Yg- 336).

Dans la réimpression moderne, la Carajiconœdia se trouve pp. i4i- 2o5 : Siguese iina especulativa obra intitulada Garajicomedia, conipiiesta por el Reverendo Padre Fraij Biigeo A/onfesino, imiiando el allô eslllo de las Trezientas de famosisinio Poeta Juan de Mena. Dirijida al niuy antigno carajodel noble Caballero Diego Fajardo., que en nuesfros liempos en gran lujnria Jlorecio en la ciudad de Guadalajara... De cette o-uvre indécente, il existe une traduction française : (Jlironique scandaleuse des cités de la Caslille à la fin du quinzième siècle. A Valence MLXX. Il n'y a aucun nom de traducteur, d'éditeur ou d'imprimeur. Brochure de 3i pages 8°. Tirag-e à i5o exemplaires.

Le volume de i52i où sont réunies les trois comedias Thebayda, Ypo- LiTA et Seraphina a été décrit par Salvâ (I, 5i7)avec une minutie extrême d'après l'exemplaire qui est aujourd'hui à la B. N. L. On trouvera sur l'histoire de cet exemplaire et sur l'édition de i546, d'où la Ypôlila est exclue, des renseig-nements fort intéressants dans Mcnéndez y Pelayo, Origenes de la nouela, III, clxxviii-clxxix en note.

Il suffira de noter ici que :

1. La Thebayda a été réimprimée dans le volume suivant : Colecciôn de Libros Espanoles raros ô curiosos, por el Marqués de h

Fuensanta del Valle. — Tomo veinte y dos. — Comedia llamado Thebayda. — Madrid, 1894. 8", 545 pp.

2. La Seraphina a été réimprimée dans le volume suivant : Colecciôn de Libros Espanoles raros ô curiosos. — Tomo quinto. —

Comedia llamada Selvagia. Gompuesta por Alonso de Villeg-as Sel-ii vago. Comedia Serafina. — Madrid, 1873. 8°, 4o3 pp.

De la Seraphina, il a été fait un tirage à part de 100 exemplaires, qui est ainsi intitulé :

Comedia nueuamente compuesfa llamada Seraphina, en cfue se introducen nueve personas... Ahora de nuevo impresa conforme é la

ai

ediciôn de Valencia de 162 1. Madrid, Imprenla y Estereotipia de Aribau y C* (sucesores de Rivadeneyra), 1874. 8'^, 11 1 pag-es. (B. N. M. — Var., Caja 325, noô.)

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