BATTOIR
ger. A l'Alsacieii, elle parle d'un pays qui est beau et bon, fertile et pittoresque. C'est le musée des laboureurs, des vignerons, des forestiers, des pêcheurs et des montagnards de la Basse ou de la Haute- Alsace . Quand l'étranger a promené sa curiosité à travers les Villes d'Art de l'Europe — les méthodiques, les impitoj^ables Kiiiistslàdt allemandes tout particulièrement — il savoure mieux les nuances délicates du Musée alsacien, de Strasbourg, il apprécie
combien l'harmonie de son agencement gagne à s'éloigner du didactisme de Nuremberg pour se rapprocher de l'intimité de notre Mtiseon Arlatan.
Ici régnent le xvn<^ et le xviiie siècles : les deux grandes époques de l'.-l rt populaire alsacien. La chambre du vigneron montre son plafond à caissons, ses boiseries au.x lignes architecturales, ses SÉCHOIR bancs fixés au mur, sa
table aux pieds écartés, ses chaises dont le dossier se décore d'un motif emprunté à la double aigle des monnaies de la Maison d'Autriche longtemps maîtresse du pays, son grand poêle en faïence polychrome orné de motifs à la Dietterlin et de termes rustiques. L'officine de l'apothicaire exhibe son attirail plus rébarbatif que pernicieux, ses pots à onguents parmi lesquels on rencontre la mousse que le