ÉDOUARD LIÈVRE
Edouard Lièvre est né à Blamont, bourg situé sur la lisière des Vosges. 11 fut placé fort jeune dans une imprimerie lithographique à Nancy ; mais il put, tout en apprenant un état, suivre les cours de l’école de dessin, et se livra surtout à l’étude de l’ornement. Chargé de reproduire les travaux de la fonderie de Tusey, près Vaucouleurs, où s’exécutaient les fontaines et candélabres de la place de la Concorde, il rencontra en ce lieu des sculpteurs qui l’engagèrent vivement à venir à Paris, où il fut bientôt mis en relation avec les plus importantes maisons de bronze d’art. Le poète Béranger, qui s’intéressait vivement à lui, le recommanda à Valério, dont les conseils lui furent fort utiles pour l'aquarelle. Il suivit aussi quelque temps les conseils de Couture.
C’est surtout par ses travaux pour l’industrie décorative que Lièvre s’est lait connaître. Longtemps attaché à la maison Barbedienne, et chargé de reproduire les remarquables ouvrages de Constant Sévin, il a fait, dans ces dernières années, de grands ouvrages d’art, qui comptent parmi les plus beaux qu’on ait publiés en France. Nous citerons particulièrement la Collection Sauvageot ( 1 865) , le Musée universel ( 1 868), les Collections célèbres (1869), les Arts décoratifs (1870), le Cours d’ornements (1870), Works of Art (1872), les Maîtres anciens et contemporains (1875).
Fig. 252. —
La France, par Auguste Marc (musée de Metz),