Le ms. de Felipe de Gaona est conservé à la B. U. V
Lihro copiosso i miiy verdadero \ del cassaniiento y boda de las Mayestades del Rey de \ Espana don Phelippe tercero con Dona Margnrita \ de Aiislria en su ciudad de Valencia de Aragon y de I las solemnes entradas que se les hizieron en ella...
A la fin : « Empessose a tresladar y escreuir este présente libro, sacado de otro libro su Borrador, el primero de Junio Ano 1600. Y acabosse de trasladar y componer de la manera questa por sus capitulos el hultimo dia del mes de henero 1602. »
Du f. 74G au f. 758, table des matières. Le f. 768 v., les f. 769 et 760 sont garnis de gravures sur bois (portraits et écus) qui y ont été collés. Puis viennent i3 f. non numérotés qui sont une sorte d'appendice : on y trouve notamment des vers en l'honneur de D. Juan de Austria.
Ce gros volume est en mauvais état, l'encre ayant rongé de nombreux feuillets. L'incorrection du style et de l'ortographe dénote un esprit peu cultivé, pi'éoccupé de se montrer copieux plutôt que disert. Gette énorme compilation n'en renferme pas moins force détails curieux, notamment sur Lope de Vega.
Au début du ms., sur la seconde des sept feuilles blanches par lesquelles le volume commence, on lit d'une autre écriture :
« Con licencia del M. R. P. ]M. Ex. Prov'y Prior Fr. Vicente Lleonart deposité en esta Libreria este Tomo MS. original compuesto por Felipe de Gaona, l'eservandome la facultad de extraherlo cuando lo necesite.
Fr. Bartolome RmELLES, mro y bibliotec. »
Le ms. a appartenu, au dix-huitième siècle, à Ximeno. l'auteur des Escritores del Reine de Valencia. En effet, au début d'un recueil factice qui appartient à la bibliothèque Serrano Morales, et qui contient
les poèmes de Lope et de Ag-uilar sur les tètes de 1099, on lit cette note manuscrite :
« Felipe de Gaona escriviô mui por menudo el cassam^o i Boda ciel Rei D'^ Felipe III con i)« Marrjariia de Aiistria en VôTa : assi le intitulô. Trae las cartas con q^ el Rei significô a Vala-su voluntad etc. en un tomo MS. en 4 mui abultado ; i alli los cantos impressos en este Libre. Prestôme el ms. el D'" V'e Ximeno. 17 Mar. 1749-
D'" Sales [signé]. »
Puis cette note complémentaire :
« Dirig-e la obra a D° Juan Alonso de Pimentel, conde de Benavento, dia 21 de Enero 1602. I trata de los sucesos que pasaron mientras sus Mag-estades i Altezas estuvieron por estos Reinos de la Corona de Arag-on el ano 1699. En las i3 ojas del Prologo Ueva resumido todo el libro que es mui recio; i al fin de el .se llama natural de Vala. Ximeno, t, I,
Sales [sig-né] . »
D. Ag-ustin Sales était chroniqueur de la cité de Valencia : on s'explique donc le zèle qu'il montrait à s'enquérir de tous les documents valenciens. Des mains de Ximeno le ms. passa à celles d'Orellana, lequel dans son œuvre inédite Valencia antigna ij rnoderna, conservée à la B. U. V., écrit au t. II, f. Goo v. :
« y entre otros infinités Phelipe Gaona que historio las fiestas
muy individualmente celebradas por este motivo en Valencia cuyo libro quedo MS. y le cita Ximeno y aora aûado que para en mi poder. »
Sig'nalons enfin qu'une relation fort rare, celle de Francisco Goralieg-o, Relaciôn de las /lestas y casamienfos del Reij don Felipe IH, pourra être consultée à Madrid à la Biblioteca parlicular de S. M. el Rey, varios impresos, n» 44-
III. — Le volume le plus précieux et le plus rare auquel les fêtes de 1099 aient donné occasion, c'est incontestablement celui intitulé : Romance à las venturosas bodas, dont l'auteur était Lope de Veg-a. On ne peut considérer comme unique l'exemplaire appartenant à la bibliothèque Serrano Morales. Salvâ et le marquis de Heredia en ont successivement possédé un autre exemplaire (n" 2oo5 du Catalog-ue Heredia). Cependant D. José Serrano Morales avait reçu le sien des héritiers de l'érudit Mayâns, et, dès le dix-huitième siècle, la seule l'éimpression qui ait été faite du romance à cette époque, celle de Sancha, avait été établie sur l'exemplaire Mayâns. La B. A. E. de Rivadeneyra a reproduit le romance, t. XXXVIII, 255, d'après Sancha, de sorte qu'ici encore nous remontons à une source unique. Aucune des grandes bibliothèques
OÙ i'ai ])Li pénétrer en Espaçne, en France ou en Ang-leterre ne possède ce précieux volume. Mieux que toutes les descriptions, le fac-similé cidessous donnera une idée de l'élégant frontispice :