LA TRAGÉDIE PSEUDO-CLASSIQUE
Sur la trag"édie espagnole aux environs de i58o il n'y a pas, à ma connaissance, d'étude particulière. On trouvei\i quelques indications, spécialement sur Cueva, dans Juan de la Cueva et non « Exemplar poético », par E. Walberg-. Lund, igo4, 5 et suiv., et dans la Historia de las ideas estéticas en Espana, par Menéndez y Pelayo, tome III, chapitre x, passini.
REY DE ARTIEDA
Textes. — 1. Los Amantes. Tragedia, conipvesta por niicev Andres lieij de Artieda. Dirigida al Illustre Senor Don Thomas de Vilanova, Mayorazgo y legitinio successor en las Baronias de Bicorp y Ouesa, etc. [Ecu de Vilanova avec la devise : m vno plura.] En Valencia, en casa de la Viuda de Pedro de Huete, i58i.
8^ Pour la description complète du volume, ci". Salvâ, t. I, 489- 490. L'unique exemplaire qui nous reste de Los Amantes, est actuellement à la B. N. M. après avoir appartenu à Salvâ (R. 8707).
Los A Triant es ont été réimprimés à Valencia, en 1908, par l'initiative et aux frais d'un zélé bibliophile, D. Fiancisco Garreres y Vallo. Le tirag-e limité à 5i exemplaires n'a pas été mis dans le commerce. Dans la préface dont il a fait précéder cette réimpression, le mécène déclare qu'elle a été exécutée sur une copie de D. Marceline Gutiérrez del Gano, directeur de la B. L^. V., et que les épreuves d'imprimerie ont été collationnées avec l'original par D. Francisco Lupiani (jômez, bibliothécaire à la B, N. M. Quel ilommage que ces collaltorateurs aient mal répondu à la confiance mise en eux! Dès l'épître liminaire ^4/ illustre senor don Thomas de Vilanoua on est édifié sur leurs procédés. Une comparaison unique du texte de i58i et de celui de 1908 suffira :
TEXTE DE l58l TEXTE DE IQoS
Bueluo al cielo mas Ij.ixo de los siele, Vueluo al cielo mas baxo de las siete, do la que Ueua elarco, aljauay cinto... de la que lleua el arco,aljaua,y cnito...
Le reste à l'avenant. — Ge qui garde du prix à cette tentative, c'est une notice bio-bibliographique de Rey de Artieda; elle est l'œuvre de D. P'rancisco Marti Grajales et s'appuie sur quelques documents inédits.
La partie l)il)lios;raphique en est très solg-née, et me dispensera d'entrer ici dans de Um^s détails. Je publierai très prochainement une édition ( ritiquo et explicative de Los Amantes' .
2. DiSCLRSOS, EPISTOLAS Y EPIGKAMAS L>E ArTEMIDORO. SaCttcloS rt luS
par Micer Andres Rey de Arficda,' Dirigidas a Don Martin^ Abarca, de Castro, ij de Bolea. Baron de Clamosa, Senor de la Villa de Sietamo ij sus Baronias, 1/ de Quarte y Caderete. Gon licencia, y priuilei^io : En Çarag-oça : Por Ang-elo Tauanno, Ano i6o5.
40 Cf. Salvà, no 8g8 et Gallardo, IV. n'^ 3097. (B. N. P. — Y^ 5i.) 2 exemplaires à la B. U. V.
L'ouvrag"e se divise en quatre parties : 1° les Discursos, qui traitent des sujets les plus divers; tous sont écrits en octaves, saut" Y Epitalanuo quando se juraron los Illustrissimos Marques de Labaneza y dona Maria de la Cueva; 2» les Epistolas, toutes écrites en tercets; 3» les Sonnets et Epigramas, au nombre de 61, parmi lesquels quelques-uns sont traduits de Pétrarque, Seratino dall' Aqiiiia, Sannazar et Luigi Alamanni; 4" les Obras Espirituales.
3. Collaboration au (^ancionero de la Acadeniia de los Noclurnos. Artieda a lu des poésies de sa manière dans presque toutes les séances que l'Académie a tenues en i5()3, depuis celle du i3 janvier jusqu'à celle du 29 décembre. Sa contril>ution comprend :
Trois Glosas;
Des Estancas {à la inuerle de Lucrecia) ;
Une Sàtira i^La primera carta que escribiô Arlemidoro à Leonarda);
Un récit épique (Jusfa (/ue liubo en Paris en el aiio joo por la cual Donalda se enamorô del conde Orlando).
I. Il ne sera pas imilile d'iiidiiiuer dans (juelli" l)il)liolhè(jiie les érudits, curieux d'instituer une comparaison entre Artieda elJuan Ferez de Montalvân, pourront lire la comedia de ce dernier, intitulée : Los amantes de Teruel. Elle a été publiée pour la première fois dans Primera tomo de las Comedias del Dr. Juan Pérez de Montalvân, Madrid, iG3.^. Cette édition est extrêmement rare. Je l'ai cherchée vainement dans les bibliothèques publiques de iMadrid, Londres, Paris et Valciicia. D. Eniilio Cotareloy Mori en possède un exemplaire, mais incomplet et au(]ucl il manque j)récisément Los amimles de Teruel . Après bien des recherches, mon élève, M. Frédéric Bonnet, professeur au Collège de Thiers, qui pré{)arait un mémoire sur cette pièce, a retrouvé un exemplaire de ce Tomo primera, édition de i635, à la Bibliothèque universitaire de Rennes.
La seconde édition, Alcalâ, i638, se trouve à la B. N. P. (Yg 217). La troisième édition, Valencia, 1602, se trouve à la Bibliothèque de l'Arsenal (12263 6'*- BL.)
BIBLIOGHAPHIE. 6~9
Sept sonnets, que Articda a insôrés dans les Di.sciirsos, Epistolas y E pi ff ramas de Arteniidoro.
Une dissertation en prose, Discurso de armas y timbres.
4. Articda a inséré quelques poésies dans des livres publiés par des amis. La plupart de ces poésies appartiennent à la catég'orie des éloi^es liminaires que chaque auteur en ce temps-là imprimait au début de ses ouvrages. M. Marti Grajales cite dana sa Bibliof/rrfp/iie troln ouvrages que Artieda a patronnés de cette manière, notamment La liija de (Jelestina, de Salas Barbadillo, Zara^-oza, 1C12. J'en ajouterai un quatrième : El solitario /)oe(a, du licencié Alonso la Sierra, Zarag-oza, i6o5.
Dans El prado de Valencia, de Gaspar Mercader, Valencia, j6oo, plusieurs poésies de Artieda ont été imprimées, notamment le fameux sonnet Contra la esperanza.
En outre des œuvres dramatiques dont il a été })ailé au cours de ce chapitre et qui paraissent perdues, Amadîs de Gaula, 'El principe constante, Los encantos de Merlin, les bibliographes valenciens attribuent à Rey de Artieda deux œuvres inconnues :
Octavas a la venida de la Mayeslad del Rey Don Felipe nnestro Senor a la insigne Ciudad de Valencia. En la misma (Jiudad por la Viuda de Pedro de Huete, i58G. 8" (Ximeno, I, 268).
D'autre part, le Père Rodrig-uez dans sa Biblioieca Valentina assure que les poésies suivantes sont restées inédites : « Libro de La vanidad del niundo en octavas; Tratado de Cartas Misivas; Libro de Sonelos k diferentes asuntos; y (Jbra espiritaal en quintillas. » Je crois que Rodrig"uez se trompe. L'énumération qu'on vient de lire correspond exactement aux quatre parties des Discarsos, Epislolas y Epigramas de Arteniidoro. 11 nous a donné pour un manuscrit ce qui était en réalité un livre depuis longtemps imprimé.
m. — VIRUES
A consulter : lalirbach fur romanische nnd englische Literatur, Zweiler 13and. Berlin, 18O0. i3f)-iG3, Freiherr von Miinch, Virués' Leben und ]\'erfie.
Textes. — I. Les onivres dramatiques de Vii-ués se trouvent toutes dans le volume suivant :
Obras \ tragicas \ y liricas del j capitan Cris \ tonal de Viraés. I Las tragediasque eneste libro se i contiene/i,se veran en la \ lioja
(iSo
siffiiienfe. \ Ano ^écusson] 1609. | Con privileg-io. | En Madrid. Por Alonso Marliii. | A costa de Esleuan Borgia, Mercaderde Libres.
IL 2 r. ! Tabla dela.sTrag-edia.s, que en este libro se contienen. Erratas.
\ï. 2. V.1 Tassa.
' jt". 3 r. et v.1 Aprouacion i licencia de Milan [2O juin i6o4j.
[f. 4 i'-] Aproiiacion del Ordinario de Madrid [3o juin 1608].
[f. 4 V.] Aprouacion del Padre Presentado Fray luan Bautista.
[f. 5 r.J Suma del priuilegio. f. 5 V. et G r.^ Discrète Lector.
En este libro ai cinco Trai^'edias. de las cuales las cuatro primeras estan compuestas auiendo procurado juiitar en ellas lo mejor del arte anti^uo, i de la moderna costumbre, cô tal concierto i tal atencion a todo lo que se deue tener, que parece que llegan al punto de lo que en las obras del teatro en nuestros tiêpos se deuria vsar. La vltima Tragedia de Uido, va cscrita toda por el estilo de Griegos i Latinos con cuydado i estudio. En todas ellas (aunque liechas por entretenimiento i en juuentud) se mueslran eroicos i g-raves exemplos morales, como a su g'rave i eroico estilo se deve, i no menos se ve esta intencion en las obras Llricas, pues assi mesmo miran todas al punto que los versos piden de mezclar lo util con lo dulce, como lo hizo el Autor en su libro de Monseri'ate, lee felice mente.
[f. 6 V. et 7 r. I La g'ran Semiramis. trag-edia. Fig-uras que hablen.
[f. 7 v. et 8 r.^ Prôlog'o [en versj.
I f. 8 v. ■ La ortog-rafia que lleua este libro se puso a persuasion del autor del, y no como en la imprenta se vsa.
Tout ce qui précède, forme une feuille d'imprimerie de 8 feuillets. Signature |j i, ||2, etc. — A partir de la Jornada primera les feuillets du livre sont numérotés i, 2, 3, etc. Les sig'nalures de chaque feuille sont A, B, G, etc.
Les trag-édies .se succèdent dans l'ordre suivant :
l'î La (j rail Semiramis, f. i.
20 La cruel Casandra, f. 44-
30 Aiilafurioso, f. 84-
4" La infeliz Marcela, f. 120.
50 Elisa Dido, f. lôg.
Du f. 2o4 au f. 278 V. se trouvent les Obras liricas-
80 Gf. Gallardo, IV, no 434i- Salvâ (I, 56i) suppose que l'édition de Madrid, 1609, a été précédée d'une édition de Milan, iGo4. La B. N. M. possède cinq exemplaires de ce volume : R. 2408, R. 8345, R. 10755, T. 4274? T. 9053.
La Semiramis a été reimprimée à Leipzig-, en i858, 8°, avec une préface en anglais.