‹ L'art dramatique à ValenciaChapitre 303 sur 343 · Une seule représentation · texte numérisé non relu

Une seule représentation

DATE

De

la première représentation.

3i janvier 1628.

1 1 juin 1628.

24 sept. 1O28.

5 sept. 1629.

28 déc. 1629.

27 mai i03o.

De la dernière représentation.

7 mars 1628.

ler sept. 1628.

i<"" janvier 1629.

10 déc. 1629.

i3 mai i63o.

CHEF DE LA TROUPE

Tomâs Fernândez.

Juan Jeronimo Amella.

Andrés de la Veg-a.

Barlolomé Romero.

Juan de iMorales Medrano.

Luisa de Robles.

Ce tableau, malgré sa précision, ne donne pas la date exacte à laquelle les troupes désignées sont arrivées à Valencia. Avant de débuter, il leur fallait, pour leurs préparatifs et leurs répétitions, un délai qui était ordinairement de deux ou trois jours, mais se prolongeait assez souvent, notamment lorsque, une autre troupe détenant le théâtre, force leur était d'attendre le départ de celle-ci pour en prendre possession. D'autre part, malgré son abondance, notre tableau pèche par omission : il omet les troupes qui ont passé par Valencia sans y donner de représentations. Or, si surprenant que cela paraisse, le cas s'est présenté quelquefois, par exemple en 161 9. Cette année-là, il n'y a eu au théâtre, du 5 février jusqu'au 3i mars, aucun spectacle ni de comédiens ni de saltimbanques, — chômage que le Carême suffisait à imposer ' ; pourtant au même moment la troupe déjà fameuse de Roque de Figueroa séjour-

I. Livres de Trésorerie : « Nota com desde sinch de febrer 16 19 fins 3i de Marc dit any no y hague bolantins ni comediants, y lo pr de Abril 1619 comença a representar Alonço Riquelme. »

nail à Valencia', mettant à profit les loisirs du temps prohibé pour gagner à très petites journées une résidence nouvelle.

Une aventure analogue s'était produite en 1601 : dans la première quinzaine de mai, Gaspar de Porres arrivait à Valencia ; mais la place était prise par Nicolas de los Rios, auquel devaient succéder les Granadinos. On n'en profita pas moins de la présence de Porres pour lui faire signer l'engagement de revenir à Valencia le 1 5 juillet de la même année et d'y jouer pendant quatre mois, sous peine d'une contrainte de 10 livres pour chaque jour de retard^; en attendant, il alla chercher fortune dans quehpie cité de la région. Porres, que les administrateurs du théâtre avaient déjà eu l'occasion d'apprécier^ ne se trouva pas mal d'arriver à contre-temps à Valencia; on l'ajourna, mais on ne le refusa point. D'autres, moins connus ou moins estimés, n'avaient pas la même chance ; on leur signifiait que la Olivera était louée pour un long bail à des rivaux et on leur fermait la porte au nez. De ces comédiens malheureux qui repartaient bredonilles et penauds, aucune trace ne subsistait; ils n'en grossissaient pas moins le contingent de l'armée comique à Valencia.

Au total, dans cette longue succession de troupes qui ont révélé aux Valenciens les beautés du théâtre à la mode, il n'y a pas seulement la preuve que l'art dramatique avait jeté sur l'Espagne entière le réseau d'une solide organisation, il y avait encore l'indice que Valencia était l'un des points d'attache de ce réseau.

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