CONSERVÉS AU MUSÉE DE SAINT-QUENTIN
Cette précieuse et intéressante collection de pastels de La Tour provient d’un legs fait par le frère de La Tour, Jean- François, héritier et possesseur des tableaux qui garnissaient l’atelier du peintre, dans deux testaments remis au notaire Desains, le 20 septembre 1806, et que nous donnons d’après M. Dréolle :
« Je soussigné, Jean-François de La Tour, ancien offi-
cier de cavalerie, demeurant en cette ville de Saint-Quentin, rue de La Tour, n° 657, nomme et institue mon légataire universel, mon cousin-germain maternel, Adrien-Joseph-Constant Duliège, prêtre, vicaire de la paroisse et desservant l’Hôtel-Dieu de cette ville de Saint-Quentin, à condition par lui d’acquitter et de payer, dans l’espace d’un an à partir du jour de mon décès, tous les legs ci-dessous énoncés et tous ceux que je pourrai faire à la suite du présent testament et en marge, sçavoir, etc. »
LA TOUR
a Je donne et lègue à l’école gratuite de dessin, au
bureau de charité des vieux pauvres infirmes, au bureau de charité des pauvres femmes en couches, trois fondations faites par mon frère Maurice-Quentin de La Tour, tous les tableaux cidessous désignés, pour le produit de la vente qui en sera faite à Paris, être distribué et partagé entre les trois bureaux de la manière que je dirai ci-après :
1. Le portrait de l'abbé Hubert lisant à la lumière de deux bougies.