AVERTISSEMENT
C Académie des Beaux-ArlSt par Halévy , alors secrétaire perpétuel de cette Académie, je me suis vu sous le charme de l’esprit le plus fin, le plus orné, doublé d’un talent supérieur, et j’ai esquissé le portrait de cet aimable maître. Élu membre de l’Institut archéologique de Rome, j’ai pu pénétrer jusqu’au duc de Luynes, protecteur zélé de la section française, et je me suis appliqué à bien mettre en lumière ce type grave et triste, d’un vrai savant, grand seigneur, ami de la solitude et fort ombrageux.
L’article sur les paradis profanes — je n'ai pas cru devoir l’exclure — tranche sur le ton des autres, justement parce qu’il témoigne d’un sentiment plus intime, plus profond. Il nous dit qu’il est des jours où le souvenir de ceux qui ne sont plus remue nos âmes avec une puissance nouvelle. Dans une de ces heures de tristesse, j’ai voulu savoir ce que notre occident payen avait pu rêver sur les demeures de la mort ; puis l’idée m’est venue d’en retracer l’histoire.
J’ai laissé tels qu’ils étaient ces articles d’art et de critique littéraire, car ils expriment fidèlement quels furent pendant vingt années mes sentiments, mes opinions, mes goûts, dans leurs variétés et dans leurs nuances. D’ailleurs, je sais mal dissimuler, et s’il m’avait fallu les modifier.
AVKRTISSEMENT.
me servir de la jïoinme ou do rostoinite pour eflfacer ou atténuer certains traits un peu durs, quelques touches trop vives peut-être, je l^s aurais gâtés.
On a lu ces études à l’époque où elles ont été publiées dans le Jouninl des Débats et dans quelques Revues; du moins certains iîidices m’autorisent à le croire. Trouveront-elles encore des lecteurs? C’est une espérance, peut-être même n’est-ce qu’une illusion. .T’attends.
Kknest MNRT.
L’ANTIQUITÉ
L’ANTIQUITÉ