‹ L'art du XVIIIe siècleChapitre 42 sur 64 · A^o^ice par Bucelly d'Estrées. ..^i". ,,î · texte numérisé non relu

A^o^ice par Bucelly d'Estrées. ..^i". ,,î

Mondonville imagine dans ce jeu une galanterie et se figure que La Tour veut lui faire présent du portrait. Ne voulant pas être en reste de procédés délicats, elle lui fait remettre un plat d'argent manquant, à ce qu'elle a vu, dans son bufl'et, et du prix de trente louis. Le nouveau présent n'est pas plus accepté que le premier; il est renvoyé, et madame de Mondonville apprend que M. de La Tour a mis à son portrait une taxe ordinaire de douze cents livres, et qu'il ajoute à cela qu'il ne doit avoir aucun égard pour des gens qui ne pensent pas comme lui sur le compte des BoufTons, dont la musique et les représentations comiques divisaient en ce moment tous ceux qui, à Paris, se piquaient de se connaître en musique.

L'argen t semble également avoir joué son rôle dans le portrait de la Reynière. La Tour, paraît-il, avait faitentendie qu'il voulait dix mille livres du portrait du financier et de la financière. Sur cette prétention, M. de la Reynière prit le parti de laisser au peintre les deux pastels. Cependant, au bout de plusieurs années, lassé d'avoir ces deux figures dans son atelier, La Tour faisait signifier par exploit à M. de la Reynière de les reprendre, et, devant la menace d'un procès, le financier se résolvait à payer à La Tour quatre mille huit cents livres, le prix auquel les artistes Silvestre et Restout avaient réduit le payement de leur ami *.

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