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L’HEURE DE LA SOUPE A LA PORTE D’UNE CASERNE

M. Y. LEYDET (Salon des Champs-Élysées)

■ C’est vers les Invalides, dans ces vastes places où s’élèvent les grandes casernes groupées autour de l’Ecole Militaire, que M. Levdet a dû voir et, sinon copier, au moins composer sur nature le tableau qui a été’ remarqué au Salon de cette année. Les types sont vrais, les expressions justes, c’est la misère résignée, la souffrance cachée à tous, celle qui émeut plus que la mendicité déclarée. L’usage est touchant, il est de tous les pays ; il est bon et il est juste que les enfants du peuple auquel l’Etat dispense les ressources de la vie quotidienne partagent fraternellement avec les pauvres.

M. \ictor Leydet est jeune, il est promis au succès dans l’avenir; il a dès aujourd’hui donné sa mesure. Elève de MM. Gérome et Bourges, on le sent dessinateur sérieux, attentif à saisir les types vrais; il sait émouvoir et il est ému.

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