‹ L'Art et les artistes (volume 4)Chapitre 151 sur 180 · LYON · texte numérisé non relu

LYON

■D"i "sis m Vinicis. Le Conseil municipal de l.von,

bien qu'il ne soit pas exclusivement recruté parmi des intellectuels, alloue, chaque année, aux peintres de chez nous, deux bourses de voyages, une pour le Salon d'Automne, une pour le Salon de la Société Lyonnaise des Beaux-Arts. Celle des fauves Tut attribuée il v a quinze jours, conformément à la règle établie par le maire, je veux dire par un vote des peintres.

tir les sociétés de peintres, comme les académies, comme les groupes littéraires, comportent deux éléments : les artistes et les «camarades»,, là il se trouve que les artistes apportent, dans leur union, moins de cohésion et plus de scrupules que les camarades. On vote. Ceux qui pensent au mente sont di\iscs. Ceux qui aident les copains sont unis. Et il s'ensuit que les Bourses de voyages constituent une immoralité de plus dans un monde où, certes, la vertu ignore les récompenses.

Le Salon d'Automne vient d'attribuer la Bourse de 1014 à un jeune professeur dont les qualités professionnelles ne sont poinl négligeables, mais que rien ne désignait spécialement au choix de ses collègues, m son caractère, ni son impécuniosité. Et le pire est que M. Morillon l'empoi 1 l'un des plus nobles et des plus admirables peintres lyonnais, M. Adrien l'.as. le pau\re paysagiste, dont l'art hautain et di I 1 al lutte depuis dix ans contre les goûts niais de toute

une ville. Si les Bourses de voyages ne servent pas a compenser les injustices, pourquoi les créer, et surtout pourquoi les maintenir?' Notre bon maure Elemir Bourges, lit lui-même la réponse en laissant à d'autres la responsabilité de couronner les poètes et les romanciers de leur goût.

Petites Expositions. - Chez Welty, M. Poulachon succède au jeune et déjà notoire Francisque Laurent. Il montre des pochades, qui Meurent le dimanche, la promenade d'amateur et l'habileté du cabinet de dessin. Cette manifestation prépare une exposition autrement sensationnelle, celle de M. Adrien Bas, qui s'ouvrira le i5 mai. Chez Pouillé-Lecoultre, où on a vu une très intéressante rétrospective d'Eugène Baudin. lieux marines pleinement admirables n'ont pas trouvé d'acquéreur; mais les naturesmortes du vieux maître, jadis décriées, ont tente 1rs bourgeois de l.von; ils ont tire leurs écus, ce qui, dans notre pays est la forme la plus tangible de la gloire picturale. Chez Pouillé père, une exposition du graveur Marcel Houx. Cela est intéressant et louable, sans plus. En vitrine, ça et là, des toiles de Jacques Martin, Senard, l'ourchet, francisque Martin, Morisot. L'exposition estouverte. Un attend des rubans, les palettes s'agitent — il n'y eut jamais tant de vie dans les ateliers !...

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