TIMBRE JUBILAIRE ROUMAIN
Dessin de A. CLA\'EL
cette parade nationale improvisée en une dizaine de mois avec toute l'audace et la fierté de la jeunesse et à laquelle il faut tout pardonner : imprévoyances, désordres dans l'organisation et retards presque fantastiques , en faveur de quelques ensembles particulièrement réussis et de quelques idées judicieuses. Les défauts qui sautent aux yeux si' fort qu'il serait même de mauvais golît d'insister, en incombent exclusivement aux mœurs politiques roumaines, lesquelles ne permettent à aucune entreprise nationale d'être menée à bien en dehors de questions de parti et qui par conséquent forcent à compter avec l'abstention, sinon le mauvais vouloir, d'une notable partie des classes dirigeantes. En revanche, les quaUtés et les réussites en doivent être attribuées avant tout au D'' Istrati, savant illustre dont les découvertes chimiques connues du monde entier nous intéressent forcément moins ici que les travaux archéologiques où il s'est démontré le meilleur connaisseur de l'architecture du temps d'Etienne le Grand. Puis, ce qui paraîtra paradoxal, c'est à la personne même du Souverain qu'il faut rendre grâce, à ce Charles P"" de Roumanie, dont cette exposition doit fêter, ainsi que le symbolise l'affiche -icône de M.
Ghika, les 40 années de règne coïncidant avec le I 8oo«^ anniversaire de l'occupation de la Dacie par Trajan. Car aussitôt l'exposition décidée et le Roi ayant \'oulu que sa maison y prît part, il s'est passé ceci de piquant qu'au jour de l'ouverture seuls le Pavillon Royal, un chef-d'œuvre, et le pavillon des domaines de la Couronne auquel a présidé le légendaire yi. Calindero du livre de M. Belessort, se sont trouvés achevés. Dans cette exposition qu'on lui offrait, la participation bienveillante de celui qui sait si bien que l'exactitude est la politesse des souverains seule marquait complète :
Charles !«'' était à ces