‹ L'Art et les artistes (volume 3)Chapitre 66 sur 99 · C.\RL G. L.WRIN · texte numérisé non relu

C.\RL G. L.WRIN

des Arts

ment les écoles de Caudrv et lie Tarare dont les dessins de dentelles sont parfaits, et enfin la toute petite école de Parthenay qui a envoyé des objets de céramique, de forme et de tons très inté-

E.\P()SITU)N DES ARTS DECORATIFS A STOCKIK II.M TNE COLONNE DE LA COIPOLE

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Atnénagements et Restaurations.

Il est iiue^tioM <rin-.t.ilKr à Madrid un musée du Greco. dans la maison même que cet artiste a naguère habitée et récemment cédée à l'État jiar le marquis de Végla, grand amateur et collectionneur, qui a généreusement consacré des sommes importantes à la restauration et à l'encadrcnieiit des œuvres du maître.

Monuments.

I.e j mai a eu lieu, à Saint-Mihiel. sa ville natale, l'inauguration du monument élevé à Ligier-Richier, le vieux maître sculpteur. Parmi ses œuvres les plus remarquables, on cite le Sipukic qui se trouve dans l'église Saint-iitienne de Saint-Mihiel, le Mausolée du prince René de Chàlons dans l'église Saint- Etienne de Bar-le-Duc, le Tombeau de Philippe de Cucldic dans l'église des Cordcliers, à Nancy, etc. Le Sépulcre se compose île treize personnages, un peu ]iliis grands que nature.

i;akt et les artistes

Ligier-Richicr est né à Saint-Miliiel, au coniiiR-iicemcnt du xvi^ siècle, et il mourut à Genève en 1567. C'est à Rome que dans sa jeunesse il se perfectionna dans l'art de la sculpture, à l'école de Michel-Ange. Sa statue est l'œuvre de M. I.éon Vadel. le socle de M. Lucien Gallant. tous deux originaires de Saiut-Mihiel, qui méritent les plus grands éloges pour le bel aspect de l'ensemble. Tout en bronze et ne pesant pas moins de 500 kilogrammes, le monument représente Ligier-Richier debout, appuyé sur une élégante colonne Renaissance et sculptant une tête d'ange.

Le 14 juillet prochain, sera iii.iugurée à Loches, sa ville natale, la statue d'Alfred de Vigny, due au ciseau du sculpteur Sicard. Xous reproduisons avec plaisir cette (puvre si intéressante, où l'artiste a si bien su rendre la physionomie fière et noble ilu jilus h.int.iin et du jilus stoïque de nos poètes.

La statue de Mistral, que l'on a inaugurée le ;o mai à Arles, est due au sculpteur Théodore Rivière, qui a représenté l'auteur de Miii'iUc de grandeur naturelle, debout, dans une attitude fort simple. Sur la face du haut piédestal est gravé ce vers du fameux chant de Mireille : « Ciinlo iiiio chato lie Pyouvcnço ■•. Sur le côté opposé, l'artiste a placé un niédalllon représent. int une Arlésienne avec cette inscription : « La l'ro\euie à Mistral >.

JS Dons et Achats.

JM. Ivan Tsviétkov vient de donner à la Ville .sa magnifique collection de tableaux russes, qui fera comme le pendant de la galerie Trctiakov. La collection comprend près de I 500 numéros, aquarelles et dessins, dont près de 300 tableaux proprement dits. F.n même temps que sa collection, M. 'rs\iétkiiv donne à la X'ille la inaiMiu qui la contient, con-,truite en style ru^s,; ^ur les pl.ms île \ Rtor \asnétsov.

M Nécrologie.

ïùnilc Miche! était né à Metz le 19 juillet 1S2S. Élève de Maréchal et de A. Roland, il exposa régulièrement aux Salons depiuis 1853 des tableaux de genre et des paysages, en particulier des vues de la forêt de Lontainebleau : le Musée du Luxembourg garde ses Stiitiiilhs i/'iiiitonine du Salon de 1S73, et celui de N.inev une \iiil il't/,' n,S;j).

Parallèlement à son œuvre de peintre, lïniile Michel avait mis à profit ses études dans les Musées d'.\lleniagne pour donner à la Revue des Deux-Mondes des articles, réunis ensuite en volumes (1SS3 et 18S5) ; on lui doit, en outre, une série de monographies, dont certaines de très haute valeur : Ronbrandt (18S6), Hohbema (1890). Ruvsdaël (1890), et ensuite, à des dates plus récentes, Ritbnis. Paul l'otter. Terborgh, etc. Il collaborait activement aux iliverses revues d'art, et ses articles rassemblés ont paru sous le titre iVF./ndes siiy l'hisloiii' de l'ail (1S95) et île ^.'uueellrs études, eh. (1908) ; il faut encore citer son grand ouvrage sur les Miiities du paysage (1907). Parmi les articles qu'il donna à la Revue, on retiendra en particulier : les Peintures de M. Curnion im Muséum (1S9S) ; Rubciis nu château de Steeu (1S99) ; Au pays de Giorgione et de Titien (1907). etc. Il avait été élu. en 1S92, membre de l'.Xcadémie des ]',eaux-Arts, en remplacement de M. de Nieiiweikerke.

organiser le second Salon des aquarellistes français, est mort subitement pendant la traversée. Fils et petit-fils de peintres qui furent célèbres, Guillaume Dubufe était né à Paris en 1853. Il prit une part active à la fondation de la Société nationale, et il avait accepté la lourde tâche d'en organiser les Salons annuels, ce dont il s'acquittait avec un goût auquel tout le monde se plaisait à rendre hommage Il ne cessait d'ailleurs pas de produire, alternant les grandes décorations — comme la Musique sacrée et la Musique profane du Musée d'Amiens, V Apothéose de Puvis de Chavannes du Grand Palais, des panneaux pour la Sorbonne. l'Hôtel de Ville de Paris, l'Elysée, etc. — avec des pastels et des aquarelles de plus petites dimensions, comme ces Vues de Capri, qu'il réunissait naguère à la galerie Georges Petit et qui résumaient le meilleur de ses qualités. On lui doit aussi des rapports sur la section de peinture des dernières lî.xpositions universelles et un ouvrage sur /a Valeur de l'art, publié l'an dernier. Il était officier de la Légion d'honneur.

Revue des Revues.

St.\ryk Godv (années révolues). — Revue mensuelle d'ait ancien, paraissant le 15 28 de chaque mois. — 1909, troisième année.

Le texte de Staryé Gody étant rédigé en russe, tous les titres sont munis de traductions en français.

Prix d'abonnement pour l'étranger : 30 francs par an. On s'abonne chez tous les libraires de Saint-Pétersbourg et au bureau de la rédaction (7, Solianoï per) ; à Paris, chez Henri Leclerc, libraire. 219, rue Saint-Honorc.

I'. P. de W'einer. directeur fondateur.

La Scaiulinavic. — Revue mensuelle illustrée des royaumes de Suède. Norvège, Danemark et grand-duché de Finlande. — .Artistique, littéraire, scientifique. — Réd.iction et administration : (>y. boulevard Malesherbes, et 4. avenue de l'Opéra.

Directeur : Maurice Chalhoub.

.\bonnernents : 6 francs pour la France et S francs pour l'étranger.

Le peintre Guillniiine Diihiife, qui s'ét.iit enibaixpié. il y a une qninz.iine de jours, pmn Buenos .\ires. 011 il all.iit

Association de l'Alliance aitistique, enregistrée en vertu de la loi sur les Sociétés industrielles et de prévoyance. Siège social : 67-69, Chancery Lane. London. \V. C.

Fondée en 1908 dans le but de permettre aux artistes de soumettre librement et sans restriction leurs œuvres au jugement public.

A l'Exposition annuelle de l'.Vssociation, chaque membre est autorisé à envoyer trois œuvres, dont toutes seront exposées, en groupe ou dispersées, suivant le désir de l'exposant.

Le deuxième Salon de Londres de l'Association sera tenu à Londres, au Lioyal Albert Liait, au mois de juillet 1909.

On devient membre de l'Association en devenant acquéreur d'une (ou plusieurs) actions de valeur nominale de 10 shillings (soit 12 fr. y^), et en payant une cotisation annuelle d'une guinée (soit 26 fr. 50). En dehors de cette cotisation, les membres ne peuvent encourir aucune responsabilité pécuniaire.

L'administration de l'.Association est confiée au comité de direction élu par les actionnaires.

Toutes les demandes de renseignements, adhésions et versements doivent être adressées au secrétaire (Frank Rutter), Allied Artists' .\ssociation Ltd., 67-69, Chancery Lane, London. \V. C.

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BULLETIN DES EXPOSITIONS

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