ARTS CHIMIQUES
PRIX POUR LE PERfECTIOITITEUEnT DE L ABT DU BOTADDIEB.
Ijes intestins des animaux sont employés aoit à &ire des, cordes à boyaux , soit à faire ^es enveloppes destinées à conserver des substances alimentaires. Ces demièces sont connues, dans le commerce, sous le aoia de boyaux soa/^ fiés. La France en v^d beaucoup à l'Espagne et aux colonies portugaises. Cette brandie d'industrie peut prendre, plus d'extension ; maïs l'art de préparer les intestins est encore grossier, il est mâme nuisible par les émonadons putrides auxquelles donnent lieu les macérations que l'on &ît subir à ces matières animales.
Four qu'on intestin soit bien préparé , il faut qu'on ait fait disparaître sa membrane muqueuse interne , et que l'on ait soigneusement desséché le reste. On obtient ce double effet , en lavant l'intestin , en le retournant , en le.faisant macérer jusqu'à ce que ta fermentation putride
La macération se fait dans des tonneaux et dans un lieu ordinairement fçrmé. lUen n'égaler l'horribU Isfeetion que ces tonneaux, répandent Vt bovt de qu«l^uat jours , il s*en dégage des gae délétères qui , dans certaines saisons, peuvent doqnei aux ouvriera lea maladies les plus graves.
On peut consulter , sur les procédés suivis dans les boyauderies , un Mémoire de M. Guersent , médecin , insûrédans le £u/&fin , N». CVII , mai i8i3, douzième année, p&ge )i5.
On n'a point indiqua encore un moyen propre à remplacer la macération. La Société propose donc pour première question, celle-ci s Trouver an procédé chimique ou mécanique pour enlever la mcTnbrane muqueuse des intestins traités dans les Boyauderies , sans employer la macération et en s'opposant â la puti^Jaction. Décrire la manier» de Réparer les boyaux par insufflation.
S^à quelques essais partiels font espérer que l'emploi successif et ménagé des lessives alcalines et des bains acides donneront la solution du problème } mais il laut opérer en fabrique.
La seconde queG^on que présente la Société est relative aux cordesfilées, 11 est certain que les cordes à instromens préparées en France sont généralement inférieures en qualité à celles d'Italie , qiioique beaucoup de cordes fo-
heafoaâa.âé ce prix ont -étd faiu par'M. le comte
Nota. Les Hiodèle*^ méoKdres, ^escripUôns , renseî~ gnemeiu, échantillons, etc. , doÎTent être remis arant le premier mai de chaîne année : ce terme est de rigueur.
serait indispensable dans un cas d'exhumation, pour examiner judiciairement le corps d'un individu inhumé depuis des «emaioe». Les méd«- (»Ds légistes ne powatent pas, sans dangti*, se lÎTrer à scrnter les oi^anes , et la visite ne pon- ▼ait se faire , dans beaucoup ^ cas, qne d'une manière rapide. Je crois qu'après quelques minnles de macération dans une très -grande bai- ^oâre ou cuvier d'eau contenant deux ou trete livres de chlorure de chaux, on pourra se livrer i une étude n>inutieuse'du cadavre; car toute odeur fétide aura disparu. La quantité de ctdo- Tort de chaux nécessaire devra être proporticmnée à l'état plus ou moins avancé df la putréfaction. Je recommande particulièreraent le chlorure d« chapx ^ parce qu'il raffermit les chairs, et que la propriété d^infectante^est enceve plus forte que dans les autres chlorures. Le transport de cette substance est fecîle, et le prijt très-peu élevé.
D'après ce que je viens de dire, on voit que ce n>oye» pourra devmir très-utile dans toutes les protésmMis qui traitent des matières animales : le fabricant de colle , le tanneur , etc. , etc. , en tireront an très-grand avantage sous le rapport de la salubrité.
Ce que j'avance devrait être apptlyé d'expé-»
bien fermement savoir atteint ce but , quoique cette partie du programme, jugée avee raison comme très-secondaire , n'ait point paru résolue d'une manière aussi complète à MM. les Commissaires, lesquels, du reste, n'ont pas eu une preuve assez convaincante que les intestins employés par les divers concurrens étaient réellemeot des moutons tués à Paris. Et en effet on pourrait faire venir des intestins bien ratisses et parlFaitement séchés de Naples , et ensuite en confectionner des cordes sous les yeux des savans. Ce soupçon n'était pas entré dans mon esprit, et justifie la remise du concours pour cette intéressante partie de l'Art du Boyaudier. 3e désire que la publication de mon Mémoire puisse servir à faire naître des idées nouvelles aux nombreux concurrens qui se présenteront, et que ce soit à l'avantage de Fart*.
On me pardonnera de faire connaître en entier le Rapport sur VArt du BoycauUer : le blâme , cooime la louange, me parait utile quand il s'agit des arts. Plus heureux que mes concurrens, je dois le 6uccès que j'ai obtenu à l'étude des sciences , et je le déclare dan« l'intention de faire naître le besoin de les étudier à tous les hommes qui désirent étendre les progrès de Tindustrie.
ceux des animaux herbivores, sont employés, soit dana les arts et danq l'économie domestique , à beaucoup d'usages différens. On en fait , comme chacun sait , dea cordes d'instrumens , des cordes à n^achines et à fouet^ des eiiTeloppes imperméables pour conserver des substances alimentaires , etc. Toutes les partôes de l'intestin ne sont pas propres à la cooiêctioii de ces divers objets. Parmi les trois membranes qui les constituant , il n'y en a (qu'une seul« i^u'on puisse employer, c'est celle que les
anatomistes nomment musculeuse ; les deux autres , la péritonéale et la muqueuse , ne sauraient s^adapter à aucun usage t la première est d'mte si ^grandie ténuité , sur-tout dans les petits animaux , qu^elle n'oppose pas assez de résistance. L'autre n'est qu'une pellicule recouverte d'un mucus bigatû^ue, q^i protège en quelque sorte et lubrifie toute la paroi interne de l'intestin vivant y mais qui , en rs^son de sa textuxe Uche %t d« «a consistance glutineuse j se détruit avec une rapidité extrême lorsqu'elle n'est plus soutenue par l'énergie vitale. On prévoit dès-lors qu'on doit avoir pour premier soin de débarrasser l'intestm 4e -ces parties accessoires , qui lui sont inutiles ou nuisibles. Cette condition une fois remplie , il ne reste plus qu'à lui donner la forme qu^il doit atoîr pour l*usagë auquel on le destine : c'est cet ensemf>le de travail qui constitue FÂrt ^u fioyaudier. Cependant ôil tecônnalt «dans ce genre de fabrication deux branches distinctes : l'une comprend principalement la confection des cordes à instrumens , l'autre concerne surtout la préparation des intestins grêles du bœuf, c'est-àdire des boyaux soufflés. Four chacune de ces deux pardes , on emploie ùii mode particulier tle prèparatioft. l)àns la pfériMère, Ott mV^tploite quiê des intestins de mouton , em n'oètsent l'ëliminâtion vonltre que par des moyens doux et ikiéilagés. On feut par -dessus tôut coniwrvëf intacte «ette membrane délicate , que la j>ltis légète aKératioiL iÀ6t Irors id\tèage. Dans Pautre^ au contraire y ôh brusque ^ pdinr ainsi dire , le résultat et t3n le peut impu- Aémeat , car non-seulement on a ufMre à des intestins plus robufites ^ mai^ en otrtxe rien n^oblige à leur conserver cette fiomogénéité parfaite ^ qui fait ta base crs$en-
salubrité, qdi se- trouva, le premier , chitrgé par M. la comte Angles , préfet de police , de TÎsiter les boyauderies de Paris, et â^aviser aux inoyens de faire cesser les , plaintes réitérées qu'occasionnaient ces sortes dMtabUsseaiens. M. Cadet de Gassïcouit s'acquitta de cette mission comme de toutes celles qui lui furent confiées i il s'en, acquitta en homme habile , en zélé partisan de l'industrie. De même qu'il poursuivait sans relâche le charlatanisme qui nous mine de toutes parts et dont il iîit la victiniB , de même il secondait de tout son pouvoir ceux qui contri' buaient, par leurs talens, à la prospérité de la France. Loin donc de proposer en cetl« occurrence des mesures de vigueur, et de substituer des entraves à l'exercice de cet art, il conçut ritéiiTause idée de le perfectionner.
Notre collègue sollicita M. le Préfet de police d'engager la Société d'Encouragement à mettre ce projet de perfectionnement au concours, M. le Préfet accueillit cette demande avec une bienveillance extrême, et il se chargea de faire lui-même les fondsduprïx. C'est à de pareils traits que la vraie pliilantropie,que le véritable patriotisme ae reconnaissent. Heureux le Magistrat qui laisse 'de tels souvenirs et dont il est permis d'honor» (dtlsi là mémoire i
La Société d'fincoaragement, prévenu dans ses désirs, s'empressa de seconder 1m vues de M. le Préfet , elle tâcha même de leur donner quelque extension en appelant aussi l'attention des concurrens sur la qualité des produits de la boyauderie. En conséquence le programme fat rédigé, et les deux questions suivantes en firent la bast.
« 1°. Trouver un moyen chimique ou mécanique' pour s enlever la membrane muqueuse des intestins traits
fluaieurs membres do Comité des arts MmkfMes y â«i&q«iels <mal)Mii voulu ni*Ad joindre^ ont ptis succetsi'* Tement connaissance 4e oes trois mémoivei. Il« «e sont eftsuite r^unk poâr entre|n*eiidte «n «omaitta les expérifitiees et les l'echerohes qui otvt été fugées néeessidves. On in*a chargé dé rendre compte ûu résultat de ce trâyail et de faire connaître au Conseil l'opinion de la Obniaiission, je vais essayer tie remplîr cette tâche.
Je ne chercherai point à présenter ici une analyse détaillée de chacun des Mémoires'qui nous ont été adressés , il faudrait dépasser de beaucoup les limites quW doit s'imposer dans un rapport. Je nro libmerai donc à les considérer dans leur ensemble ^ ^t à ea faire ressortir les points qui méritent particulièrement de fixer lUtttemtiott de la Société.
Parmi les trois Mémoires du concours i, 4leux surtout se font remarquer par l'excellent esprit dans lequel iU çont rédigés : ce sont les n®». i et 3. L'auteur du premier avoue qu'il a peu pratiqué l'Arl; de la Boyauderie ^ mais il est facile de voir , à la manière do»t il rend compte de toutes les opérations et aux détails dans lesquels il entre^ qu'il en a fait une étude approfondie et qu'il possède des connaissances très-variées. Cet auteur vérifie l'épigraphe dont il a fait choix. Il démontre^ par son Mémoire , tout ce qu'on doit espérer del^heureuse influence que la chimie peut eaF&vcar sur une £oule d'arts encore peu avancés*
Il est facile de reconnaître , à la lecture du n©. 3 , que son auteur y sans faire preuve de connaissances théoriques aussi étendues y li'en possède pas moins toutes les notions nécessaires à l'intelligencçet aux progrès de son art. C'est un fabricaq4: consommé j son Mémoire est un bon Traité
D dde , ce qui n'est pas ihMmant , attendn qu'en arrivant D det abattoirs ils sont le plus souTcnt dans cet état. On a a versé dessus environ ao litres d'eau y et du réactif a pour la valeur de 60 centimes. Le tout a été remué , la patréfactiouadisparu.OnftUîsséaiacérerdouzeteuresj D en remuant de temps en temps. La température était » pendant cette expérience, comme dans les précédentes, D de 1 o à 1 9 degrés thermomètre de Réaumnr.
a Après douzeheures demacérstion, la putréfaction aV s Tait pas reparu. Les boyaux ont été mis dans un baquet p presque plein d'eau , ratisses facilement , lavés et déo gorgés selon la méthode ordinaire (ils sont plus blancs o que par le procédé ordinaire), ensuite soufiElés sans o pour cMa répandre l'odeur fétide des boyaux fermentes^ o L'insufHation est la vraie pierre de touche de cet art , D et la première fois j'ai pu croire, sans trop d*Bmour- ■> propre, être arrivé àun résultat heureux(i).
(i)aLe« quinzepaqaGtsdont noas avons parié CanniiMentTiiigei> huit à trente carones, ainsîk dépense que ce procédé occsaiomie une s'éiève pas k plus de 3 ou 4 pour 100 de la valeur de la mat- ■ chandiae fabriquée, laquelle, éLmiplos belle, obtiendra un débit* » plus facile. D'un autre cAté , le fabricant épiouvera notns-de dé*
39 En effet f outre la dûpantibii de la fermentation I» putride^ mon ptoeédé faisant décoller plus promptemcKt » la membrane mucineusey le boyau devait consenrér plus s> de ténacité et de force ^ ou 9 comme le disent les ou-* 9> Trier» ^ pliia de nerf. L'espérience a confirmé ce £ixti
» Les boyaux, sortant du ventre de Panimal / et étant a» mis à macérer avec mon réactif, laissent décoller* la » membrane muqueuse après douzeà quinze heures de ma* 39 cération^ ils sont beaucoup plus blancs, ce dont on pourra s» se convaincre par la vue des échantillons. Dans leur 30 préparation 5 nulle odeur fëtide ne s^st montrée.- Ils 99 sont séchés et subissent les autres opérations d'après la 39 méthode actuelle , et peuvent être livrés au comm^oe t> avec au moins le même avantage que les boyaux de po première, qualité. »
En supposant vrais tous les laits annoncés, il est certaÎB jqûe cette méthode doit obtenir la préférence sur les autces y puisqu'elle ofFre tous les genres d'avantages. Vous voyea eii effet , Messieurs , que là putré&ction , alors même qu'elle s'est déjà manifestée , se trouve immédiatemeni paralysée , et que les produits , loin d'en être altérés^ sont de meilleure qualité et d'une plus facile et plus prompte fabricatioâ. U ne s'agissait donc plus que de la réalité de toutes ces assertions ; mais l'autÈur avait ctu , dans l'in*
» chet , attendu qae la fermentation détruit la ténacité des boyaux , » ce qni est prouvé par la plus grande difficulté que les ouvriers w trouvent à dégraisser un boyau déjà avancé > lequel se troue dan» u ce cas bien plus facilement. Ces causes n'existeraient pas y que la i> salubrité pubfique devrait exiger l'adoplion de ce procédé; la VI routine et les préjngés^ s'y opposeront peut<être. »
{Fopouit seulen^t de ae conforvaer f à cet égi^d , à tgiit ce qu'exigerait k So ciété d*£nc cwragemeB t. La Commuioti M tnMiTMit dons l'itDposuhîUté de prononcer aaaa ecquénr «atte MnnaiMance , voiu a. denutndé et a oblcwi IVutoiii- Mtk>a de comnlviiîquo atcc l'aMteur et de bif e répéter lasaxpérieiiceg. Touales mojens d'acquém uaepkineat oaiière coitTMitioB à cet égKii nous ont été fournil. D» «ipérîeiioes en petit furent d'abord faites chec M. lâbarnqne , pharmacien distingué de Paris, et auteur dudk JdéHu>ÎBe. Oa avait cLoisl pour ces premiers essais des iK-^ testins de diwraes espèces d'animaux, «t particulièrement .de bceafs, de chiens et de ckate. Ces inteitiiiSj eixtraits depuis sûl boit jouis, étaient météorïsés. Ils ■umageaient 1« liquida dans lequel ils i>aignai«nt, et avaient déjà cob> timcté «se odeur des plus fétide*. Fartion du réactif fut versée dans chaque terrine , à l'instant même ta putridité disparut. A peine reconnaissait-on une légère f>deur appartenant à la substance employée. Tous TOtCammissaîres iiijFent fiappés de la promptitude de cette réaction , elle est vroiroeat instantanée. Une antre série d'expériences fut entreprise pour constater les effets de cette même substance sur les boyaux frais. On en mit donc un certain nombre en macémtion avec le mélange convenable , et on laissa l'action se prolonger tout le temps prescrit par l'autenr (i). Après ce terme , nous vtmes la membrane muqueuse se détacher avec autant de facilité que ai l'intestin eût subi la macération ordinaire.
lia Commission , pour s'acquitter complètement du
(0 Dcui bcures.
mandat qui lui était confié , désira que toutes ces expériences fussent répétées en grand et dans un atelier d^ monté. M. Milan, établi à Clichy, voulut bien mettre sa boyauderie à notre disposition. Quatre Commissaires s^j réunirent , MM. Mérimée , Darcet , Fayen et moi (i). Nous parcourûmes d'abord l'atelier où se font le dégraissage et la macération. Une vingtaine de tonneaux s'y trouvaient remplis d'intestins de deux ^ trois et quatre jours. La température atmosphérique était très-élevée ; c'était dans une des plus belles journées de l'été dernier j at la fermentation putride marchait si ' rapidement , qu'il £a.llait une sorte de courage , je ne dirai pas pour rester dans cet atelier j mais seulement pour le traverser , tant la puanteur était forte. Néanmoins M. Labarraque fit d'abord laver les dalles du sol ; il versa ensuite dans chaque tonneau une quantité convenable de son réactif , fit agiter pour que le mélange fût exact $ et après avoir fait fermer tout l'atelier , il fit faire une fumigation de chlore pour atteindre les exhalaisons encore répandues dans Patmosphère j puis on opvrit portes et fenêtres , et lorsque Patelier fut bien aéré , pous entrâmes pour nous assurer de l'effet produit sur ces masses d'intestins entassés dans les tonneaux. Nous trouvâmes , comme dans les expériences précédentes , l'odeur annullée y et il nous fut possible alors de rester long>temps dans l'atelier sans éprouver le moindre dégoût. Je ne terminerai pas cet article sans citer un fait qui nous causa quelque sur-»
(i) M. Pelletier, membre <lu Conseil de salubrité, a été témoin d^expériences en petit; mais étant indisposé ,il n'a pu se rendre à CUchy,
apprécier la qualité d*nne corde il fkat nue longoe suite d'expériences ; et lorsqu'il s'agit , comme dans ce ca<-cîf de £iire un grand nombre dressais comparatifs, le temps que cela exige est trop considérable pour que des pér- (onnes aussi occupées puissent s'y livrer entièrement. Noua n'avons donc pu , par c^ vioyen , obtenir que des renseignemens trop vegnes pour qu'on puisse s'y fixer. On en jugera par la manière dont M. Baillot termine le rapport qu'il a bien voulu nous adresser.
a Ce n'est pas sur nu si petit nombre d'expériences
» faites en si peu de temps , que l'on peut obtenir us » jugement^ quelques individus ne suffisent pas pour » faire connaître Pespèœ. Je puis seulement affirmer » que j'ai trouvé de bonnes chanterelles dans les trois 30 numéros du concours ; mais je ne puis en connaître^ BB dans un si .court espace de temps et avec une si petite » quantité de <:ordes , ni la force de résistance ' ni la a> durée, et encore moins les comparer à celles de Na* 3» ple«. J'estime que les luthiers experts peuvent seuls » avoir une somme d'observations capables de déter- » miner un jugement à cet égard; »
Tous les autres renseignemens que nous avons pu recueillir sur ce point 9 se sont trouvés conformes à celui de M. Baillot. Il en résulte donc que tous les concurrens ont •présenté de bonnes chanterelles, que tous en ont présenté de mauvaises* Au reste , ced n'étonnera pas lorsqu'on saura que, parmi celles de la meilleure fabrique de Na- .ples^ il s'en trouve aussi, et en assez grand nombre , de qualité inférieure. M. Lupot , l'un de nos meiUeurs luthiers , celui auquel M. Baillot nous avait conseillé d'avoir recours , nous a dit qu'il estimait avoir été bien servi lorsque sur un paquet de trente chanterelles, de la fabrique de Guido jil s'en trouvaitquinze de bonnes, et lorsque, sur pareille quantité de nos meilleures fabriques , il en avait cinq à six. Ce résultat , tout fâcheux qu'il parait , nou« a du moins démontré la possibilité d'atteindre le but ; car si on réussit pour quelqu^-unes , il n'y a pas de raison pour qu'on ne réussisse pas à un plus grand ; le tout est de connaître les conditions essentielles à remplir , et c'est là précisément ce que nous ignorons. Il faudra donc avant tout déterminer ces conditions et ne plus s'abandonner
à cette sorte d^empirisme que les moindres circonstances viennent entraver dans sa marche. Aucun des concurrens ii*a fait de tentatives de ce côté ou du moins aucun n'a communiqué ses essais ; cependant on possède déjà un certain nombre de données qui pourraient servir de points de départ. On sait^ par exemple^ qu'une clianter^e mise en vibration sous une légère tension ne doit laisser apercevoir , dans ses nombreux trajets , que deux cordes situées aux extrémités de sa course. Lorsqu'on en voit une troisième qui occupe ^ pour ainsi dire ^ l'axe du mouvement, on juge que la chanterelle n'est pas bonne , et oh attribue ce phénomène à un défaut d'homogénéité y qui fait que toutes les parties de la corde n'arrivent pas en mêm^ temps à là situation horizontale y elles oscillent dans des temps différons. Une autre observation vient à l'appui de la précédente. Les artistes, comme les luthiers, veulent que la dianterelle soit d'un diamètre le plus égal possible dans toute sa longueur , car si elle varie de grosseur vers une de ses extrémités, ce qui arrive assez ordinairement , ce ne sera jamais par ce côté qu'ils la monteront. Il faut donc pour première condition que la corde soit homogène , bien cylindrique, et d'un diamètre égal au moins dans toute la longueur soumise à la vibration. On sait encore que pour qu'une chanterelle soit bonne , les trois intestins qui la composent doivent être tellement inhérens les uns aux autres , qu'ils semblent se confondre et n'en plus former qu'une seule. Alors la corde a de la transparence , et lorsqu'elle est roulée elle offre beaucoup de résistance à la pression qu'on lui fait subir entre les doigts \ elle a de la raideur. En général la chan-
relie qui jouit de ces propriéiié» ^/ monte {aeiiammi^n ton ; une fois tendue y dW aorn^erwe lu iran^parmifie et résiste Ibrtemeal; à Vami^ $ mai» ee qui en {ain le mérite essentiel ^ c'est qu'alors éUetiecit touîours l'accorde telles sont les principales qualités que po^ède une bonne chan* terelle ^ qualilsés qui paraissent dépendit asr*toul; dfund union plus Ultime enjtre les tiîois Gis ( car il n'en haA pas douter | c'est cette union plus intime qui en £>it un tout plus homogène et moin^ acpessible aux yariations de^cànr pérature et d'humidité : s'il m'est pormi^i d'dsjpnmev id ma manière de Toir , je dirai que je siû^ loin de penser quis ces propriétés dépendent uniquement de la quc^liAé dea intestins , mais qu'elles dép^;»dent aussi deJa* prépaiaticm qu'on leur fait subir. U me psjtait très^plrobablet que M on les dépouillait e¥ac4;ement des sels ou des akalis donf on les imprègne dans le priAcipe ^ U n'y aucaitaiicttii corps intermédiaire qui pût s'bppose.r- à leur adhéjrfiowa xuLturelle, et entretenir ainsi une porosité toujours nuisible. Au reste ^ ce ne sont kqi que de» eonjeetiures , et je n'y insisterai pa^ davantage*
Pour rey^oir ^ notre objet ^ p doi» dice que A0O.-rfieurlement nous V^yo^^ pu ^cquédi^ ^uciuqe <eoÀ'«kti(mi aur la qualité supérieure des léehantillons préëentési; mais qu'en outre nou» mciuq^ettis de dcmnées assez positives pour certifier. que les cordes .sOiumi^es à Pe:«iamen sonl: réellement de Êibrique française , bien que pour la plu*part elles aient été filée» sous nos yeux. Nous avons ire<connu la possibilité qu'elles fissent fabriquées avec des intestins préparés chez l'étranger et expédiés à l'état sec e quelques bains suffiseut alors pour les n^re dans le cas
d^étre £lé^. Dt^s t^ éit^ do (Pièces , toki iquel a été le fugeaieat qa!a àà porter la ^oaubismça^
4^, Au^nd» qjMie U première et priàoipale questaon^ cd^le proposée par M. le Pcéfet de pdlice^etponr laqueUe le prix a été fondé , se trouve complètement résolue par M. Labârraqne , auteur du Mémoire n**. i , laCommission TOUS propose de lui adjuger le prix entier , en lu! imposant néanmoins une condition à laquelle il se wumettra très -volontiers , c^est celle de rédiger un précis de son procédé , de le mettre à la portée de tout le monde ^ et d'en suivre avec zèle l'exécution dans les différens ate« liers. Cette mesure , si l'on veut mettre à profit la découverte de M. Labarraque , nous parait indispensable.
2°. Attendu le peu de données précises qu'on a pu obtenir sur l'origine et la qualité des cordes présentées, la Commission vous propose de faire de cette deuxième question un nouveau sujet de prix , et de le porter à deuje mille francs. Le programme qui en sera rédigé devra prescrire toutes les précautions voulues pour obtenir les garanties nécessaires , et il ^9t à -désirer qu^on prenne des mesures pour que ce programme soit connu de tous les fabricans de cordes.
3o. Attendu que les concurrens ont tous fourni un certain nombre de cordes de qualités supérieures , et qu'ils ont donné des preuves évidentes d'un talent distingué , soit sous le rapport de la fabrication j soit relativement à la description de leurs procédés , la Commission regardant M. Labarraque comme dignement récompensé par le succès qu'il a obtenu dans la première partie , vous propose d'accorder une médaille d'or , à titre d'encouragé-
ment ^ à chacun des deux Messieurs Savaresse ^ auteurs des no». 2 et 3. Nous espérons que les concurrens trou- Teront dans cette honorable distinction un nouveau motif pour redoubler de zèle et d^efforts.
L^ Assemblée générale approuve le Rapport et en adopte
les Conclusions.
FOUK EXTRAIT CONFORME y
S%né BARON DE6EKAND0 , Secrétaire.
l t/ l l^^%V^yM ) VV | WtjVt ft<V»lV>Vlfl^Vlin n^?1 i Y1^V************^^ft^*^^ft* l M* i *t^VI^^