‹ L'Art et les artistes (volume 4)Chapitre 132 sur 180 · I.ATOl I'. SlGN \< ,1'HUIS · texte numérisé non relu

I.ATOl I'. SlGN \< ,1'HUIS

etc., etc.

Galerii 11m ssm inn, 29, 1 ue

La Boétie. — Du 4 au 3o mai : Exposition de P m l J01 \ f 1 les animaux).

Galeries < 11. I li sst le , 16, rue Balzac. — Du 5 au 20 mai : Exposition de la Société « 'Lue Intern \ 1 ional Ari Union »

(Peintures, Aquarelles, Pastels, Eaux -fortes, Arts appliqués). — Du 25 mai au |5 juin :

Exposition de Portraits d'Actrices, de Radie! à Sarah Bernhardt.

G m erie Choiseui , 73, passade Choiseul. — Du n au 20 mai : Exposition rétrospective Dario de Regoyos.

Galeries Nicolas Riabouchinsky, -?, avenue des Champs- Elysées. — Exposition permanente d'IcoNES et Fresques du xiv' au xvii' siècles.

DEPARTEMENTS

Reims. — Galerie Mars Antony. — Exposition des œuvres de Lucien Jonas (80 tableaux et 40 dessins).

la Havre. — Du 10 juin au S juillet : Exposition de Peintures et d'Aquarelles de la Société des Amis des Arts du Havre, dans les salles de l'Hôtel de la Société, rue de Mexico.

Versailles, Salons de l'Hôtel de Ville. — Du 3i mai au i5 juillet : 61"' Exposition de la Société des Amis dis Arts de Seine-et-( >ise.

Béai vais. — Du 14 juin au 20 juillet : i5°" Exposition de la Société des Amis des Arts de l'Oise (Peinture, Sculpture, Architecture et Art industriel).

Charleville. — Du 2S juin au 26 juillet : i3"" Exposition des Beaux-Arts organisée par l'I mon Artistique des Ardennes.

er (esquisseï tion Chcramy et légué à l'Etat

ÉTRANGER

Venise. — Du i5 avril au 3i octobre

1 ion \l I DES Kl m X-AR I S.

Exposition Interna-

Copenhague, Musée Royal. — Du |5 mai au 3o |uin Exposition Centennale de l'Ari Français,

BIBLIOGRAPHIE

Paul Helleu , peintre et graveur, par Ro Montesq il I iury, éditeur i, boulevard des Ca-

! l ne que M. H public avec une si heureuse et une si généreuse pi

aucun ut- m'a cause un plaisir plus grand que celui qu'il vient de consacrer à l'œuvre Je Paul llelleu, et pour lequel M. Ro u a écrit une étude d'une

spirituel. Ce beau de femme et

III J.l.l l

traite île 1 •>

d'encens, est un véritable et juste hommage, rendu sous l.i forme d'un hymne joyeux, d'une sorte de poème d'allégresse à un pur et grand artiste.

Paul Helleu apprit l'art de peindre dans l'atelier de Gérôme. Qui s'en douterait? Puis, chez Deck, il s'adonna avec passion et avec un succès complet à la décoration céramique. Les vases, les plats... ornés par Helleu, sont aujourd'hui précieusement collectionnés par des amateurs très malins, qui les gardent d'ailleurs avec un soin jaloux.

Mais à ce scnsitif, à ce nerveux, toujours en mouvement, toujours en quête d'impressions d'art m un elles et très raffinées, il fallait un procédé d'expression plus rapide que le méticuleux posage au pinceau.

La peinture à l'huile, l'art du pastel, dans lequel il excelle cependant, ne pouvaient encore fournir à sa curiosité sans cesse en éveil des formules assez vives pour lui permettre de fixer toutes les gracieuses visions dont son œil est sans cesse rempli, visions d'ailleurs très réelles et nullement apparues dans la mélancolie du rêve.

Son motif vivant, son éternel suiet inspirateur, dont la grâce troublante parait s'être à tout jamais imposée à son l'une d'artiste, est la femme élégante et jolie, la femme de race fine, qui passe dans la vie, légèrement dédaigneuse et très svelte, avec des cheveux dores, une nuque blonde et souple et une toilette de coupe irréprochable, aux tons discrets. Il la suit pas à pas, armé d'une plaque de cuivre et d'une pointe de diamant, et directement, avec une étonnante sûreté de dessin, avec une précision aiguë et forte, il enveloppe, dans un seul trait, un trait outamaresque, l'expression du visage, les gestes, les mouvements, les attitudes... de son fugitif modèle, auquel il demande rarement la pose officielle derrière laquelle disparaît presque toujours le caractère du personnage.

On peut dire dés aujourd'hui de la grâce de son talent ce que les frères de Concourt ont dit de celle de Watteau, dont il descend en ligne directe : « Llle est cette chose subtile qui semble le sourire de la ligne, l'âme de la forme, la physionomie spirituelle de la matière... Toutes les séductions de la femme au repos : la langueur, la paresse, l'abandon, les adossements, les allongements, les nonchalanches, la cadence des poses, le joli air des profils penchés, les retraites Cuvantes des poitrines, le jeu des longs doigts sur le manche des éventails... »

Parfois, comme pour se punir volontairement de s'être trop longtemps grisé du parfum profane de ses chers et charmants modèles, il va se réfugier, anachorète très intermittent, dans la silencieuse fraîcheur des églises désertes ou sous les frondaisons automnales des grands parcs abandonnés, et là, au milieu des odeurs de l'encens ou des feuilles mourantes, loin des bruits du monde, très recueilli et très convaincu, il se plait a oublier un instant « les allongements des poses et les retraites fuyantes des poitrines » pour peindre sur de vastes toiles les jeux capricieux du soleil à travers les rosaces incendiées ou les mélancolies des choses défuntes. Et sous son pinceau souple et léger, les fleurs de pierre, les saintes fleurs, pieusement écloses sur les sombres murailles et le long des sveltes colonnes gothiques, s'épanouissent dans un éblouissement de fraîches couleurs, venues du ciel, et les eaux dormantes des bassins où se mirent les marbres verdis, semblent les larmes accumulées des siècles morts.

Dans la génération actuelle, je ne connais pas de peintre de la femme qui puisse être préféré a Helleu ; et, plus

tard, dans le lointain avenir, c'est en feuilletant la collection de ses admirables pointes sèches, de ses savoureuses sanguines, de ses pastels clairs et légers qu'on pourra se faire une idée juste de la parisienne élégante de la tin du xix' et du commencement du xx' siècles, qui fort heureusement n'a rien de commun avec cette imagerie pseudoasiatique dont on commence a nous obséder.

La Cour de Ludovic II le More la vie privée et l'art

a Milan dans la seconde moitié du Quattrocento), par Francesco Malaguzzi Valui. Ulrico lloepli, éditeur, .Milan.

Ce magnifique ouvrage, véritable monument d'érudition profonde élevé à l'histoire de la vie milanaise sous le régne de Ludovic le More, se divise en quatre chapitres dont chacun, avec sa documentation graphique et ses textes, pourrait à lui seul constituer un volume du plus haut intérêt. Le premier a trait à Ludovic le More et à Béatrice d'Esté, le second à ia vie privée des Milanais, le troisième à la vie et à la cour des Sforza, et enfin le quatrième à la vie dans les châteaux et à la campagne.

Rien de ce qui touche à la vie publique, à la vie privée, à la vie artistique dans le duché de .Milan, pendant la période, tour à tour glorieuse et troublée, qui va du mariage de Béatrice d'Esté avec le More jusqu'à l'exil de ce dernier, n'échappe à la savante observation de M. Francesco Malaguzzi, laborieusement penché, depuis de nombreuses années, sur son vaste et intéressant sujet.

Il est |iiste néanmoins de dire que le développement artistique occupe, dans ce superbe ouvrage, édité avec un soin et un luxe rares, la place principale. Et vraiment, il était difficile qu'il en fût autrement, malgré l'activité des combinaisons diplomatiques qui se nouèrent et se dénouèrent contre la France de 1495 à l'exil de Loches. Car m les sièges de Novare et de Gênes, ni les trahisons de Trivulce, ni les invasions françaises n'empêchaient pis, «à cette époque de chasses et de parades », les arts de fleurir, en toute beauté, dans ce luxuriant jardin dévasté que fut le Milanais, sous le plus puissant de ses ducs et sous le sceptre fleuri des princesses d'Esté.

Ce magnifique ouvrage est orné d'un millier d'illustrations et d'une quarantaine de planches en couleurs.

Traite du paysage, par Léonard de Vinci. Traduit et

commenté par Péladan. Un volume illustré de 140 ligures démonstratives et de 24 hors-texte. Kr., 7 fr. 5o; relié 10 fr. (Librairie Ch. Delagrave, [5, rue Soufflot. Paris. 1

• '.et ouvrage est la seconde et dernière partie du Traité de la Peinture. Elle est inédite en français et bien que son titre n'existe pas dans l'original, il se trouve parfaitement justifié par ceux des chapitres du manuscrit.

Ce Traité du Paysage est d'ailleurs un manuel pratique, un ouvrage technique. On ne peut pas le lire, il faut l'étudier.

Il n'y avait pas encore de paysage à la date où Léonard écrivait. On doit donc admirer l'homme qui donnait les règles d'un art futur, qui s'occupait des brouillards et des fumées, des poussières, de l'ombre des ponts, des eliets de la pluie et du vent, du mouvement de l'eau et qui notait un effet de nuage sur le lac Majeur en 1400!

Vinci entendait admirablement la nature et il suffit de regarder les arbres de la Sainte-Anne, la grotte de la Vierge aux Ruchers et le fond du Bacchus pour s'en convaincre. Cependant il n'employa son expérience et son génie qu'à créer du un stère.

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ART ANTIQUE DE LA CHINE

iroir rouge-noir laqué. — Epoque Tang

(VII" siècle)

Coll. Paul Mallon, 114 Avenue des Champs-Elysées, Parii

JI-:.\N WAUQUELIN PRESENT! SON OUVRAGE Jacques de Guy se « L»s Chroniques de Hainaul

l'IIII.II'l'l I I BON, DUi Dl B< il RGOGNE

: ■ .. par

Les très belles Miniatures de la

Bibliothèque Royale de Belgique

Ii n'est aucun événement fâcheux qui ne puisse nous procurer des avantages, allirme la sagesse

des nations, et cette opinion très répandue s'est même résumée, à travers les âges, dans une formule proverbiale non moins discutable que lapidaire.

routefois, sans nous réjouira l'excès des avantages nés du terrible incendie de la bibl de Turin, qui consuma les inoubliables « Heures de Turin ». heureusement, d'ailleurs, publiées en hommage à M. Léopold Delisle, reconnaissons que c'est grâce à cette catastro| hequ'en igo5 le Congrès des archivistes et bibliothécaires, réuni .1 I préconisa la reproduction, dans le plus brel délai.

des manuscrits historiés les plus importants et réclama l'intervention des pouvoirs publics du monde entier.

Cet appel nécessaire devait être tout d'abord entendu par la Librairie nationale d'art et d'hisque M G \ -in (»est dirige avec une si infatigable et si clairvoyante activité, et qui offre aujourd'hui au public un ensemble des reproductions des plus belles miniatures conservées à la |: yale de Belgique. Celle-ci renferme,

en grand nombre, des spécimens remarquables de l'art de la miniature, provenant presque tous de l'ancienne ^ librairie» des ducs de Bourgogne. tels Les Heures de S'otre-Daine de llemu

le Livre d'Heures du duc Jean Je Berry, le Psautier de Pelerborough, les Chroniques de llainaut. la Fleur des Histoires de Jean Mansel, etc. Ce sont les joyaux de ces manuscrits célèbres, dont nous reproduisons ici quelques remarquables

ment, mais avec une claire précision d'expression qu'il a sans doute acquise dans la quotidienne fréquentation de ses vieux et chers enlumineurs, M. Bâcha étudie, d'un trait rapide, chacun des célèbres manuscrits qui font la gloire de la Biblio-

LE CHRIST EN CROIX, ENTRE LA VIERGE ET SAINT JEAN Sacramentaire de l'Abbaye de Stavelot

(xii" siècle)

spécimens, que M. Eugène Bâcha, le très érudit conservateur des manuscrits à la Bibliothèque royale de Belgique, a tenu à faire connaître dans cet ouvrage, dont la publication répond si bien au vœu formulé en iyo5 au Congrès de Liège.

Dans une introduction de quelques pages seule-

thèque royale de Belgique. C'est d'abord, par ordre d'ancienneté, le Livre d'Heures de Jean, duc de Berry, Jean le .Magnifique, frère de Charles Y. roi de France, très épris des choses de beauté, et qui consacra une partie de sa très grande fortune à payer les travaux des enlumineurs les plus répu-

Te (au^ittc f«mifcwc"fcc tie/lrc famt >yax nùv t htoGi* H^ I ouov pfwf- voimctiaBlctiicf ((- Cvn/^r

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