Id., ibid., p. G
L'idée de grever du « droit des pauvres » les divertissements dramatiques ne naquit pas à Valencia. Il y avait dix-sept ans qu'on l'avait conçue et mise en pratique à Madrid', où la Cofradia de la Sagrada Pasién, bientôt imitée par la Cof radia de N. S. de la Soledad, avait obtenu le pjivilège de louer aux troupes comiques la salle où elles devaient donner leurs spectacles, sous réserve que les bcuétices ainsi procurés serviraient à l'entretien d'un hôpital de femmes.
A l'inslig-ation de Madrid, l'Espagne entière allait demander à ses tliéàtres de lui fournir les ressources dont la bienfaisance pul)lique avait besoin. A Valladolid, la Confrérie de Saint-Joseph, à laquelle le théâtre ap[)artenail, fut obligée, dans le dernier quaii du seizième siècle, de laisser l'hôpital de la Résurrection percevoir sur chaque spectateur une taxe qui était de deux réaux pour les loges et de un ciiarlo à l'entrée générale. A Séville, ou attendit à l'année iGri, mais on rattrapa le temps perdu en remettant à l'administration municipale le soin de prélever, par des commissaires jurés, une taxe de huit maravédis par entrant". A Valencia, le privilège fut concédé, le i5 septembre 1682, dans des conditions analogues. Par cet acte, que les Corlès de Monzon