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EXPOSITIONS DE BOUCHER

AU SALON DU LOUVRE

Quatre tableaux cintrés représentant divers sujets champêtres.

Deux petits tableaux ovales représentant les Quatre Saisons.

Un tableau chantourné, représentant Vénus descendant de son char, soutenue par l’Amour pour entrer au bain.

Un autre tableau représentant l’Éducation ae PAmour par

Mercure.

Un grand tableau, d’une largeur de 14 pieds sur 10 de haut, représentant Psyché conduite par Zéphire dans le palais de ] Amour. Tableau destiné à être exécuté en tapisserie à la manufacture de Beauvais.

Ur autre tableau, de forme chantournée, un dessus de porte pour l’hôtel Soubise, représentant l’Amour et Céphale.

Un tableau en largeur, de b pieds sur 4 de haut, représentant la Naissance de Vénus.

Un autre, de même grandeur, représentant la Naissance de Vénus.

Un autre, un Paysage où l’on voit un moulin.

Un tableau en largeur, de r2 pieds 1/2 sur 2 de haut, représentant Diane sortant du bain avec ses compagnes.

Un autre, de même grandeur, représentant un paysage des environs de Beauvais.

Un autre, esquisse de paysage en largeur, de 3 pieds sur 2 de haut, représentant le Hameau de Issé, destiné à être exécuté en grand pour l’Opéra.

Huit esquisses de différents sujets chinois, pour être exécutés en tapisserie à la manufacture de Beauvais.

Un autre tableau, représentant une Léda.

Un autre, un Paysage de la fable du frère Luce.

Un tableau ovale représentant la Naissance de Vénus.

Un autre pendant, Vénus sortant du bain.

Un autre tableau chantourné, de 6 pieds de largeur sur pareille hauteur, représentant la Muse Clio, présidant à l’Histoire et à l’Eloge des grands hommes.

Un autre de même forme, faisant pendant, représentant la Muse Meîpomène qui préside à la Tragédie.

Un autre, représentant un Paysage où l’on voit un moulin et une femme donnant à manger à des poules.

Un autre, faisant pendant, représentant une vieille tour et sur le devant des blanchisseuses.

Un autre petit Paysage de forme chantournée, représentant un vieux colombier et un pont ruiné sur lequel une femme et son enfant regardent pécher.

Un tableau chantourné, représentant un Sujet pastoral.

Une esquisse à gouache, représentant Vénus sur les eaux.

Plusieurs dessins réunis sous un même numéro.

BOUCHER

Un tableau de forme chantournée, représentant l’Eloquence avec ses attributs.

Un tableau formant pendant, représentant l’Astronomie.

Deux tableaux destinés à être placés dans le Cabinet des médailles, à la Bibliothèque du Roi.

Un tableau ovale, représentant les forges de Vulcain; tableau destiné à la chambre à coucher du Roi, à Marly.

Deux tableaux pastorals.

Une grisaille, représentant le sujet allégorique d’une thèse dédiée à M. le Dauphin.

Un tableau ovale, représentant un Berger qui montre à jouer de la flûte à sa Bergère.

Un autre petit tableau carré, représentant une Nativité.

Un tableau en hauteur, de 5 pieds 1/2 sur 4 de largeur, représentant une Adoration des Bergers pour la chapelle du château de Bellevue.

Quatre Pastorales de forme ovale : la première représentant des Amants surpris dans les blés ; la seconde, un Berger accordant sa musette près de sa bergère ; la troisième, le Sommeil d’une bergère auquel un rustaud apporte des fleurs ; la quatrième, un Berger qui montre à sa bergère a jouer de la flûte.

Deux grands tableaux en hauteur, de 11 pieds sur 9 de large : l’un représentant le Lever du soleil, l’autre le Coucher du soleil. Ces tableaux devaient être exécutés en tapisserie à la manufacture des Gobelins, par Cozette et Audran.

Quatre tableaux représentant les Quatre Saisons figurées par des enfants : tableaux destinés à la salle du Conseil, à Fontainebleau.

Un tableau de 10 pieds en carré, représentant les Forges de Vulcain. Ce tableau, qui était au Roi, devait être exécuté en tapisserie par la manufacture des G-obelins.

Portrait de la marquise de Pompadour.

Pastorales et Paysages sous le même numéro.

Tableau cintré, de 2 pieds de haut sur 1 pied de large, représentant le Sommeil de l’Enfant Jésus.

Deux tableaux ovale s, d’environ 2 pieds de haut sur 1 pied 1/2 de large, représentant : l’un Jupiter transformé en Diane pour surprendre Calisto ; l’autre Angélique et Médor. Ces tableaux étaient tirés du cabinet de M. Bergeret de Grandcourt.

Deux Pastorales, de 7 pieds 6 pouces de haut sur 4 de large.

Quatre Pastorales, de 15 pouces de haut sur 13 de large.

Une autre Pastorale ovale, de 2 pieds de haut sur 1 pied 6 pouces de large.

Un tableau, de 2 pieds 6 pouces de haut sur 2 pieds de large, représentant une Jeune Femme attachant une lettre au col d’un pigeon.

Un Paysage, de 2 pieds de large sur 1 pied 6 pouces de haut.

Un tableau de 9 pieds de large sur 6 pieds 6 pouces de haut, représentant une Marche de Bohémiens ou Caravane, dans le goût de Benedetto Castiglione.

ŒUVRE GRAVE

DE BOUCHER

Eaux-Fortes de la main du maître.

D’après le « Peintre Graveur Français continué » de M. de Baudicour, Bouclier, avons-nous dit, aurait gravé à l’eau-forte 182 pièces. Il y en a 44 d’après ses compositions, 12 d’après Blœmart, 1 d’après Loutherbourg et 125 d’après Watteau, dont 104 pour les Figures de différents Caractères , de M. de Julienne.

Portraits.

Madame la marquise de Pompadour, morte en 1764, gravé par Watson. Ce portrait, qu’on trouve généralement en tête de la suite d’estampes gravées par Mme de Pompadour, semble la copie d'une estampe non terminée dont une épreuve existe à la Bibliothèque nationale. Serait-ce le buste en hauteur indiqué dans le catalogue Paignon-Dijonval comme gravé par Daullé?

Tête de Flore, d’après le dessin le M . Boucher (portrait présumé de Mnie de Pompadour) , grav ; par Bonnet en manière de pastel. — Woldemar de Lowendal, >ravé par de Larmessin. — Femme de profil lisant les lettres “’Héloïse et d’Abélard (portrait de femme inconnue), gravé par Demarteau en manière de crayon.

Parmi les portraits peints non gravés :

En 1781, à la vente du duc de Ménars, un tableau (H. 3 pieds, L. 2 pieds) représentant Mme de Pompadour, vêtue d’une roi e de taffetas garnie de gaze, appuyée sur un piédestal portant une

L’ART DU XVIIIe SIÈCLE,

figure de femme assise, arrêtant l’Amour prêt à l’embrasser : tableau acheté 154 livres par le duc de Chaulnes, celui qui devait épouser Alexandrine, fille de Mmo de Pompadour. En 1781, à la vente Sireul, passait le portrait de Boucher peint à l'huile sur papier, esquisse ingénieuse où le peintre s’était représenté visité dans son atelier par Vénus et les Amours : 12 livres. En 1820, à la vente Craufurt, un portrait de Mme de Pompadour à sa toilette, en négligé (H. 28 p. , L. 12 p.). En 1845, à la vente Cypierre, un portrait d’homme signé, tenant un violon. A la vente Morland, à Londres, un portrait de Marie Leckzinska, 5,500 francs. En 1867, à la vente Laperlier, un portrait signé et daté de 1749, représentant un enfant de France, entouré de ses jouets : 1,560 francs. En avril 1868, un portrait d’un dauphin de France mangeant sa bouillie dans une assiette du Japon, toile provenant de la collection du comte de Pembrocke : 1,605 francs. La même année, à la vente Didier, le grand portrait en pied de Mme de Pompadour, vêtue en soie jaune, provenant de la vente Véron : 28,000 francs.

M. Didier possédait encore un grand portrait de Mme de Pompadour, daté de 1758, où la favorite, habillée de bleu, est représentée un livre à la main.

Au Louvre, dans la galerie La Caze, existe, peint sur un morceau de carton, un portrait de femme vue à mi-corps de trois quarts, les mains dans un manchon, et portant une pelisse de velours bleu garnie de fourrure. Il s’y trouve également un portrait de Boucher dans son atelier, où le peintre, vêtu et coiffé de rouge, est assis devant un chevalet portant un paysage : une esquisse jetée sur une toile ovale.

Le Musée de Tours possède trois tableaux signés et datés de 1750, parmi lesquels un Apollon et une Latone, qui seraient, d’après la tradition, les portraits du duc et de la duchesse de Choiseul, provenant du château de Chanteloup.

Parmi les portraits dessinés non gravés :

En 1776, à la vente de Blondel de Gagny, le portrait de Mlle Rivière, danseuse de l’Opéra : 35 livres 19 sous. En 1781, à la vente Sireul, le portrait de Mme la marquise de Pompadour, vue des trois quarts, coiffée en cheveux, et la gorge à demi découverte, un des chefs-d’œuvre du pastel : 200 livres. Une esquisse au crayon noir et blanc, su* toile, qui semble la première

BOUCHER

pensée du tableau de M. Didier : 6 livres 3 sous. Et un certain nombre de portraits pastellés pour le Cabinet des beautés dont parle Bernouilli. Et encore le portrait au crayon de Lemoÿne, âgé de trois ans, portrait daté de 1745, et qui a passé dans une vente du 19 mai 1828.

Sujets religieux.

L’Annonce des Bergers, gravé par Lempereur fils. Le dessin de cette composition était vendu, sous le n° 528, à la vente de Lempereur, en 1773. — David et Bethsabé, gravé par Voyez. Un grand dessin à la sanguine de cette composition était acheté en 1788 par le graveur Campion, â la vente d’Aliamet, graveur du roi, vente où passait une grande partie des dessins gravés par Demarteau. — Départ de Jacob, gravé par Elisabeth Cousinet, femme Lempereur. Ce tableau, peint sur toile (H. 20 p., L. 16 p.) a été vendu, à la vente du comte de Vence, 22 livres, en 1760. — Et ecce angélus, gravé par Lempereur. — Et ecce Rachel, gravé par Cars. — L’Éducation de la Vierge, gravé par Charpentier, dans le goût du lavis. — Jésus-Christ, gravé par Vallée ; La Sainte Vierge, gravé par Vallée ; Saint Pierre, gravé par Houssard ; Saint Barthélemy, gravé par Brion ; Saint Matiiias, gravé par Vallée ; Saint Jude, gravé par Brion ; Saint Simon, gravé par Brion ; Saint Mathieu, gravé par Jacob; Saint Philippe, gravé par Aubert; Saint Jean, gravé par Jeaurat; Saint André, gravé par Jacob; Saint Thomas, gravé par Jacob; Saint Jacques le majeur., gravé par Brion; Saint Jacques le mineur, gravé par Jeaurat ; Saint Paul, gravé par Aubert. Ces quinze estampes, portant le millésime de 1726, sont à l’adresse de Jeaurat. — La Lumière du monde, gravé par Fessard; cette toile (H. 64 p., L. 47 p.) se vendait, à la vente de Mnie de Pompadour, 722 livres. L’esquisse en grisaille se vendait en 1769, à la vente Cayeux, 33 livres; à la vente d’Ennery, en 1786, 160 livres. On la retrouve enfin, au commencement du siècle, à la vente de M. Nicolas, marchand d’estampes. — Mariage des enfants de Dieu et des hommes, gravé par Brion. — La Nativité, gravé par Huquiér-. — Notre-Dame des Victoires, gravé par Scotin. — Primitia martyrum societatis Jesu in ecclesia japonica, gravé par Cars. — Responderuntj que Laban, gravé par Perronneau. — Le Samaritain chari-

L’ART DU XVIIIe SIÈCLE.

table, gravé par Tardieu. — La Sainte Famille, sans nom de graveur. — La Séparation de Laban et de Jacob, gravé par Daullé.

Parmi les peintures religieuses non gravées :

Une Adoration des Bergers, une Adoration des Rois, une Présentation au Temple, exécutées avec le procédé qu'affectionnait. Boucher, c’est-à-dire peintes sur papier, en grisaille à Thuile, passaient à la vente de Boucher, après son décès. La « Présentation au Temple » se vendait 228 livres. A la vente de son gendre Deshays, faite en 1765, avaient été offertes aux enchères trois répétitions d’une « Assomption », deux toiles en grisaille et une toile colorée, d’une hauteur de 4 pieds. On avait remarqué aussi une « Prédication de Saint-Jean-Baptiste ». A la vente que le sculpteur Le Lorrain avait faite en 1758, avant de se rendre en Russie, une esquisse représentant « l’Entrée de Jésus-Christ à Jérusalem » s’était vendue 60 livres. En 1767, à la vente Julienne, « Noé entrant dans l’arche » et « Noé offrant un sacrifice à la sortie de l’arche », deux peintures sur bois (H. 12 p., L. 24 p.) s’étaient élevées à 1,190 livres.

1777, à la vente de Blondel de Oagny, « Rébecca recevant les présents du serviteur d’ Abraham » (H. 3 pieds 2 p., L. 2 pieds 10 p.) se vendait 1,330 livres. Le dessin à la plume et au bistre de cette composition passait à la vente Bergeret, en 1786. La même année, à la vente de M. de la Tour d’ Aigues, « Samson endormi sur les genoux de Dalila », grisaille (H. 10 p., L. 13 p.) se vendait 46 livres. En cette même année 1777, à la vente Rohan-Chabot, passait « l'Ange se faisant connaître à la famille de Tobie » et un « Sacrifice de Jephté ». En 1779, à la vente du prince de Conti, le « Sacrifice de Grédéon » (H. 3 pieds 11 p., L. 2 pieds 7 p.), tableau déjà vendu en 1773, chez M. Vassal de •Saint-Hubert, 1,400 livres, était poussé à 2,012 livres. Le même tableau était acquis à une vente du 19 juillet 1802 par le prince Demidoff, pour la somme de 225 livres. La même année 1779, à la vente Trouart, la « Prédication de Saint-Jean », esquisse en grisaille sur papier, se vendait 25 livres. En 1781, à la vente du marquis de Ménars, le petit « Saint-Jean en acte d’adoration devant l’Enfant Jésus » était acheté 363 livres. Dans une vente faite en avril 1785, passait une esquisse de « Moyse tiré des ^eaux », composition de neuf figures.

A la vente du cabinet Lebrun, en 1791, « l’Enfant Jésus bénissant saint Jean », tableau provenant de la vente de la présidente de Bandeville, se donnait pour 86 francs. A la vente d’Augustin de Saint- Aubin, un « Eliézer offrant des bijoux à Rebecca de la part d’ Abraham », d’un format un peu plus petit que le tableau de Blondel de Gfagny, joint à une esquisse des «. Pèlerins d’Emmaüs », ne dépassait pas les enchèresde 63 francs.

On sait que Boucher a peint une « Adoration des Bergers » pour la chapelle de Bellevue; j’en possède une esquisse à l’huile sur papier.

Parmi les dessins religieux non gravés :

En 1766, à la vente du peintre Aved, une « Présentation au Temple^», dessin à la plume (H. 11 p. 3 1., L. 7 p. 3 1.), En 1770, à la vente après décès de Boucher, « l’Incrédulité de Saint- Thomas », dessin à la pierre noire et au crayon blanc (H. 10 p., L. 16 p.), « dessjn que Boucher regardait comme un de ceux qui le flattaient le plus, et qu’il n’avait jamais voulu vendre, quelques instances qu’avaient faites auprès de lui différentsamateurs. » A la même vente, il y avaitencore un « Saint-Pierre sur les eaux et un « Moyse recevant les tables de la loi ». En 1773, à la vente Lempereur, passaient, sous le n° 536, la « Décollation de saint Jean-Baptiste » et les « Pèlerins d’Emmaüs ». En 1775, à la vente Mariette, un « Repos en Egypte » fait au pinceau trempé dans le bistre, se vendait 36 livres. En 1781, à la vente de M. de Sireul, une « Adoration des rois »,. bistre rehaussé de blanc, était acheté par le libraire Nyon, 260 livres, et une « Adoration des bergers », pierre noire rehaussée de blanc, 400 livres, par le peintre Hubert Robert. En 1785, à la vente Saint-Maurice, figurait « Notre-Seigneur et le Mauvais riche », dessin à la plume et au crayon noir. En 1786,. à la vente Bergeret, passaient la « Résurrection de Lazare »,* composition de douze figures au Cray n noir et blanc, sur papier bieu; un dessin à 1a, plume et au bistre, représentant Notre- Seigneur guérissant l'aveugle-né à la porte du Temple »; une composition de quinze figures, à la sanguine et au crayon blanc, représentant Joseph vendu par ses frères, dessin acheté a la vente Trouard, 167 livres; « Estlier devant Assuerus », composition de quinze figures à la plume et au bistre ; le « Mariage-

de la Vierge », bistre; « Notre-Seigneur remettant à saint Pierre les clefs du paradis », dessin à la plume, mêlé d’estompe: une « Descente de croix », sanguine. En Pan VI de la République, à la vente de Bazan, se vendaient, dans un lot de dessins du Maître, une « Réconciliation de Jacob avec Esaü » et les « Pèlerins d’Emmaüs ».

Il existe à l’Albertina, parmi le grand nombre de dessins de Boucher, plusieurs compositions religieuses, entre autres « l’Assomption de la Vierge ».

Scènes mythologiques.

L’Amour att bain, gravé par Dugy. — L’Amour désarmé, gravé par Fessard. Le danseur Vestris achetait à la vente du marquis de Ménars l’original, peint sur une toile de 3 pieds 6 p. sur 2 pieds 8 p. L’original ou une répétition se vendait 4,010 fr. à la vente du comte de Pembrocke, en 1862. — L’Amour est un Dieu sans conduite, indique par Heinecken sous le titre de « Cérès endormie », sans nom de graveur. — L’Amour enchaîné par les Grâces, gravé par Beauvarlet. Le tableau ou une répétition se vendait en 1865, à la vente du comte de Morny, 19,000 francs. Defer dit qu’à la vente Pariseau, ce tableau n’avait atteint que le prix de 775 livres. Le dessin de cette composition, dessin capital au crayon noir et au pastel, provenant de la vente Randon de Boisset, était acheté 261 livres à la vente du 14 avril 1784. — L’Amour instruit par Mercuke, du cabinet de M. Prousteau, gravé par Basan l. — L’Amour modeste, gravé par Michel. — L’Amour moissonneur, du cabinet Dorbais, gravé par Lépicié. — L’Amour nageur, gravé par Aveline et Sornique. - L’Amour oiseleur, gravé par Lépicié. — L’Amour rend hommage a sa mère, gravé par M. Janinet. — L’ Amour, porté par les Grâces, gravé par Daullé, d’après un dessin. — L’Amour sur les eaux, gravé par Levasseur. —

1. Les compositions primitives de « l’Amour instruit par Mercure » et de « l’Amour enchaîné par les Grâces » font partie des appartements du palais des Archives nationales, ainsi qu’une « Vénus descendant de son char pour entrer au bain » et que le tableau d' « Aurore et Céphale ». Une composition différente d’ « Aurore et Céphale » est conservée au Musée de Nancy.

BOUCHER

L’Amour vendangeur, gravé par Fessard. — Les Amours en gayeté, gravé par Daullé, d’après un dessin. — Les Amours folâtres, gravé par Aveline, d’après un dessin. — Andromède, gravé par Boucher et par Aveline. — Apollon et Daphné, gravé par Floding, en manière de bistre. — Arion, gravé par A. de Saint-Aubin et Pasquier. La première idée de ce tableau, un dessin à la plume, rehaussé de blanc, se vendait 45 livres à la vente Sireul. — Arrivée de Télémaque dans l’ile de Calypso, gravé par Patas. — Les Bacchantes endormies, dédiées à M. Navailles, chef du gobelet du Roy, gravé par Gaillard. — Bacchantes vendangeant, gravé par Saint-Non, au vernis mou.

— Belles nymphes, ce tendre badinage (plafond), chez Lerouge.

— Danaé, gravé par...., — Diane et Actéon, gravé par Tardieu. — L’Enlèvement d’Europe, gravé par Duflos. Ce tableau (H. 5 pieds, L. 6 pieds) passait en 1769 à la vente Prousteau, où il se vendait 150 livres. — Enlèvement d’Europe, gravé par Aveline, composition différente de la composition de Duflos. — Enlèvement d’Europe, gravé par Pelletier, composition différente des compositions gravées par Duflos et par Aveline. Un fragment d’une composition encore différente a été encore gravé par lui et publié chez Basan. — Érigone vaincue, gravé par Duflos. — La Fête de Bacchus, sans nom de graveur, faisant partie d’une suite de quatre pièces dont les trois autres sont : la Balançoire, le Retour de chasse, les Pescheurs, dont Heinecken attribue la gravure à Laurent. — Le Fleuve Scamandre, gravé par de Larmessin. Le dessin aux trois crayons de cette composition passait, en 1766, à la vente du peintre Aved. — Flore, gravé par..... — Flore et l’Amour, gravé par Legrand. — Les Grâces au bain, gravé par Ryland, d’après un dessin. — L Hymen et l’Amour, chez Beauvarlet. La grisaille, de 14 p. 4 1. de haut sur 10 p. de large, passait à la vente du fermier générai Bergeret. — Jupiter et Calîsto, gravé par Gaillard. Ce tableau, après avoir passé en 1779 à la vente de Gevigney, se vendait },000 livres, en 1786, à la vente du chevalier de Cene. Il repassait, en 1795, à la vente du ministre Calonne, en Angleterre, où il se vendait 13 livres sterling 1/2. — Jupiter et Léda, gravé par Ryland. Ce tableau ou une reproduction serait au musée de Stockholm. — Le Mariage de Psyché et de l’Amour, gravé par Beauvarlet. Le tableau original, signé Boucher, 1744 (H. 93 c., L. 139 c.), se vendait,

L’ART DU X Y 1 1 Ie SIECLE.

en 1867, à la vente Laperlier, 10,500 francs. Une esquisse avancée de cette composition se vendait en 1872, à la vente JBaroilhet, 950 francs. Le dessin de cette composition coloriée à l’huile sur papier passait à la vente du ministre Galonné, en Angleterre, où il se vendait 2 livres sterling. — La Mort d’Adonis, gravé par Surugue. — - La Mort d’Adonis, gravé par Aubert. Ce tableau, ainsi que celui de la naissance d’Adonis (H. 2 pieds, L. 2 pieds 6 p.), se trouvaient tous deux dans la collection Lalive de Jully. Le gazetier Metra les achetait, en 1770, à la vente de la collection, 1,021 livres. Us se retrouvent, en 1868, à la vente Henry Didier et se vendent 4,100 livres. Le dessin au crayon rouge de la Mort d’ Adonis se vendait, à la vente Sireul, 12 livres, — La Musa Clio, gravé par Daullé. — La Muse Erato, gravé par..... Ces deux tableaux appartenaient à Madame de Pompadour. — La Naissance d’Adonis, grave par Scotin. — Naissance de Bacchus, gravé par Aveline. A la vente Paul Périer, en 1748, lord Hertfort achetait ce tableau avec un « Enlèvement d’Europe », 2,820 francs. — Naissance et Triomphe de Vénus, gravé par Daullé et par Duflos. Ce tableau, qui porte la date de 1740, et qui fut acheté 1,600 livres par le comte de Tessin, semble être celui qui est conservé au Musée de Stockholm. — Nayades, gravé par Thiers. — Ne cessons de craindre une Belle, gravé par Aubert et par Petit, avec une légende en allemand. Ce tableau, représentant Vénus couchée et endormie près de l’Amour, et qui avait déjà passé en 1780 à la vente Prault, était vendu 1,250 livres à la vente du chevalier de Cene, en 1786. Ce tableau, que l’expert Paillet comparait aux plus belles productions de Lemoine, repassait dans une vente d’avril 1793. — Neptune et Amymone, gravé par Danzel. Composition exécutée pour la manufacture royale des tapisseries de la Couronne. — Les Nymphes au bain, gravé par Ouvrier, d’après un dessin. — Pan et Syrinx, gravé par Martinasie. Ce tableau se vendait, avec son pendant « Alphée et Aréthuse », 1,670 livres, à la vente Randon de Boisset. Une esquisse de Pan et Syrinx (H. 15 p., L. 20 p.) passait, en 1791, à la vente du cabinet Lesueur. Une première idée de ce tableau à la plume et au* crayons noir et rouge se vendait 18 livres à la vente Sireul. A la vente Cypierre, en 1845, une toile de Pan et de Syrinx se vendait ■ V francs et montait à 1,0 J 4 francs dans la /ente du 2 mars 18 oZ. — Psyché refusant les honneurs divins, grave

BOUCHER

par Parizeau, d’après un dessin. Ce dessin se vendait, en 1773, à la vente de Jacqmin, joaillier de la Couronne, 300 livres. — Quos ego, gravé par Tilliard et Aveline. — Le Repos de Diane, gravé par Pelletier. - Retour de chasse de Diane, gravé par Duflos. Une Diane chasseresse, je ne sais si c’est le tableau gravé par Duflos, se vendait 3,150 francs à la vente du comte de Narbonne, en 1851. C’est le tableau signé et daté 1742, qui est exposé au Louvre. — Talis ab æquoreis quondam Venus, gravé par Levasseur. Un fait curieux pour l’histoire de l’Ecole. Dans les premières années du siècle, dans les années de discrédit de la peinture française, une de ces Naissances de Vénus «ur les eaux, une composition de onze figures de grandeur naturelle, une toile d’une hauteur de 7 pieds, d’une largeur de 10 pieds, ne trouvait pas d’acquéreur à 180 francs, et était retirée de la vente faite en 1806 du cabinet et du fonds de marchandises de Lebrun. — La Toilette de Vénus, gravé par Duflos. Ce tableau est celui qui a passé à la vente San Donato, en 1870, et qui s’est vendu 25,000 francs. — La Toilette de Vénus, gravé par Janinet, en couleur. Ce tableau (H. 3 pieds 4 p., L. 2 pieds 6 p.) a été vendu, à la vente du marquis de Ménars, 587 livres; il repasse, en 1787, à la vente de M. de Boullongne, et est aujourd’hui la propriété de M. le comte de la Béraud ière. — Le Trait Dangereux, gravé par Poletnich, d’après un dessin. Cette académie au pastel Se vendait en 1763, à la vente Babault, 51 livres. — Vénus au bain, gravé en facsimilé par Demarteau. Le dessin est dans ma collection. — - Vénus donnant du nectar a l’Amour, gravé par Basan, et encore par Mlle Dupont, en couleur, sous le titre Vénus enivrant l’Amour. — Vénus entrant au Bain, gravé par Michel* d’après un dessin. — Vénus et Enée, gravé par Courtois. — Vénus et l’Amour, gravé par Daullé, d’après un dessin. — Vénus et les Amours, gravé par Gaillard. — Vénus et les Grâces au bain, gravé par Daullé. — Vénus jouant avec l’Amour, sans nom de graveur. — Vénus, se préparant pour le jugement de Paris, reçoit d’avance la pomme des mains de l’Amour. Ce tableau semble être un tableau possédé par le prince de Conti, qui l’aimait tant, qu’il le fit répéter en miniature par Charlier. Ce tableau, avec un jugement de Paris, se vendait, en 1781, à la vente Sireul, 232 livres. — Vénus sortant du bain, gravé par Michel, d’après un dessin. — Vénus sur les eaux, gravé par

L’ART DU XVIIIe SIÈCLE.

Moitte. L’esquisse de cette composition (H. 16 p., L. 27 p. 91.) passait, sous le n° 75, à la vente du fermier général Bergeret. — Vénus tranquille, gravé par Duflos. — Vertumne et Pomone, gravé par Augustin de Saint-Aubin. Ce tableau, avec le tableau d’Arion, tous deux mesurant (H. 35 p., L. 49 p, 6 L), passaient en 1786 à la vente du fermier général Bergeret. — Votre accord n’a rien qui m'étonne, gravé par Aveline, et en petit chez Basan, sous le titre du Prix de l’Amour. — Vulcain présentant a Vénus des armes pour Enée, gravé par Danzel. Cette composition, que les experts Joullain et Basan déclaraient pleine d’esprit et de feu, et disaient avoir été exécutée en tapisserie pour Madame de Pompadour, était vendue 199 livres à la vente du marquis de Ménars. C’est sans doute le tableau qui est au Louvre et qui est signé et daté 1732. Le dessin de cette composition, aux crayons noir et blanc, se vendait, avec le dessin de Vertumne et Pomone, 102 livres à la même vente. Une autre composition peinte du même sujet (H. 4 pieds, L. 3 pieds) était vendue 306 livres à la vente du 12 janvier 1778. Une autre composition peinte (H. 7 pieds 1/2, L. 5 pieds 30 p.) passait, en 1786, à la vente Watelet. Enfin, la composition qui figure dans la galerie La Çaze, sous le n° 161, viendrait de la vente Chardin, où elle se serait vendue 400 livres. — Représentations de figures mythologiques, gravées par Halbaur. Mauvaises gravures allemandes.

Parmi les tableaux mythologiques non gravés :

Les deux plus importantes compositions de Boucher qui figurent dans le catalogue de tableaux originaux, dessins et estampes sous verre, de feu Mme la marquise de Pompadour (28 avril 1766). Ce sont, sous le n° 14, « Le Lever » et « Le Coucher du Soleil », sur lesquels l’expert écrit : « J’ai entendu plusieurs fois dire par l’auteur qu’ils étaient du nombre de ceux dont il était le plus satisfait. Le jugement d’un artiste aussi modeste et aussi peu prévenu de ses talents que l’est M. Boucher, doit être cru. » Ces deux toiles (H. 9 pieds 10 p., L. 8 pieds) se vendaient 9,800 livres. Ils sont aujourd’hui en la possession de M. Richard Wallace. A cette même vente de Mme de Pompadour, la toile de Terpsichore et Polymnie (H. 3 pieds 5 p., L. 4 pieds 6 p.) se vendait 399 livres 19 sous. A la vente de Boucher, en 1770, « l’Enlèvement d’Orithie par Borée»,

BOUCHER

grisaille (H. 13 p., L. 10 p.), se vendait 180 livres; il s’y trouvait aussi un « Pygmalion amoureux de la figure qu’il a faite ». En 1877, à la vente de Randon de Boisset, un « Hercule et Omphale », dans le style de Lemoine, était acheté 3,84$ francs par M. de Sireul, à la vente duquel il ne se retrouvait plus que la copie, faite par Fragonard. La même année, à la vente du 27 décembre 1777, « Les trois Grâces supportant l’Amour te nant deux flambeaux », esquisse d’un tableau non exécuté, qu’on ne connaît que par la miniature de Chartier, conservée autrefois dans le cabinet du prince de Conti. Cette esquisse se retrouve au Louvre, dans la galerie La Caze, sous le n° 162. En

1778, à la vente de Mme de Cossé, « Vénus corrigeant l’Amour », joint à Vénus jouant avec l’Amour, se vendait 600 livres. En

1779, à une vente faite par le pçince de Conti, une toile de «Diane et Eudymion » se vendait 750 livres. La même année^ à la vente Trouart, « Le grand prêtre Cryseis offrant à Achille la rançon de sa fille Briseis ». esquisse en grisaille, peinte sur papier, se vendait 121 livres. En 1781, à la vente de Sireul, « Le Sommeil des Amours », tableau de Boucher, fait pour son ami Massé, se vendait 120 livres. La même année 1781, à la vente du marquis de Menars, « Vénus baignant l’Amour » (H. 3 pieds 4 p., L. 2 pieds 6 p.), composition que je ne crois pas gravée, était vendue 605 livres. A la même vente, « Vénus et l’Amour endormis près d’un rosier, avec deux amours qui soutiennent une draperie au-dessus de leur sommeil » (toile ronde, diamètre 3 p. 1/2), était achetée 300 livres. En 1783, à la vente Blondel d’Azincourt, se vendaient 680 livres un « Repos de Vénus » et un « Repos de Diane », dont la description du catalogue ne s’accorde pas avec les estampes gravées. En 1784, à la vente du 14 avril faite par Lebrun, passaient « Les trois Grâces endormies » (H. 22 p., L. 26 p.). En 1785, à la vente du 28 décembre, passait une esquisse représentant « Le Lever de l’Aurore » (H. 24 p., L. 19 p.). En 1786, à une des ventes Choiseul, passait une « Bacchante accompagnée d’enfants jouant avec des raisins. » La même année 1786, à la vente Bergeret, passaient « Diane et Endymion », esquisse peinte en grisaille, de forme ovale, et « Pygmalion amoureux de sa statue », autre esquisse en grisaille. La même année 1786, à la vente Watelet passait « Mercure confiant le jeune Bacchus aux nayades », tableau de (H. 5 p. 1/2, L. 8 p. 1/2). En 1787, à

L'ART DU XVIIIe SIÈCLE,

la vente Vaudreuil, « Hercule et l’Omphale », de Randon de Boisset, était vendu 700 livres. En 1788, à la vente du marquis de Montesquiou, passaient deux esquisses (H. 18 p.; L. 23 p.), représentant la « Naissance et la Mort de Méléagre ». La même année, a la vente du duc de Richelieu, passait une « Clio sur les nuages », tableau de forme chantournée (H. 2 pieds 5 p., L. 5 p.). En 1793, à la vente de Donjeux, passait un « Triomphe de Vénus et de Neptune sur les eaux », composition de 25 figures peintes en grisaille (H. 18 p., L. 33 p.). En 1800, à la vente du comte A. de G..., faite à Moscou, était livrée aux enchères russes, une « Danaé recevant la pluie d’or ». En 1813, à la vente Laneuville, passait un « Enée présenté par Vénus aux Dieux ». En 1828, à la vente du 19 mai passait une « Vénus couvrant Pâris d’un* nuage pour le soustraire à la fureur de Ménélas » (H. 20 p., L. 16 p.).En 1845, à la vente Cypierre, une « Terpsychore assise sur les nuages, tenant un tambour de basque », se vendait 785 francs, et montait, à la vente du 9 mars 1753, à 1,014 francs. En 1851, à la vente Prousteau Montlouis, quatre sujets mythologiques faisant partie d’une décoration de boudoir. « Les Amours de Vénus et de Vulcain, Venus et les Amours, Mars et Vénus surpris par Vulcain, le Jugement de Pâris », quatre tableaux signés et datés 1754, et disposés en forme de paravent , étaient adjugés 10,600 livres à lord Hertfort.

A l’exposition de 1866, M. Double exposait un « Olympe », esquisse d’un plafond pour Bellevue. A l’exposition rétrospective de Tours, 1873, M. Belle exposait une « Latone dans l’île . de Délos » (H. 2m, 26, L. lm, 95), tableau que M. Mantz déclare tin des plus importants et des plus beaux Boucher qu’il ait vus L

Parmi les dessins mythologiques non gravés :

En 1767, à la vente Julienne, « Diane découvrant la grossesse de Caiisto », dessin à la plume lavé de bistre, se vendait avec une Vénus au bain, 144 livres. En 1877, à la vente Randon de

1. Parmi les sujets de la Fable moderne traités par Boucher, était livré aux enchères en 1810, à la vente Gruel, « Renaud et Armide », esquisse de son tableau de réception (H., 12 p. ; L., 6 p. 16 1.). Le tableau original provenant des salles de F ancienne Académie de peinture, est

exposé au Louvre. (H. lm,30, L. im,65.)

BOUCHER

Boisset, un « Sacrifice à Vénus », très riche composition lavée au bistre (H. 11 p., L. 17 p.), achetée, par M. Feuillet, 299 livres 19 sous; « Céphale et Procris », dessin lavé de bistre et rehaussé de blanc, acheté par M. de Sireul, 120 livres, deux compositions différentes de « Diane au bain avec ses nymphes », l’une achetée par M. de Sireul, 250 livres, l’autre par M. Debesse, 202 livres, une « Diane découvrant la grossesse de Calisto », composition différente du dessin de M. de Julienne, et exécutée à la pierre noire, achetée par M. de Sireul, 271 livres ; deux nayades et deux amours au bistre, dessin au bistre et rehaussé de blanc, acheté 250 livres par le médecin Audry ; « Vénus sur un lit fleuri de roses », dessin à la pierre noire et au pastel, acheté par M. de Puységur, 255 livres. En 1779, à la vente Joullain, passent « les Forges de Vulcain » et « Jupiter et Cybèle », dessins à la plume et aux crayons noir et blanc. En 1781, à la vente Sireul, a Diane découvrant la grossesse de Calisto », du cabinet Randon de Boisset, tombe à 50 livres 2 sols, et « Céphale et Procris », à 80 livres. Un « Triomphe de Galathée » s’y vend 36 livres, un « Sacrifice à Callirhoé », 180 livres, un « Sommeil d’Endymion », 16 livres. La même année 1781, à la vente Ménars, une composition « d’ Aurore et •de Céphale» se vendait, avec la a Colère de Neptune », 91 livres. En 1787, à la vente de la collection de dessins du duc de Chabot, passait un grand dessin représentant « Junon venant prier Éole de déchaîner les Vents ».

Allégories.

Louis XV enfant, dans un médaillon, au bas duquel est Vénus entourée de divinités marines, sans nom de graveur. Allégorie qu’Heinecken dit avoir été gravée à l’occasion du passage du jeune prince des mains des femmes dans les mains des hommes. — La France gémit des troubles qui la divisent , la Fidélité la console , gravé par L. Cars. — Allégorie présentée à M. et a

Mme DE CüISY, A L’OCCASION DU RENOUVELLEMENT DE LEUR MA- RIAGE, le 30 juillet 1764, gravé par Demarteau en fac-similé de sanguine. — Amour et Gratitude, gravé par de Lalive de Jully. Estampe faite à propos de la convalescence d’une femme représentée en pied sur un piédestal. — Tête d’homme fulgurante dans un médaillon entouré d’amours, gravé par C. N.

Cochin, — Amours soutenant un écusson empli par trois cœurs brûlants et une cigogne, gravé par Jane Bouclier. Eau-forte de Jeanne Buseau, la femme du peintre, qui a signé deux eauxfortes du « Livre d’Études » de Bloemart, Tonton Boucher, et qui a mis à côté de deux paysans dormant à terre à côté du nom de son mari. Uxor ejus SQilpsil. — Un génie avec des amours, composition pour plafond, avec la mention manuscrite au bas, Essay au lavis par François en mars 1758. — Le Tribut de la reconnaissance, gravé par Ebertz. — La Blessure sans danger, gravé par Miger. L’Air, l’Eau, la Terre, le Feu, gravés par Duflos. — Les dessins des quatre éléments, à la sanguine, sie vendaient 72 livres 19 sous, à la vente Huquier, en 1772. — Que de trésors répandus sur la terre , A T eau qui de mille façons..., Jeunes oiseaux que la Tendresse inspire, Sur le front de T Amour..,, les quatre Éléments figurés par des Amours, gravés par Daullé. — Le Printemps, l'Eté, l'Automne, l’Hyver, gravés par Aveline. — Le Printemps, l’Eté, l’Automne, l’Hyver, gravés par Duflos. — Le Printemps, l’Eté, l’Automne, l’Hiver, gravés par La Rue. Les dessins des quatre saisons, à la sanguine, se vendaient 94 livres à la vente Huquier, en 1772. — La Poésie satyrique, la Poésie lyrique, la Poésie épique, la Poésie pastorale, gravés par Duflos. — La Musique pastorale, gravé par Daullé. — L’ Architecture , la Peinture , la Sculpture, la Poésie , la Musique, V Astronomie, tirées du Livre des Arts, par Boucher, peintre du Roy, gravées par Huquier. Les six dessins de ces six gravures, très précieusement exécutés à la sanguine, se vendaient 152 livres à la vente Huquier, en 1772. — Les différents génies de la Sculpture, gravés par Levasseur, d’après l’esquisse de Boucher.

Parmi les peintures allégoriques non gravées :

En 1779, à la vente Grhendt, « Minerve faisant couronner l’Innocence » ; grisaille vendue 24 livres. La même année 1779, à la vente du prince de Conti, un « Amour ouvrant les rideaux d’un lit où dorment trois femmes », se vendait 135 livres. A la vente Sireul, une esquisse, « Autel de l’Hymen » (H. 1 p., L. 9 p.), vendue 21 livres. La même année, à la vente du marquis de Ménars, «Vénus protectrice des Arts, instruisant l’Amour » (toile de forme ronde, diamètre de 3 pieds), vendue 475 livres. En 1783, à la vente de Blondel d’Azincourt, « Paysanne versant

BOUCHER

l’eau d’un arrosoir sur des rosiers au milieu desquels est couctié l’Amour » (H. 22 p. 1/2, L. 15 p. 1/2), vendue 260 livres. En 1783, à la vente Bergeret, passait un tableau représentant un autel où, au-dessous d'un médaillon soutenu par la religion et le génie de la France, l’Histoire écrivait sur un livre, grisaille (H. 21 p., L. 13 p. 61.). En 1866, à la vente Boitelle, « l’Amour corrigé » et « l’Amour récompensé » étaient adjugés à 4,900 fr. En 186 vente Laperlier, « le Génie de l’Enfance » et « le

Génie de la Jeunesse », signés Bouclier, 1759., se vendaient 1,250 francs. En 1868, à la vente du 23 novembre, « Vénus visitant, accompagnée des amours, un sculpteur dans son atelier, se vendait 3,700 francs. En 1870, à la vente du 22 janvier, deux pendants : « la Musique », une femme assise sur les nuages, tenant une lyre, signé Bouclier, 1764; la « Peinture », une femme à demi couchée sur les nuages peignant une toile ovale, signé 1765 (H. 102 c. L. 128 c.) atteignait le prix de 9,100 francs. Ces deux toiles qui auraient été peintes pour l’Électeur de Bavière, et rapportées d’Allemagne par le général Saint-Maurice, sont aujourd’hui dans la collection de M. Rothan.

M. Montaiglon possède une délicate peinture mythologique, allégorique : « Apollon présidant à la Danse et aux Chansons », composition dans laquelle M. Mantz serait disposé à voir une maquette de rideau de théâtre.

Dans l'ancien cabinet des médailles, « l’Astronomie, la Rhétorique, l’Histoire, l’Éloquence, la Peinture, » peintures décoratives de forme chantournée.

Enfin au Musée de Troyes sont conservés trois dessus de portes (H. 1 m. 14 c.; L. 1 m. 25 c.) représentant des amours peintres et sculpteurs dont l’un travaille au buste d’une femme encapuchonnée d’un voile ; et au Musée de Tours est exposée la « Réunion des arts ».

Parmi les dessins allégoriques non gravés :

En 1775, à la vente Mariette, un sujet allégorique, composé de diverses figures et de beaucoup d’enfants représentant la Victoire et la Renommée, dessin à la pierre noire, vendu 50 livres. En 1777, à la vente de Randon de Boisset « l’Amour enseignant à lire à une jeune fille », dessin au crayon noir et blanc sur papier bleu, vendu 90 livres. En 1781, à la vente Sireùl « L’Éducation de Sa Majesté », figurée par Achille remis

286 L’ART DU XVIIIe SIÈCLE.,

aux mains du centaure Chiron, avec au-dessus le médaillon de feu Monseigneur le Dauphin, père du Roi, dessin à la plume et lavé (H. 15 p . ; L. 9 p.) vendu 28 livres. A la même vente un dessin à la sanguine : la première pensée d’un tableau projeté à la mémoire de feu M. le maréchal de Noailles et représentant la Peinture traçant les faits d’un héros, sous l’invocation de l’Histoire, vendu 8 livres. La même année 1781, à la vente du marquis de Menars, des amours célébrant la convalescence d’une jolie femme (Mme de Pompadour) qui s’élève dans le ciel en repoussant les nuages, dessin mêlé de pastel vendu 112 livres, et qui repassait ces années-ci à la vente Mouriau. En 1783, à la vente Blondel Dazincourt, une femme appuyée sur un médaillon an bas duquel est un amour assis sur un piédestal, dessin aux trois crayons mêlés de pastel, vendue 75 livres. A la même vente une autre figure de femme enant un médaillon sur lequel est un cœur percé d’une flèche, une des plus belles études du Maître, vendue 50 livres. En 1786 (vente du 3 mai/ passait une allégorie sur le Mariage, composition de plus de vingt figures, et provenant du cabinet de l’architecte Soufflot.

Pastorales.

L’Agréable Leçon, gravé par Gaillard. — Les Amants surpris, gravé par Gaillard. Le tableau original se serait vendu 520 livres à une vente du 26 décembre 1827. — Les Amusements de la Campagne, gravé par Daullé. Ce tableau peint en 1743 sur une toile ovale (H. 2 pieds 2 p.; L. 3 pieds 9 p.) avec son pendant « La Musique pastorale » a été achetée 1,490 livres par le fermier général Danger à la vente du prince de Beringhen en 1770. — - L’Amusement de la Bergère, gravé par Mlle Ignoret d’après un dessin. — Les Amusements de l’Hiver, Les Charmes du Printemps, Les Plaisirs de l’Eté, Les Délices de l’Automne, gravés par Daullé. Ces quatre toiles (H, 20 p. ; L. 27 p.), la propriété de Mme de Pompadour, se vendaient à la vente de son frère 1,402 livres. — L’Arrivée du Courrier, Le Départ du Courrier, gravés par Beauvarlet avec dédicace à la marquise de Montesquiou. — La Baigneuse surprise* gravé par Daullé. Cette répétition du fleuve Scamandre avec quelques différences, qui appartenait à Mm® de Pompadour, se

BOUCHER

vendait, à la vente du marquis de Ménars, 241 livres. — La Bergère endormie, gravé par Daullé, d’après un dessin. — La Bergère prévoyante, gravé par Alliamet. Le tableau, tiré du cabinet de Jean Le Rebours, se vendait 650 livres à la vente Changrand. — La Jeune Bergère, gravé par Voyez d’après un dessin. — Le Berger récompensé, gravé par Gaillard. — La Bonne Aventure, gravé par Aveline d’après un dessin. — Les Charmes de la vie champêtre, gravé par Daullé. — La Chasse, La Pêche, gravé par Beauvarlet. Les deux tableaux étaient dans le cabinet de M. Vassal de Saint-Hubert. — Les Confidences pastorales, gravé par Duflos d’après un dessin. — - Les Deux Confidentes, gravé par Ouvrié. La toile (H. 2 pieds 1/2; L. 27 p.) qui appartenait à Mme de Pompadour, était vendue à la vente du marquis de Ménars, 481 livres. — La Cornemuse, gravé par Huquier d’après un dessin. — La Correzione, gravé par Lalive de Jully. — La Danse allemande, gravé en fac-similé par Demarteau, d’après un dessin en couleur. — La Belle Dormeuse, gravé par Huquier d’après un dessin. — Les Douceurs de l’Eté, gravé par Moitte d’après un dessin du cabinet de Godefroy de Villetaneuse. — L’Ecole de l’Amitié, gravé par Delastre d'après un dessin. — Elle mord a. la grappe, gravé par Pasquier. — L Enfant berger, l’Enfant bergère, à Paris chez Daumont. Les Enfants voyageurs, gravé par Huquier d’après un dessin. — La Fécondité, gravé par Gaillard. — Femme entourée d’enfants dans une chaumière, gravé par Watelet d’après un dessin. — Femme portant un panier, gravé par Lalive de Jully d’après un dessin. — Femme un enfant sur le dos, gravé par Lalive de Jully d’après un dessin. — La Fille a l’Oiseau, gravé par Huquier d’après un dessin. — La Fontaine, gravé par Peltier. — La Fontaine d’Amour, gravé par Aveline. — The Fortune Tiller, gravé par Boydell. — Le Goûter de l’Automne, gravé par Gaillard. — Ismène et Daphnis, gravé par J.-H. E. d’après un dessin. — Le Jeu de colin-maillard, gravé par Le Prince d’après un dessin. Le dessin peint m grisaille sur papier (H. 13 p. 9 J. ; L. 19 p. 6) se

vendait 300 livres en 1772, à la vente Huquier. — Le Joueur r->2 musçtte, gravé par Huquier d’après un dessin. — Ma houlette est pour Colin, Mon moineau est pour Colette, sans nom de graveur, à l’adresse de Crépy. — Le Messager discret

L’ART DU X Y I IIe SIÈCLE.

gravé par Gaillard. — Le Moineau apprivoisé, gravé par Gaillard. Ce tableau ou une répétition de cette composition se vendait 1,950 francs à la vente de Boitelle, en 1866. — La Musique, gravé par Aveline. Le dessin au crayon noir rehaussé de blanc de cette composition se vendait 12 livres à la vente Huquier. — L’Obéissance récompensée, gravé par Gaillard. — Le Panier mystérieux, gravé par Gaillard. — Par mes soins c ton envie est enfin satisfaite, gravé par liassard. — Le Pasteur complaisant, Le Pasteui galant, gravés par Laurent. 11 existe des copies allemandes de c »«$ deux pièces par Georges Hertzell. — Pensent-ils au Raisin, par Le Bas. Le tableau signé Boucher 1747, est au musée de Stockolm. — • Pensent-ils a ce mouton, gravé par Mme Jourdan d’après un dessin. — Petite Pastorale, gravé par Legros à l’eau-forte, en 1791. — - La Poste secrète des Amoureux, gravé par Charbonnier. — Les Présents du Berger, gravé par Lempereur. Le tableau appartenait au Roi1. — Les Sabots, gravé par Gaillard. Le tableau était dans le cabinet de Mme Bertin. — Le Sommeil interrompu, gravé par Beauvais. Le tableau appartenant à Mme de Pompadour (H. 28 p. ; L. 25 p.) se vendait à la vente du marquis de Ménars, 396 livres. — La Toilette pastorale, gravé par Duflos d'après un dessin. — Le Trébuchet, gravé par Aveline d’après un dessin. — Le petit Berger, La petite Fermière, Le petit Pasteur, Le Poète, gravés par Duflos. — Les Amours pastorales, suite de quatre planches gravées par Duflos. — Petites pastorales, suite de quatre planches gravées à l’eau-forte par Mlle Duquesnoy. — Pastorales, gravées par Aveline. Heinecken cite douze planches de cette suite qui est grand in-folio. — Livre de Sujets et Pastorales, gravé par Huquier. Quatre livres d’après les dessins de Boucher composés chacun de six feuilles où la pastorale se mêle aux scènes familières. Le dessin de ia première planche du premier livre , une mère donnant la bouillie à son enfant, a passé en 1834, à la vente Lagoy.

1. Le Louvre possède de Boucher quatre pastorales provenant d’anciennes collections, toutes quatre signées et dont Tune porte la date de 1743, une autre de 1753. Au Palais des Archives nationales les appartements renferment « le Cadeau du Berger ».

BOUCHER

Nous citerons encore ici parmi les pastorales : Silvie délivrée par Aminte, gravé par Gaillard, et faisant partie de la même suite. Elle fuit le loup qu’elle a blessé, Sylvie guérit

PhYLIS DE LA PIQURE D’UNE ABEILLE, L’ÂMOUR RANIME AMINTE

dans les bras de Sylvie : trois compositions gravées par Lempereur et qui faisaient partie du cabinet du duc de Penthièvre.

Parmi les peintures pastorales non gravées :

En 1787, à la vente Collet passait une jeune fille recevant dans son tablier des cerises que cueillait un jardinier, avec une jeune fille à laquelle un homme, conduisant un âne chargé de raisins, offrait une grappe. A la vente du duc de Stacpol, deux grands panneaux et des dessus de porte représentant des scènes pastorales, tableaux qui ornaient grand salon du rez-de-chaussée du château de Montigny-Laucoup, bâti par Trudaine, se vendaient : les deux grands panneaux 12,600 fr., les quatre dessus de porte 5,400 francs. A la vente du 18 mai 1852, passaient « l’Heureux Pêcheur », « le Retour du Marché », « le Bonheur au Village », la Halte à la Fontaine, quatre tableaux provenant de la décoration de l’Hôtel Richelieu. A la vente de Mme Gentil Chavagnac les « Quatre Saisons », figurées par des scènes champêtres, étaient adjugées à 10,200 francs. En 1857, à la vente du 22 mars, « le Goûter sur l'herbe », et « la Danse sur l’herbe », signés et datés 1738, se vendaient 6,700 francs.

Parmi les dessins de pastorales non gravés :

En 1770, à la vente de Boucher, au milieu d’un grand nombre de dessins passaient sous le n° 379 « Deux bergers debout » que l’expert annonce « comme les deux derniers morceaux du Maître ». En 1772, à la vente Huquier, un « Berger jouant de la flûte près d’un berger endormi », dessin à la pierre noire, se vendait 66 livres. En 1777, à la vente Randon de Boisset, deux villageoises dont l’une tient un panier de fleurs, dessin au crayon noir sur papier bleu, se vendait 97 livres. En 1781, une « Bergère penchée sur son berger et tenant un agneau sur ses genoux » se vendait 42 livres. En 1783, à la vente Blondel Dazincourt, une « Jeune Bergère représentée debout dans des habits galants et tenant sa houlette », dessin à la

L’ART DU XVIIIe SIÈCLE.

pierre noire mêlée de sanguine, se vendait 36 livres. A la même vente une composition de six figures représentant de jeunes villageoises, dont l’une a une corbeille de fleurs sur la tête, se vendait 47 livres. En 1786, à la vente Bergeret, passait une « Assemblée de bergers et de bergères se reposant auprès d’une fontaine » et Un groupe de cinq femmes dont l’une pêche à la ligne, dessin aux trois crayons sur papier gris.

Scènes de la vie familière.

L’Attention dangereuse, gravé par Dennel. — La Jeune Barcelonnette, gravé par Ivanofe. — La Petite Beurière et La Petite Ménagère, gravées par Mlle Igonet.' — La Blanchisseuse, chez Buldet. — La Belle Bouquetière, chez Joullain. — La Bouquetière galante, gravé par Tilliard, et à l’eau forte par Mlle Ledaulceur. — Les Buveurs de lait, gravé par... — Les Fruits du ménage, gravé par Levasseur. — Le Calendrier des vieillards, gravé par de Larmessin. Le tableau en grisaille du conte de la Fontaine, daté de 1745 ainsi que celui du « Magnifique », tous deux (H. 10 p. ; L. 12 p. 6 1.) passaient à la vente du peintre Aved en 1766. Us entraient dans la collection de M. Blondel Dazincourt, dont ils sortaient à sa vente en 1770, pour faire partie du cabinet de M. Sireul, et se vendaient à sa vente en 1781. « Le Calendrier des vieillards » 24 livres 19 sols, « le Magnifique » 18 livres 18 sols. — Les Caresses dangereuses, gravé par de Longueil. — Le Cheval fondu, gravé par Huquier d’après un dessin. — - La Coquette, gravé par Daullé d’après un dessin. — La Confidence, gravé par Miger. Le tableau (H. 29 p. ; L. 24 p.) passait en 1786 à la vente Bergeret. — La Courtisane amoureuse, gravé par Larmessin. — La Belle Cuisinière, gravé par Aveline. Le tableau original (H. 20 p. ; L. 17 p.) se vendait 125 livres, à la vente du comte de Merle en 1784. Une étude de femme très spirituellement faite pour la composition de la « Belle Cuisinière » se vendait en 1781, à la première vente d’Huquier, 6 livres. — Le Déjeuné, gravé par Lépicié. En 1769, à la vente du cabinet Prousteau, le tableau original, daté de 1763 (H. 2 pieds 5 p. ; L. 1 pied 11 p.) se vendait 200 livres. Dans une vente faite le 19 janvier 1778, l’étude de la femme couverte d’une pelisse prenant le chocolat dans « le Déjeuné ?>

BOUCHER

(H. 18 p.; L. 14 p.) se vendait 40 livres. Une étude aux deux \ crayons du valet apportant le chocolat est dans la collection de la baronne de Conantre. — Enfant jouant avec un chien» gravé par Gl-omy à l’eau-forte. — Femme nue couchée sur

UN SOPHA AVEC DE GROS OREILLERS D’ÉTOFFE DE SOIE» gravé par

Demarteau, d’après un dessin du tableau fait pour le fermier général Bergeret. Le tableau original (H. 22 p. ; L. 27 p.) se vendait 579 livres en 1781, chez le marquis de Ménars. — Une réduction peinte de la femme couchée sur le ventre et complètement habillée, datée de 1744, est dans la collection de M. Rothan. — Fillette traînée dans une voiture d’osier par de petits garçons, sans nom de graveur. — Homme faisant danser un chien habillé devant des enfants, dessiné d’après Boucher par Falconet, gravé par Beauvarlet avec la mention de la Manufacture royale de Sève. — L’Innocence, terminé par Aveline sur l'eau-forte de Boucher. — La Jolie Jardinière, gravé par Lalive de Jully. — Mademoiselle de *** en habit dEté, gravé par Michel. Etude d’après nature d’une femme entrant au bain. — Le Magnifique, gravé par de Larmessin. — La Marchande de modes, gravé par Gaillard. En 1769, à la vente du cabinet Prousteau, une répétition (H. 23 p.; L. 19 p. 6 1.) se vendait 45 livres. Le tableau original daté de 1746 est aujourd’hui au Musée de Stockholm. — La Marchande d’oiseaux, gravé par Huquier et Lalive de Jully. — Le Matin, La Dame à sa toilette. Le Midi, La Dame réglant sa montre. Le Soir, La Dame allant au bal , gravés par Petit. — Ninette, gravé par Le Bas et Lalive de Jully. — L’Oiseau chéri, gravé par Daullé d’après un dessin. Le tableau original (H. 29 p. ; L. 24 p.) se vendait comme pendant de « la Confidence » à la vente Bergeret. — - L’Ojeeau privé, gravé par Flipart, — La Peinture, gravé par MHe Igonet. Le tableau original se vendait 259 livres 19 sols à la vente Collet, repassait à la vente Lemoine, montait à 7,0. 0 francs à la vente Pourtalès, et atteignait le prix de 14,000 francs à la vente Khalil-Bey. — La Provision tardive, gravé par Trière. — Le Réveil, gravé par Levêque. — Le Souffleur de bouteilles de savon, gravé par Daulle d’après un dessin. Le tableau original (H. 21 p. ; L. 44 p.) se vendait 80 livres en 1773 à la vente Lempereur. — La Belle Villageoise, gravé par Soubeyran. Le groupe d’enfants de la « Belle Villageoise » a été gravé à part par Ravenet sous le titre de l’Heureux âge.

L’ART DU XVIIIe SIECLE.

— Vous qui dans ce miroir consultez vos appas , gravé par MIle Tournay.

Et encore des séries gravées : La petite Loterie, le Décrotteur, sans nom de graveur. — - Les Grâces naturelles, le Miroir de vérité, I’Harmonie touchante, T Amour simple, gravés par Henriquez. — Le petit Ménage, la petite Maîtresse d’Ecole, par Huquier fils et de Fehrt. — La Maîtresse d’Ecole, gravé par Henouville et Saint-Non au vernis mou. — La Jardinière, la Bouquetière La Fanchonette, la Marchande d’œufs, La Jeune Ménagère, le Savoyard avec sa marmotte, la Vendeuse de céleri, gravés par Ingram. — La bonne Mère, l’Ecole domestique, le Chateau de cartes, la Crémière, la Quêteuse de grand chemin, la Bergère laborieuse, gravés par Ingram et Liotard. Les dessins à la sanguine du « Château de cartes » et de « la Bergère laborieuse », gravés par Liotard, ont été vendus 50 livres à la vente Neymann en 1776. — La Souffleuse de savon, le Marchand d’oiseaux, la Marchande d’œufs, la Vendangeuse, gravés par Daullé. Un dessin intitulé : « la Marchande d’œufs », se vendait 66 livres à la vente Jacqmin, en 1773. — Le Souffleur, le Pêcheur, gravés par Duflos. Enfin la suite des cris de Paris : Gagne Petit , gravé par Ravenet; A racomoder les vieux souflets, par Le Bas ; Des noisettes au litron, par Le Bas ; Balais , balais , par Le Bas ; Charbon , charbon , par Ravenet; A ramoner du haut en bas, par Le Bas; A la crème, par Ravenet; Des Pâtes , des T almouses toutes chaudes, par Le Bas ; Chaudronnier , chaudronnier , par Ravenet ; Des Radis, des raves, par Ravenet; La Laitière , par Le Bas ; Au Vinaigre, par Ravenet. — En 1772, à la vente d’Huquier, de cette suite de douze estampes publiées chez lui, on vendait, 21 livres 10 sols, dix-huit dessins (épreuves et contre-épreuves, la plupart exécutées à la sanguine).

Parmi les scènes familières peintes nop gravées :

En 1780, à la vente Trouck, une femme à demi nue, assise sur le bord de son lit, vendue 700 livres à la vente Sorbet en 1776, tombait à 340 livres. Une composition à peu près semblable au portrait allégorique de Mme de Pompadour de la vente Ménars, achetée par le duc de Chaulnes, et signée Boucher, 1759, passait dans la vente du 15 mai 1768. En 1783, à la

BOUCHER

vente Vassal de Saint-Hubert, « un jeune homme jouant de la vielle » (H. 1 pied 3 p.; L. 1 pied 3 p.) se vendait 50 livres. En 1784, à la vente du baron de Saint-Julien, passaient deux femmes à leur toilette, dont une prenait un bain de pied dans un seau de porcelaine. Ces deux toiles (H. 19 p. ; L. 15 p.), cataloguées sous le n<> 197, étaient achetées par Quesnay 1,400 livres. La même année, à la vente de Dubois le joaillier, deux autres femmes à leur toilette, vendues à la vente Randon de Boisset 1,250 livres, tombaient à 700 livres. En 1786, à la vente de Bergeret, passaient deux pendants de forme ronde, l’un représentant une jeune fille vue à mi-corps, respirant Fodeur des fleurs qu’elle tient dans sa main, l’autre une jeune fille coiffée d’un chapeau de paille et endormie.

Parmi les dessins de scènes familières non gravées :

En 1766, à la vente du peintre Aved, passait « la Maison d’un charcutier » (H. 8 p. 9 1.; L. 7 p. 3 L), dessin piquant. En 1767, à la vente de M. de Julienne, « Le Bénédicité qu’une femme fait dire à ses enfants », dessin à la plume et au bistre, se vendait 60 livres. A la même vente, un « Marchand de chansons entouré de spectateurs », dessin à la plume et lavé (H. 12 p. 3 1. ; L. 8 p. 9 L), se vendait 48 livres. En 1776, à la vente Blondel de Gagny, « la Bouquetière de l’Opéra », dessin coloré (H. 1 pied ; L. 9 p.) montait à 180 livres. A la vente Le Roy de Senneville, ce dessin tombera à 107 livres. Est-ce le dessin gravé sous le nom de « la Bouquetière galante »? En 1777, à la vente faite par Mme du Barry après sa disgrâce, deux dessins faisant pendant : une « jeune dame brodant » et une « jeune fille donnant la becquée à des oiseaux dans leur nid », se vendaient 480 livres. La même année, à la vente Randon de Boisset, passait une « École de fille » et une « École de garçons », deux dessins à la pierre noire et au pastel (H. 10 p. 6 L; L-. 7 p. 6 L). Ces deux dessins repassaient à la vente Sireul, où ils étaient adjugés 650 livres. A cette vente était encore vendu un « Jardinier brouettant une jeune fille » et « un jeune homme prenant des oiseaux », deux dessins qui repassaient dans une vente faite à Moscou en 1800. En 1779, à une vente sans nom, « le Clistère », dessin très spirituel, lavé sur sanguine et relevé de plume. C’est le dessin qui repasse à la vente Sireul, sous le titre : « l’ Apothicaire et son Malade ». Ce sujet plaisant, dit le

294 L’ART DU XVIIIe SIÈCLE.

catalogue, ayant 9 pouces de hauteur sur 7 et demi de largeur, se vendait 30 livres. En 1779, à la vente Cayeux, « un Concert comique », dessin colorié. En 1781, à la vente Sireul, outre les dessins déjà cités, un dessin à la pierre ‘noire et coloré au pastel, représentant une jeune dame vêtue à la française, ayant les jambes allongées sur un tabouret, se vendait, avec une « Danaé », 190 livres; un dessin à la mine de plomb d’une « jeune danseuse devant le parterre de l’Opéra » était adjugé à M. Langlier pour 30 livrés, un dessin au crayon noir et blanc sur papier gris représentant une « femme vêtue à l’espagnole », assise sur une chaise, était acheté par M. Dulac 123 livres. Ce dessin est aujourd’hui dans ma collection. En 1783, à la vente Blondel d’Azincourt, une « jeune fille vue de dos, tenant un panier de fleurs sous son bras », dessin au crayon noir et blanc mêlé de pastel, se vendait 132 livres; une « blanchisseuse appuyée sur son baquet », dessin aux trois crayons, 119 livres 19 sols. En 1786, à la vente Saint-Maurice, passait une « jeune fille tenant dans ses bras un lapin et refusant l’or d’une vieille ». Ce dessin à la pierre noire et au pastel s’était vendu 130 francs, à la vente Sireul. En 1814, à la vente Bruun Neergaard, un « jeune garçon vu à mi-corps, un panais à la main », morceau peint au pastel, signé Boucher 1738 (H. 6 p.; L. 9 p.), se vendait 25 francs 95 centimes. En 1845, à la vente de M. de Cypierre, une « jeune femme debout dans un parc », pastel signé et daté 1752, se vendait 264 francs. En 1846, à la vente Saint, une « jeune fille assise, un éventail à la main », se vendait 81 francs, et « une jeune fille dans l’attitude de danser », avec son pendant une a jeune villageoise faisant une révérence », deux dessins aux trois crayons et pastellés, étaient achetés 450 francs par M. Delessert.

Sujets divers.

Sancho poursuivi par les marmitons du Duc... gravé par Aveline, d’après un dessin. C’est là, sans doute, la composition de Don Quichotte, dessin.au crayon noir sur papier gris rehaussé de blanc qui se vendait il livres 19 sols, à la vente d’Huquier de 1781. — 1er Corps de Carde, 2n‘° Corps de garde, gravés par Huquier fils. — Guerriers, gravé par Watelet. — Soldat se reposant, gravé par Floding. — La Chasse au ttgre, gravé par

Flipart. — La Pesca bel crocodille, gravé par Moles. Dans le catalogue Paignon Dijonval, existait une eau-forte de « la Chasse à l’Autruche » dont je crois que la gravure n’a pas été terminée. — Paisanne des environs de Ferrare, gravé par Jeaurat. Cette étude fait partie d’une « Suite de Costumes de Femmes Italiennes » publiées par Weughels. — Recueil de Diverses figures Étrangères. U Africaine , Femme de Naples 9 Donna Mytilena , Ancienne mode française, Dame de Constantinople, Fille de Pathmos , Contadina , Femme du Levant, Femme de Boulogne , Femme de Chio, Autre Contadina , Femme de Macédoine, douze pièces gravées par Ravenet d’après les dessins de Boucher.

Parmi les sujets divers peints et non gravés :

En 1867 à la vente de M. de Julienne, « Cassandre devant la statue de Minerve », une grisaille (H. 16 p. 6 I. ; L. 21 p.), était vendue 261 livres 1 sol. En 1777 à la vente de Randon de Boisset, sous le n° 200, se vendaient deux femmes en grisaille, avec, au dos du cadre, une copie du Priape de la galerie Farnèse par Boucher. Ces deux femmes, achetées par Desmarets 229 livres à la vente Randon de Boisset, repassaient avec le Priape dans une vente de prairial an XII. En 1779, à la vente du sculpteur Cayeux passait un a Estaminet » traité par Boucher dans le faire de Teniers (H. 12 p. 61.; L. 10 p.). Enfin, en 1786, à la vente Bergeret, était offerte aux enchères une curieuse réminiscence de Watteau, un « Voyage à Cythère » de Boucher, une composition de plus de trente figures1.

Chinoiseries.

La Foire Chinoise, gravé par Huquier fils. Le tableau original (H. 14 p. 10 1. ; L. 24 p.) passait en 1786 à la vente de Bergeret, auquel sa liaison avec Boucher, dit l’expert, avait permis

1. Boucher a traité un très petit nombre de scènes de l’histoire grecque et romaine; nous citerons ici, comme sujets divers dessinés et non gravés. un dessin à la pierre noire composé de seize figures représentant « Scévoia dans le camp de Porsenna » de la vente Gros en 1778, et une composition de « Marc-Antoine et de Cléopâtre, » de la vente de l’imprimeur Prault.

L’ART DU XVIIIe SIÈCLE.

de bien choisir dans les tableaux du maître, et qui semble avoir collectionné particulièrement les scènes chinoises de l’artiste. — L’Audience de l’Empereur Chinois, gravé par Huquier fils. Le tableau original (H. 15 p. ; L. 13 p. 61 1.) se vendait également à la vente Bergeret avec un pendant représentant « Le Repas de l’Empereur ». — La Chasse Chinoise, gravé par Huquier fils. Le tableau original se vendait à la vente Bergeret avec et comme pendant la « Danse Chinoise », composition que je ne crois pas gravée. — La Pêche Chinoise, gravé par Huquier fils. Le tableau original se vendait avec le sujet suivant. — « La Toilette Chinoise », gravé par Huquier sans titre. — On retrouve au musée de Besançon toutes ces peintures, provenant du legs Paris. Ce sont : l’Audience de l’Empereur de la Chine, la Cérémonie d’un mariage en Chine, un Festin Chinois, la Chasse au filet, pèche et promenade sur l’eau, jeune femme faisant voir une optique à un enfant, femme assise dans un jardin sous un parasol, une Danse Chinoise, Foire en Chine : neuf tableaux exécutés en tapisserie pour un salon de Mine de Pompadour. — Femme chinoise promenée dans un traîneau, » gravé par Huquier sans titre. — « Enfant chinois porté sous un parasol », gravé par Watelet en matière de lavis. — Livre de Chinois, chez Roquié. Frontispice avec cerf-volant. — La Rêveuse, le Mérite de tout Pays, le Paquet incommode, le Concert chinois, les Délices de l’Enfance, l'Oiseau a bonnes fortunes, six planches par Aveline, sauf les « Délices de l’Enfance » gravé par Balechou. — Musique Chinoise a Clochettes, la Curiosité Chinoise, la Pâtée au petit chien, la Maîtresse du Jardin, le Jardinier Chinois, le Jeu d’échecs Chinois : six pièces gravées par Ingram. Dans la vente Bergeret se vendaient sous le n° 61, « la Curiosité Chinoise » et a l’Oiseau à bonnes fortunes » (H. 15 p. ; L. 7 p.). — Les Cinq Sens, représentés par des figures vêtues à la Chinoise, gravés par Huquier. — Suite de Figures Chinoises, inventées et dessinées par Boucher et gravées par Houel , 6 planches. — Recueil de Diverses Figures Chinoises du Cabinet de Fr. Boucher , Peintre du Roy. Dessinées et gravées par lui-même. Douze planches contenant des musiciens chinois, des soldats chinois, une demoiselle chinoise, une paysanne chinoise, une « bastelleuse » chinoise, à l’adresse d’Huquier.

Une scène chinoise que je ne crois pas gravée, et qui repré-

BOUCHER

sente une femme prenant le thé, composition encadrée dans des rinceaux rocaille et signée Boucher \ 747, est en la possession de M. Ferai (Toile H. 1», 5. L. 1* 45)*

Illustrations de livres.

Pars Verna, Pars Æstiva, Pars Autumnalis , Pars Hyemalis , quatre vignettes gravées par Petit, pour le Bréviaire de Paris 1736. — Qui fecit utraque unum , gravé par Lépicié pour un livre de piété. — Neuf en-têtes et quatre lettres ornées, pour une « Histoire sainte ». — Le Grand Seigneur, la Mort d’Irène, Couronnement du grand Sultan , la Sultane, le Chef des Eunuques noirs, le Grand Vizir, le Bostangi-Bachi, le Muphti , le Chiaou-Bachi, le Capigi-Bachi, le Capitan Bacha , avec les entêtes de page des livres iv, v, vii, vm, ix, x, gravés par Duflos pour les Mœurs et usages des Turcs, par M. Guer, publié chez Coutelier en 1746. Le plus grand nombre des dessins ont été vendus à la vente de Lempereur en 1773. — Vingt-cinq vignettes par Baquoy et Mathey pour V « Histoire de France » du Père Daniel, 1722. Les dessins de ces vignettes se vendaient 72 livres à la vente Mariette.

La Jonction de l’Océan à la Méditerranée, laVigne plantée dans les Gaules, deux vignettes gravées par Le Bas pour « le Spectacle de la Nature » par l’abbé Pluche.

Jupiter métamorphosé en taureau enlève Europe jusque dans Vile de Crète, gravé par Aug. de Saint- Aubin ; Diane se baignant avec ses Nymphes est aperçue par Aetéon qu’elle métamorphose aussitôt en cerf, par Aug. de Saint- Aubin ; Jupiter met au monde Bacchus , Ino l’élève en secret et le confie aux Nymphes, par Leveau ; V Aurore aperçoit Céphale dont elle devient amoureuse et l'enlève, par Aug. de Saint-Aubin ; Hercule esclave chez la reine Omphale se laisse désarmer et file avec elle , par Lemire ; Pygmalion devient amoureux d’une statue, qu'il avait faite, et Vénus la rend animée, par Lemire ; Vénus , appuyée sur son cher Adonis, lui conseille de ne chasser que les bêtes à qui la nature n’a point donné d’armes, par Massard ; Vénus pleure son cher Adonis blessé à mort à la chasse par un sanglier , par Lemire ; Vertumne, métamorphosé en vieille, rend Pomone sensible à son amour malgré l'indifférence qu'elle affectoit, par Saint-Aubin et Leveau; illustrations des Métamorphoses d’Ovide,

gravées sur les dessins des meilleurs peintres français, par les soins des S** Lemire et Basan. Neuf dessins de Boucher à la pierre noire rehaussés de blanc sur papier gris, parmi lesquels se trouvaient des compositions pour cette illustration d’Ovide, produisaient la somme de 1,310 francs à la vente Thibeaudeau.

Vignette de la Nouvelle Septième, T. I, par Lemire ; vignette de la Nouvelle Dixième, T. II, par Lemire ; vignette de la Nouvelle Onzième, T. II, par Flipart ; vignette de la Nouvelle Première, T. III, par Aliamet ; vignette delà Nouvelle Seconde, T. IV, par Flipart ; vignette de la Nouvelle Dixième, T. V, par Lemire : illustration du Décaméron de 1757.

L’Étourdi, le Dépit amoureux, les Précieuses ridicules , le Cocu imaginaire , Dom Garde de Navarre , l’École des maris , les Fascheux , l’École des Femmes, la Critique de l’École des femmes , V Impromptu de Versailles , la Princesse d’Èlide , les Plaisirs de Vile enchantée , le Mariage forcé, Don Juan, l’Amour Médecin , le Misanthrope , le Médecin malgré luy, Mélicerte, le Sicilien , le Tartuffe, Prologue d’Amphytrion , Amphytrion, l’Avare , Georges Dandin, M. de Pourceaugnac , les Amans magnifiques , le Bourgeois Gentil-Homme , les Fourberies de Scapin , Psiché, les Femmes sçavantes, la Comtesse d’Escarbagnas, le Malade imaginaire , 33 planches gravées par Laurent Cars pour la monumentale édition des Œuvres de Molière, en 6 volumes de 1784. Les 33 dessins originaux au crayon noir se sont vendus 500 francs à la vente de Morel de Vindé, 600 à la vente de Soleinne, ont monté à 26,900 francs à la vente du baron Pichon. Ils sont aujourd’hui chez le baron de Rothschild. Il y a en outre des premières idées de ces dessins largement traitées à la pierre noire et à la sanguine, au cabinet des Estampes à Paris et au musée de Darmstadt.

Dix grandes vignettes gravées par Chedel pour l’illustration d’AcAJOU et de Zirphile de Duclos, 1744.

Grand cartouche portant inscrit dans le blanc : Guillelmi III Libertatis Anglicæ Vindiei Mémorisé immortali, par Surugue ; cartouche avec l’inscription : Guillelmo Comiti, Cowper Cancellario, par Beauvais ; cartouche avec l’inscriptioq : Joanni Churchill, Dud Marlboroug Forti Felici Invicto , par Laurent Cars ; cartouche avec l’inscription : Czondeleio Thovel Equiti Aurato Copiarum Navalium Magnæ Britanniæ Prefecto , car Tardieu ;

BOUCHER

cartouche avec l’inscription : Dom. et Piæ Mémorisé Jocinnis Fillotson, Providentia Divina Archiepisçopi Cantuar ., par de Larmessin ; cartouche avec l’inscription : Carolo Sakeville Comiti de Dorset... sui Temporis Mæcenati, par Aubert ; cartouche avec l’inscription : Sydneio comiti Godolphin Magno Angliæ Thcsaurario , par Cochin ; cartouche avec l’inscription : Reipublicæ Litterariæ, Triumviris Boyleo Lock.it et Sydenhamio , par de Larmessin. Ces huit planches grand in-folio et auquel l’éditeur a joint un frontispisce de Yanloo et des reproductions des peintres italiens Credi, Ricci, Battoni, etc., composent l’illustration d’un livre qui coûtait une guinée, et a pour titre : Tombeau des Princes, Grands Capitaines, et autres Hommes Illustres qui ont fleuri dans la Grande-Bretagne, gravés par les plus habiles Maîtres de Paris , et d'après les tableaux et les dessins originaux des plus célèbres peintres d'Italie, tirés du cabinet de Monseigneur le Bue de Richemond et Lennox. A Paris y chez Basan et Poignant , marchands d'estampes. Les huit planches de Boucher, réduites dans un format petit in-folio et débarrassées des noms anglais dans le but de les faire servir de cadre à des actes de la vie privée, ont reparu sans noms de graveur Chez Huquier, avec la mention : Boucher invenit. Iis forment un cahier sans couverture, assemblé avec une aiguillée de gros fil du temps.

Monarque des Finançais, tes vertus et ta gloire , gravé par Lempereur pour le frontispice de I’Histoire des Conquêtes de Louis XV, 1759. — Vénus couronnant Louis XV, gravé par Cochin. — Buste ae Louis XV entouré de figures allégoriques, gravé par Le Bas. — Quod cogitasti? gravé par Duflos. — Le Triomphe des Grâces , gravé par Simonet. — Quod sol atque imbris dederant , gravé par Moreau. — Bergère tenant un ours enchaîné, gravé par Le Bas. — Meurs libre et sois vengé d'un traître (acte y), gravé par Le Bas. — Titre pour le Conte du Tonneau, gravé par Duflos. — Titre pour 1’ Abrégé des plus fameux Peintres, par d’Argenville, gravé par Flipart,. — Frontispice sans nom de dessinateur et de graveur pour la Lettre sur l'Exposition des Ouvrages de Peinture de 1747. Ce frontispice représentant la Peinture devant un chevalet, entourée d’amours avec un âne qui brait dans le fond, me semble avoir été gravé d’après un grand dessin de Boucher, de la vente Prault, représentant la Peinture en butte à l’Envie. —Vignette

gravée par Le Bas pour les Prix de l’Académie royale de Chirurgie. — Vignette gravée par Chedel à l’eau-forte et par Robert au burin, pour la Conchiologie. Le dessin à la mine de plomb, sur peau vélin, se vendait à la vente d’Argenville en 1778. — Rodogune, acte v, scène iv, gravé par Mme de Pompadour à l’eau-forte avec retouche par Cochin, pour l’édition de la tragédie de Pierre Corneille, imprimée sous les yeux de la favorite dans sa chambre de Versailles. Le dessin à la sanguine passait à la vente du baron de Vèze et repassait encore à la vente Greverath.

Parmi les illustrations non gravées :

En 1780, à la vente de Prault passait un frontispice pour une « Histoire de l’homme », et à la vente Huquier, en 1781, se vendaient des dessins de Boucher pour une continuation du « Roman comique » où Boucher avait pour collaborateurs Vanloo et Natoire.

Adresses, Dessins industriels, Pantins.

A la Pagode. Gersaint , marchand jo ailler sur le pont Notre- Dame , vend toute sorte de Clinquaillerie nouvelle et de goût. Bijoux, Glaces , Tableaux de cabinet, Pagodes , Vernis et Pot celâmes du Japon , Coquillages et autres Morceaux d’histoire naturelle, Cailloux , Agathes et généralement toutes Marchandises curieuses et étrangères . A Paris, 1740. Grande adresse de la plus grande rareté, sans nom de graveur, faite par Boucher pour la publicité du commerce d’art dont Watteau avait peint l’enseigne. Cette adresse représente un magot accroupi sur le haut d’un cabinet de laque, en bas duquel sont entassés des madrépores, des coquillages mêlés à des bronzes et à des porcelaines du Céleste-Empire. Le dessin à la mine de plomb sur papier blanc de l’adresse de Gersaint passait à la vente d’Argenville en 1778. — Manufacture de Veron du Verger, sans nom de graveur, billet avec un cartouche soutenu par des Néréides. — Cartouche contenant les Armes de Madame de Pompadour. Grande pièce indiquée par Paignon-Dijonval sans nom de graveur. — Armoiries du prince de Lichtenstein, gravées par Belmonde. — Le catalogue Paignon-Dijonval indique par erreur comme gravé par Boucher : « Vue de l’illumination faite à DHôtel de Nèle,

BOUCHER

à Paris, par ordre du prince de Lichtenstein à l’occasion de la paix de 1739 ». Boucher n’a gravé que les armoiries avec leurs cadres. -- Livre de Cartouches, inventé par François Boucher , peintre du Roy , à Paris , chez Huquier. — Grand cartouche, gravé par Choffart. La figure de la Charité mêlée à des attributs de maçonnerie a fait croire que ce devait être l’encadrement d’un diplôme de franc-maçon. — Grand cartouche à Paris chez Huquier. Ces deux cartouches, dont l’un est en hauteur, l’autre en largeur, par le earactère de leurs attributs religieux, par la figure de femme élevant en Pair un saint-ciboire, font supposer avec quelque vraisemblance au docteur Roth, le collectionneur le plus riche en Boucher, que ces deux entourages pourraient bien être des entourages de Souvenirs de Communion ou de Confirmation. — Esquisse d’un Tombeau, gravé par Charpentier en fac-similé de bistre. — Monument funèbre a la mémoire de Mlle Sandow de Berlin, gravé par Ebertz.— Livre de Tombeaux, composés et gravés par Boucher, sept pièces ovales en hauteur, citées par le catalogue Paignon Dijonval. — ■ Nouveaux livres de vases, composés et gravés par Boucher , sept pièces en hauteur également citées par le catalogue Paignon Dijonval. — Feuilles de paravent : Rocaille , Triomphe de Pomone , Hommage champêtre , Léda , Triomphe de Priape. Cinq grands panneaux décoratifs dans le goût des Arabesques de Watteau, gravés par Duflos, sauf le « Triomphe de Pomone », gravé par de Larmessin. — Recueil de fontaines, inventées par F. Boucher, peintre du Roy. Le second livre des fontaines, inventées par F. Boucher , peintre du Roy. Deux suites de sept planches chacune, chez Huquier. — Livre d’Ecrans, 12 pièces gravées par Huquier. Six de ces dessins d’écrans ornés de jolies petites figures de paysannes, à la pierre noire, se vendaient 85 livres à la vente d’Huquier en 1772.— Suite de six écrans gravés en Allemagne par Engelbrecht. — Premier livre de figures d'apres les porcelaines de la Manufacture Royale de France, inventées en 1757 par Boucher, six estampes en hauteur, par Falconnet. Le catalogue Paignon Dijonval cite un second livre. — Pantin et Pantine, sans nom de dessinateur et de graveur. Deux rarissimes planches, où les cuisses, les jambes, les bras détachés d'un torse d’homme et de femme, sont disposés pour être découpés. Jombert, dans son catalogue de Cochin, nous apprend que ces deux figures dessinées par Boucher, et

dont les têtes furent redessinées par Natoire, ont été gravées par de Poilly, et les têtes par Cochin fils. (Hauteur de la figure, sans les cuisses et les jambes, 10 pouces.)

Parmi les dessins d’art industriel non gravés :

A la vente de M. de Ménars, un projet de pendule formée par un globe soutenu par les Arts et couronné par les Amours et le Temps, marquant les heures avec sa faux, se vendait 48 livres. Sept autres dessins en feuilles, à la plume et au bistre, représentant une « Jardinière », une « Batteuse de Beurre », une « Laitière », exécutées en pierre de Tonnerre, à Crécy, château de la favorite, se vendaient 300 livres. A la vente de M. de Sireul passait encore un projet de pendule ornée de deux figures de femmes, et six petites pastorales pour écrans se vendaient une trentaine de livres. A la vente Huquier passait une feuille de paravent, dessinée à la plume lavée d’encre de Chine, et à la vente Lempereur un « Enlèvement d'Europe » exécuté pour un éventail. Au musée de Besançon est conservé sous le n° 403 un éventail peint à la gouache sur taffetas, représentant u les Oies du frère Philippe » (hauteur 23 c., largeur 44 c.). Il existe aussi dans la collection du docteur Piogey un éventail que M. Mantz affirme authentique, et qui représente trois têtes souriantes rattachées par de petites guirlandes où jouent des amours.

Au Musée des Arts décoratifs, 1880, la Manufacture des Gobelins exposait « Aminthe et Sylvie » et « les Confidences », deux modèles de tapisseries sur des toiles (H. lm,30; L. lm,45); « la Petite Oiselière, le Petit Pêcheur », deux autres modèles sur de plus petites dimensions ; « la Musique, l’Astronomie, le Dessin, la Sculpture », quatre dossiers de fauteuil exécutés pour la Manufacture de Beauvais sur des toiles de 55 cent, de hauteur sur 45 de largeur. La Manufacture des Gobelins exposait encore une maquette de tapisserie représentant deux figures de femmes au milieu de vases de heurs, toile (H. 60 c., L. 70 c.); une autre maquette composée de trois sujets en médaillon sur fond bleu montrant des bergeries (toile. H. 40 c., L. 80 c.); une maquette de tapis également composée de trois médaillons, et où se voyait, sur un fond rose, uneVénus, un Bain de Nymphes, un Amphion sur un dauphin (toile. H, 45 c., L 90 c.).

Enfin Grimod de la Reynière raconte que Boucher a décoré

BOUCHER

quelques-uns des œufs de Pâques que l’on offrait à Louis XV la veille de la grande fête.

Sujets rustiques et Paysages.

L’Abreuvoir d’oiseaux, gravé par Chedel. — Petit berger passant une rivière, gravé par Ryland. — Le Berger Napolitain, gravé par Daullé. Le tableau original, qui faisait partie du cabinet Damery, se vendait 240 livres, en 1764, à la vente du peintre Detroy. — Les Bergers a la Fontaine, gravé par Fessard. Le tableau original (H. 20 p.; L. 22 p.) se vendait 760 livres à la vente du comte de Vence. — Bords de Rivière. Le tableau original était dans l’appartement de Monseigneur le Dauphin, à Versailles. — Bords de rivière, gravé par Lempereur, d’après un dessin. — La Caravane, gravé par Huquier, d’après un dessin. — La Chasse aux Canards, gravé par Chedeî. — La Cotation rustique, gravé par Chedel, d’après un dessin, — Le Colombier, par Chedel. Le tableau original se vendait 96 livres, sous le n° 54, à la vente de $. A. E. de Cologne, en 1764. — Cour de Ferme, gravé par Dazincourt au vernis mou. — Le Dévot hermite, gravé par Chedel. — Les Enfants du fermier, gravé par Halbou. — La Ferme, gravé par Benezech. — La Ferme, gravé par Chedel. — Foire de Campagne, gravé par Cochin fils. Le dessin à la pierre noire, rehaussé de blanc, se vendait, en 1772, à la vente Huquier. Une peinture ou une esquisse, d’après laquelle a été exécutée la plus belle tapisserie du xvme siècle, a dû être peinte par Boucher. — Grand paysage avec une femme pêchant à la ligne, gravé par Laurent. Je crois qu’il existe un pendant gravé. — Jeannette, gravé par J. H. E., d’après un dessin. — Moulin à eau, gravé par Chedel. — Moulina vent, gravé par Dazincourt au vernis mou. — Moulin près de Chatou, gravé par Basan. Paysan passant l’eau, gravé par Ryland. — Le Pêcheur, gravé par Chedel, d’après un dessin. — Le Pescheur amoureux, gravé par Chenu. L’estampe est dédiée à M. Le Lièvre, distillateur ordinaire du Roi. — Le Pont rustique, gravé par Chedel, d’après un dessin. — Le Puits, gravé par Chedel, d’après un dessin. Le dessin a passé sous le n° 529 à la vente de Lempereur, qui en avait fait une eau-forte. Il se vendait 24 livres. — Le Ràffraîchissement des Voïageuses, gravé par Daullé. — Le

Repos champêtre, gravé par Ryland. Le dessin à la plume, lavé de sanguine et de bistre, se vendait, en 1786, à la vente Bergeret. — L’agréable Solitude, gravé par Chenu. — La Vendange, gravé par Parizeau, d’après un dessin. Le dessin, lavé sur trait de plume et connu pour un des plus beaux dessins du maître, passait à la vente du 27 décembre 1777. — La Vie champêtre, gravé par Mlle Lépicié. — Les Villageois a la pêche, gravé par Gaillard. Le tableau original était dans le cabinet de M. Montullé. — Vue d’un Hermitage près de l’ancien Port-Royal, gravé par Q., d’après un dessin. — Vue du Moulin de Vaudreuil, gravé par le baron de Thiers. — Vue d’un Pont, gravé par Ryland, d’après un dessin. — Vue du Pont des Lavandières dans le Clos Payen, gravé par Q., d’après un dessin. — Vue d’une Tour , près de Blois , que les bonnes gens des environs croyent habitée par les esprits; on la nomme communément la Tour du Diable, gravé par Q., d’après un dessin. — Vue Rustique, gravé par Gilbert, d’après un dessin. — Vue d’après nature dessinée par Boucher, nos 1 et 2, deux vues gravées par Basan. — Vue d’Habitations rustiques, suite de quatre estampes gravées par Houel. — Petites Vues rustiques, six estampes gravées par Basan. — Vues près de Bercy, deux estampes, gravées par Michel. — Première veue de Charenton, seconde veue des environs de Charenton , deux estampes gravées par Le Bas. — Vue des environs de Charenton, deux estampes par Moitte. — Première vue de Fronville, deuxième de Fronville, deux estampes chez Buldet. — Vue des environs d’Orléans, quatre estampes gravées par Basan. — Vue des environs de Beauvais, Seconde vue de Beauvais, deux estampes gravées par Le Bas. — Divers Paysages, quatre estampes d’après des dessins de Boucher, gravées par Chedel. Et encore nombre de vues gravées par les amateurs. L’abbé de Saint-Non en a gravé plus de quarante pour sa part.

Parmi les paysages peints non gravés :

En 1773, à la vente de Jacqmin, le joaillier de la couronne, deux paysages ornés de fabriques et de jolies figures; l’un représentant un moulin, l’autre un pont de pierre, se vendaient 780 livres. En 1778, à la vente du peintre Natoire, passait une esquisse chaudement touchée, représentant le dehors d’une maison de ménage où l’on voyait une récureuse et une femme qui

allaite son enfant (H. 23 p. ; L. 23 p.). En- 1779, à la vente Trouart, un paysage des environs des Gobelins (H. 27 p. ; L. 21 p.) se vendait 59 livres 19 sols. A la même vente, un intérieur de ferme, d’après Wouvermans, montait à 700 livres. En 1781, à la vente Sireul, « la Vue du Temple de la Concorde et du chemin qui conduit au Vatican », tableau peint par Boucher à Rome (H. 3 pieds; L. 3 pieds 1/2) se vendait 96 livres. En 1785, à la vente du bailli de Breteuil, passait un marché d’animaux, où une femme, montée sur une mule et tenant un panier d’œufs, tournait la tête pour regarder un homme à cheval (H. 15 p. ; L. 12 p.). En 1786, à la vente Bergeret, quatorze paysages de Boucher sont livrés aux enchères. En 1793, à la vente Choiseul-Praslin, passait une vue prise à côté de la petite rivière des Gobelins, la droite occupée par une chaumière servant de mouiin à eau. En 1810, à la vente Villeminot, passait un paysage avec des femmes occupées à blanchir du linge. En 1822, à la vente de Robert de Saint-Victor, un paysage, que le catalogue disait un des meilleurs paysages de Boucher, ne dépassait pas le prix de 22 francs.

Pour les paysages dessinés non gravés, nous n’entrerons pas pas dans le détail fastidieux de ces dessins très peu décrits et généralement très peu reconnaissables des dessins gravés ; nous renvoyons aux ventes de Boucher, Randon de B ois set, Blondel Bazincourt, Joullain, Sireul, Bergeret, et en particulier à la vente de Lempereur de 1773.

Études d’après l’antique. — Livres de groupes d’enfants.

Académies. — Études de têtes.

Recueil de différents caractères de têtes tirés de la Colonne Trajane, dessinés par Boucher, gravés har Hutin, 12 planches. — Hermaphrodite, figure antique dessinée par Boucher, gravée par Desplaces. — Livre a dessiner, par Lebas, 20 feuilles d’après le catalogue Heinecken. — Nouveau Recueil de Figures Académiques gravées par Polienith et M. Tardieu, 5 feuilles. — Etude dessinée par François Boucher, Peintre ordinaire du Roy , et gravée par Étienne Fessard , graveur du Boy. — Etude dessinée par François Boucher, premier peintre du Roy, gravée par Edme Nochez dirigé par Fessard. Ces deux études sont d'après des dessins du cabinet de M. Sireul. —

Étude dessinée par François Boucher., peintre ordinaire du Roy, gravée par Étienne Fessard . Etude d’après un dessin du cabinet Damery. — La Dormeuse, gravée par Michel, — La Voluptueuse, gravé par Polienith. — Le Sommeil, gravé par Huquier. — Le Réveil, gravé par Huquier. — Quelques académies libres, entre autres la Laveuse, ont été gravées en manière de crayon par Petit et Bonnet, et éditées chez Bonnet. Elles sont tirées, la plupart, du cabinet de M. Darcy. — Premier livre de Groupes d’Enfants par Boucher , peintre du Roy, gravé par Aveline , à Paris, chez Huquier , 7 planches. Il a paru 5 livres de ces « Groupes d'Ënfànts » dont les autres sont gravés par Félix de la Rue, Huquier fils. — Livre de têtes, par Boucher et Buldet d’après le catalogue Heinecken. Je n’ai jamais vu de cette série qu’une planche composée de deux sujets dont l’un porte le n° 2. Le nom de Boucher y était gravé à la pointe, — Teste de femme, gravée par Huquier fils. — Le Désir de plaire, gravé par Campion en couleur. — Buste de femme, Tête de femme, gravés par François en matière de crayon. — Tête de femme, gravée par L. D. D. C. (le duc de Chevreuse), etc.

Et parmi les Études non gravées :

Une multitude de dessins répartis dans toutes les Collections.

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