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CONCOURS DE DECORATION D'UN FUSIL DE CHASSE

La Société des Art-- ilu l'tnx-z. avec l'appui de la Chambre syndicale des lal)rn:ants d'armes qui donne 300 francs de prix, om re 1111 concours entre tous les artistes français, pour la d,ioi,ition d'un fusil de ehasse Hammerless ou fusil s.ins chien avec ou sans contreplatine.

Pour que le concours ait un résultat pratique et que les projets primés puissent être employés par la Chambre syndicale des fabricants d'armes, il est bien spécifié que les projets présentés ne devront pas, sous peine d'exclusion des trois catégories ci-dessous, dépasser comme prix d'exécution les sommes fi.xées dans chacune d'elles.

1'^ catégorie. — Projets dont le prix d'exécution ne dépasserait pas 25 francs.

i'^ prix : 40 francs : 2" prix : 20 francs.

26 catégorie. — Projets dont le prix d'exécution serait compris entre 25 et 40 francs.

I" prix : 60 francs ; 2" pri.x : 30 francs.

3^ catégorie. — Projets dont le prix d'exécution serait compris entre 40 et 60 francs.

I" prix : 100 francs ; 2» pri.x : 50 francs.

4« catégorie. — Pour encourager les artistes à qui le manque de connaissances sur les prix d'exécution pourrait empêcher de prendre part au concours, la Société des .^rts du Forez offre un prix de 1 50 francs au meilleur projet présenté, quel qu'en soit le prix d'e.xécution.

Les projets pourront être complets ou ne porter que sur la partie métallique.

Les formes du fusil Hammerless étant nouvelles, le décor qu'elles comportent doit être en harmonie avec elles, par conséquent essentiellement nouveau. Les motifs seront empruntés à la faune ou à la flore.

Le choix est laissé aux concurrents entre les différents genres de gravure (burin, échoppe, eau-forte, fond creux, etc.), d'incrustations (rasée ou reliée, gravée ou ciselée), de damasquine, de ciselure, etc. On admet aussi un composé de ces différents genres d'ornement itiou.

Il pourra être présenté des dessins, des modelages au double ou au triple d'exécution ; ils seront en ce cas accompagnés de réductions photographiques à la grandeur réelle.

Conditions essentielles. — Les projets présentés au concours devront avoir un caractère décoratif franchement nouveau ; les compositions conçues dans un style connu ou révélant une imitation quelconque par trop évidente seront écartées.

Dépôt des œuvres. — Plusieurs projets peuvent être adressés par le même auteur ; en ce cas le meilleur projet concourra seul pour une récompense.

Les projets envoyés sur châssis pour en faciliter l'exposition ne porteront pas d'autre indication qu'une devise ou un signe reproduit sur enveloppe cachetée et répété à l'intérieur sur une carte, à côté du nom de l'auteur ; le

candidat désireux de conserver l'anonymat vis-à-vis de ses concurrents et du public devra en faire la mention sur cette carte.

Les projets, exécutions et envelopi>es cachetées doivent être déposés à l'École des Arts industriels ou expédiés franco au président de la Société des Arts du Forez, au siège social. École des Arts industriels, le i'' octobre lyof) au plus lard.

Le jury, à la suite du classement dont il est chargé, fournira le procès-verbal de son opération, donnera le nombre des concurrents, les noms des lauréats, leurs récompenses et la critique artistique et technique des projets ; cette critique désignera les projets par les devises ou les

signes adoptés et non par les noms des candidats. L'ensemble de ces documents sera adressé sous forme de circulaire à chacun dés membres de la Société et aux personnes ayant pris part an concours.

Les projets primés dans les trois premières catégories appartiendront à la Chambre syndicale des fabricants d'armes qui en disposera à son gré, et celui primé dans la quatrième catégorie sera la pleine propriété de la Société des .\mis du Forez.

I,e droit de reproduction industrielle ou de la simple reproduction en phot<igraphie ou en <lessin des concours non primés ne sera accordé que sur Vassottimcnt de l'auteur.

Bibliographie

LIVRES D'ART

Petites monographies des srands édifices de la l'iaïut . — \iennent de paraître : La cathédrale de Chartres, par René Merlet. ancien archiviste d'Eure-el-Loir. Un vol. in-S avec 38 gravures et -> plans. ^- Le Château de Coucy, par 1". Li;i ùvre-Pontalis, directeur de la Société française d'archéologie, professeur à l'École des Chartes, t'n vol. in-S avec 56 gravures et 2 plans. (Chaque volume, broché : 2 francs ; relié : 2 fr. 50. H. Laurens, éditeur, 6, rue de Tournon. l'aris, W.)

Que de fois n'avons-nous pas entendu les toiiristés et les archéologues qui visitent les grands monuments de la France réclamer des l'eliles wonographies d'un format pratique, au courant de la science moderne et illustrées par les e.xcellents j)rocédés photographi<iues actuels.

Grâce à l'initiative de M. Fugéne Lefèvre-Pontalis, directeur de la Société française d'archéologie, professeur à l'École (les Chartes, une collection de ce genre est en cours de publication.

La première monographie, œuvre de M. René Merlet, ancien archiviste d'Eure-et-Loir, est consacrée à la Cathédrale de Chartres : elle renferme 38 gravures et 2 plans ; la seconde étudie le Château de Coucy : c'est une description méthodique de la ville et du château dont M. Lcfcvre- Pontalis est l'auteur. Précédée d'une courte histoire des sires de Coucy par M. Ph. Laucr, elle renferme 36 gravures et 2 plans.

Cette collection des Petites monographies {/es graiuls édifices de la I-'rance est une oeuvre éminemment utile, qui comprendra la description sommaire des cathédrales, des grandes églises, des monuments civils, châteaux, etc., de la France, en volumes distincts : l' Hôtel des Invalides, les Cathédrales de Reims, du Mans. d'Amiens, de Bourges, de Coutances, d'Au.xerre, les Chdteau.x de Hambouillet, de Vitré, de Vincennes sont en préparation.

Petites monographies des grands édifices de la I-'rance. — Vient de paraître ; L'Abbaye de V'«5ze/ai/, par Ch.xrles PoRÉE, archiviste de l'Yonne. (Un vol. in-S" avec 39 gravures et I plan. Prix : broché : 2 francs ; relié toile souple : 2 fr. 50. H. Laurens, éditeur, 6, rue de Tournon, Paris, Vie.)

L'abbaye de Vézelay, q\ii est l'un des plus beaux si)écimens de l'architecture romane et présente des morceau.x très intéressants de la statuaire du xii*^ siècle, devait figurer au premier rang dans cette collection des Petites

ni'uh'graphies des grands édifices de la France. Dans le volume qu'il lui a consacré, M. Porée, après avoir résumé l'histoire de l'abbaye, fi.xe les époques de la construction de l'église, étudie chacune de ses parties, date et décrit en détail les curieu.x chapiteaux de la nef et les magnifiques sculptures des portails. I^'ouvrage se termine par la description de l'église de Saint-Père-sous-\'ézelay.

\'ient de paraître : La Miniature sur ivoire, par

Mme G. Debillemont-Chardcin. (l'n vol. in-.S" [25 X 16]. illustré de 16 planches phototypiques hors texte. Pri.V : broché : 6 francs. 11. Laurens, éditeur, 6, rue <le Tournon,. Paris, VI'\)

Mme Debillemont-Chardon. (pii a donné par ses oeuvres tant de preuves de talent et, par les élèves qu'elle a formées, tant de témoignages de l'excellence de sa méthode, consent, en quelque sorte, en publiant son traité de la Miniature sur ivoire, à dévoiler tous ses procédés et ses secrets.

L'éminente artiste a pensé qu'elle se devait à ellemême de ne rien cacher de ce qu'elle sait sur cet art délicieu.x et délicat pour la renaissance duquel elle est arrivée aux résultats (jue tout le monde connaît.

M. Léonce Bénédite, le distingué conservateur du Musée du Luxembourg, appréciant à sa juste valeur l'artiste qu'est Mme Debillemont-Chardon, a écrit pour ce volume une e.xcellente préface.

Vient de paraître: L'Art et les Mœurs en France,

par Raymond Bouver, Léon Desiiairs, Emile Hinze- LiN, Henry JIarcel, Pierre Marcel, .\ndré Michel, François Monod, Charles Normand, Edmond Pilon,

LÉON ROSENTHAL, ÉdOUARD SaRRADIN, CHARLES SAU- NIER, Gaston Schéfer, ALwrice Tourneix. (Un vol. in-8 raisin illustré de 24 planches hors texte en phototypic. Broché: 12 francs ; toile: 15 francs; reliure artistique: 17 francs.)

Dans quelle mesure les artistes s'inspirent-ils de leur temps? Quelle interprétation en donnent-ils? Comment les moeurs, les coutumes, les événements contemporains influent-ils sur le développement de leur talent? Voilà les questions auxquelles les auteurs de l'.lrt et les Mœurs en I-'rance ont tenté de répondre pour l'art français.

On verra comment, dès le moyen âge, sculpteurs et peintres déjà trouvaient dans la réalité contemporaine le meilleur de leur inspiration. .\u xvi'' siècle, au contraire, il semble que l'idéalisme ait dominé l'école française ; nos

artistes ont coiisultr l'antiquité et les maîtres italiens avant de regarder autour d'eux dans la nature et dans la vie. Avec Callot, Abraham Bosse, les Le Nain, l'interprétation des mœurs et des travers rentre en grâce. Le Brun semble interrompre cette venue d'art réaliste. En réalité, même dans ses œuvres les plus pompeuses, il peint exactement son temps. Puis c'est Watteau dont le rêve exquis habille la réalité de brillants habits de fête, et tous les maîtres du XVIII'' siècle qu'on appelle à tort des petits-maîtres: Fragonard, Chardin, Jaurat, Lépicié. Greuze, Moreau le Jeune, etc., etc.. qui tous regardent autour d'eux et interprètent la vie selon leur tempérament et leur vision personnelle. Les heures tragiques de la Révolution revivent aussi avec une émouvante intensité sons le pinceau, le crayon ou la plume des artistes contemporains. Puis c'est le xix^' siècle si fécond et si varié, siècle de la satire politique et de la critique acerbe des mœurs bourgeoises, avec des hommes tels que Granville. Traviès, Henri Monnier et surtout Daumier et Gavarni, siècle aussi de la peinture la plus vraie, la plus sincère, la plus proche de la vie, avec des hommes tels que Manet et Fantin-Latour.

L'art français est le seul peut-être où on puisse étudier une peinture de mœurs florissante pendant tant de siècles. L'Italie, à ce point de vue, n'est pas comparable à la France. Quant à la Flandre, où plusieurs de ses artistes serrent la réalité d'aussi près, de plus près même que les maîtres français, ils sont tous groupés dans un demi-siècle à peine.

Les Mditrcs île l'Ait, collection publiée sous le haut patronage du ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts. — Charles Le Brun, par Pierre M.^rcel. (Un volume in-S". Pri.x : 3 fr. 50. Librairie Plon-\ourrit et Cie, 8, rue Garancière. Paris, \'I".)

La belle collection des Mailiei île l'Ail vient de s'enrichir d'une nouvelle monographie due à la plume autorisée de M. Pierre Jlarcel et consacrée au peintre ordinaire de Louis XIV, à Charles Le Brun. De cette étude serrée et lumineuse, la physionomie de l'auteur des Batailles d'Alexandre se dégage avec une netteté surprenante, exprimant, sans doute, une sensibilité médiocre, mais rachetée par des qualités supérieures d'homme d'action. Le Brun, à la faveur de ces subtiles déductions, de cet exposé substantiel et abondamment documenté, apparaît décidément comme un décorateur avant tout, dont les conceptions s'adaptèrent de façon merveilleuse « à la grandeur et à la beauté des synthèses du siècle du Roi- Soleil ». Il fut aussi un administrateur de premier ordre et, rien que pour ses créations des Gobelins, il mériterait de voir durer son nom. L'art français lui dut, avec le triomphe provisoii'e de l'académisme, une impulsion qui

permit, un peu contre son vœu, l'évolution des tempéraments. Rien de plus mélancolique que les efîet-s de la malheureuse rivalité du maître avec Mignard et le déclin de sa gloire après la mort de son protecteur Colbert. M. Pierre Marcel a rappelé cette triste fin de carrière en termes sobres, avec la scrupuleuse exactitude qui met son travail à un rang si honorable.

Monticelll. par Ch.\rles Faure. (Édition de la Glande Revue. 37, rue de Constantinople.)

L'illustre peintre marseillais a inspiré à M. Charles Faure une fort belle étude que liront avec infiniment de plaisir et de profit les nombreux admirateurs du singulier et puissant artiste.

DIVERS

Francine, actrice de drame {roman de la vie théâtrale), par Paul Gixisty. (Eugène Fasquelle, éditeur, 1 1, rue de Grenelle, Paris.)

Voici la femme, par .\urel. (E. Sansot et Cie, éditeurs, 7, rue de l'Éperon.)

Polochon (paysages animés, paysages chimériques). par G. DE Pawlowski. (Eugène Fasquelle, éditeur.)

Pour la paix {notes et documents), par Frédéric

Passy, membre de l'Institut. (Eugène Fasquelle, éditeur.)

Les Epigrammes {vers), par Paul Mariétox. (Édition du Mfutiie de Fiante, 26, rue de Coudé. >

Les Confidences de Souricette, dame d'honnenr de l'impératrice Eugénie, par Adolphe L).\KVANi. (Eugène Fasquelle, éditeur.)

Mémoires d'un Jeune observateur, par Ernest Depré. (Édition du Monde illustré, 13, quai ^'oltaire, Paris.)

Aimons les arbres, par Louis Piérard. (Duframe- Friart, éditeur, Frameries, Belgique.)

Les Révélées {roman), par Michel Cordav. (E. Fasquelle, éditeur.)

Fachoda, le partage de l'Ajriquc, par Gabriel Hanotaux. de l'Académie française. (Ernest Flammarion, éditeur.)

Fine Mouche, par Serge B.\sset. (Édition du

Monde Illustre.)

Les Illusions, par ^Iichel Provins. (Eugène Fasquelle. éditeur.)

Table des Matières

Table des Matières du Tome IX

(Avril-Svptvnihrc 1909)

Table des Articles

Adier (Jules), Gcorsics Denoinville

Alt dOcoratif (1'), I.éandkic \'aii.i..\t :

— Une docouvcrto d'i'-totk-s Emiiirc au Mnhilier

natioual

- Husson

- Les Salons d'architecture en iQoo

- Les papiei's et toiles imprimés et )iotiii' Musée Galliéra

— Les Ponts

Bellini (Gentile), Henry Rorjox

P,iMioL;ra])hie 1 50, igo, 2.17

Bourdelle dîmilel, Tristan Leci.kre

Clifford=Barney (Une artiste américaine : Mme),

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