‹ L'Art et les artistes (volume 2)Chapitre 18 sur 125 · I.'AKT HT I.1-;S AKTISTHS · texte numérisé non relu

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Louis XVI vit I apogée du point de Sedan, de l'argentan à bride tortillée, des fonds de neige de la valencicnncs et des guipures à pois serrés. Le /////.■orné de bouquets, fleurettes, motifs en semis naquit pour un règne éphémère.

L'alençon, bien affaibli, reparut limidemcnl vers 1810: l'argentan, vaincu par la concurrence désastreuse du bruxelles, plongea jusqu'en i8=,o. Une des vogues du premier empire fut le chantilly en soie noire et fil blanc, qui occupait 10.000 ouvrières, aujourd'hui transportées aux environs de Baveux.

Hn somme, peu des créations de CoUn-rt ont survécu.

A la révocatiiin de l'edit de Nantes, prés de 4.<xx) travailleuses quittèrent Alençon. Aujourd'hui. Bruxelles fabrique le point de Venise, Courtrai,Gand, Ypres, Bruges accaparent la valenciennes, ce qu'on appelle de ce nom, car à Valenciennes même les habitants ne se souviennent pas d'avoir jamais coudoyé de dentellière. Lamalines. sa cousine, a disparu.

L'industrie de ces deux villes est totalement morte.

Plus heureux, le point d'Auvergne a été peu atteint par la concurrence industrielle. 11 continue son cours tranquille sous les doigts de ces régions rustiques, Velay. Puy-de-Dôme, Cantal, Haute- Loire et Loire.

Onydénombre encoreunecentaine de mille carieaux.

Une partie de leui' clientèle leur a malheureusement été enlevée par l'Hspagne.Mais on s'occupe d'elles. Leurdéputé, M. Louis V i g o u r o u X , vient de déposer une demande d'autolis a t i o n d e loterie de trois millions en faveur de leur chambre syndicale, pour la constitution de retraites et de secours à leurs familles.

Avons-nous parlé du fil qui constituait ces merveilles? Vite. Quand ce n'est pas une soie noire ou blonde, c'est un lin. préparé en cave humide et sans air pour c-n assurer l'élasticité et la résistance, avec une régularité extrême. Avant qu'on ne cultivât le lin chez nous, ces fils venaient de Silésie et de Hollande. Us se vendaient de 22 à 24.000 francs le kilogramme pour les alençons et les bruxelles. pouvant produire de ^o à "îs.ooo francs de dentelle.

Dans son rapport sur l'Hxposition rétrospective en igoo. M. Lefebine constate que la dentelle à la main a subi une douloureuse dépréciation, sinon failli sombrer totalement. Seules les femmes vraiment fortunées lui sont demeurées fidèles, mais, par crainte de tromperie, se cantonnent dans l'achat des bandeaux anciens.

Et on ne peut nier que les mécaniques de Nottingham ne lui aient porte un coup funeste. Les dentellières, dispersées par la Révolution, jusqu'en 1801. se resserrent péniblement. On n'en retrouve plus que 240.oooen 1 8s 1,200.000 en 1867, i26.oooen 1893. Le dernier recensement en attribue 7.000 à la Normandie, 12.000 à la Haute- Saône et au Doubs, 92.000 à 1 Auvergne, n.ooo à la Lorraine et aux Vosges, total 124.000.

Les dentelles françaises modernes sont cependant dignes deleurglorieux passé. Sous leurs trois procédés de l'aiguille, des fus e a u X et du crochet, oiiginaire d'Irlande, l'exposition du muséeGalliera.

en avi'il 1Q04, nous a montré des œuvres sures d'elles-mém es. Je m e souviens d'un volant point Colbert, appartenant à M"" la presidemeLou- JH't, travail ;i l'aiguille de Le-

Musce de Climy.

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