PLATEAU
Tableau des E.xposilioiis eu iç)o6.
Amiexs. — Exposition internationale de 1906, du
14 avril au i" octobre. Sections des beaux-arts. Dépot des ouvrages, du 20 février au 1" mars, chez Kobinot, 32, rue de Maubeuge; envois directs avant le ) mars.
Lyon. — Société lyonnaise des beaux-arts. Salon de 1906, Palais municipal, I9'-' exposition, ouvrant le
8 février.
Lyon. — Société des artistes lyonnais, Palais municipal des expositions (quai de Bondy), Salon de 1906, du 13 janvier au 13 mars.
Marseille. — Palais du ministère des Colonies, exposition coloniale, section des beaux-arts, comprenant une partie rétrospective et une partie consacrée aux artistes modernes. S'adressera M.Dumoulin, 58, rue Notre-Dame-de-Lorette, à Paris, et à M. José Silbcrg, 139, boulevard Longchamp, à Marseille.
Monte-Carlo. — 14'' exposition internationale des beaux-arts de la principauté de Monaco, en 1906, de janvier à avril. Agent de la Société à Paris, M. Robinet, 52, rue de Maubeuge.
Nantes. — Société des amis des arts, i^'-- exposition des beaux-arts, du 26 janvier au 11 mars 1906.
Nevers. — Groupe d'émulation artistique, 4'-' exposition annuelle, du 4 mars au i" avril, dans la salle des dépêches du Journal de la Nièvre.
Nice. — Société des beaux-arts, 20'^ exposition au Palais du Crédit lyonnais, du 30 janvier au
30 mars 1906.
Paris. — Société des artistes français. Salon de 1906, au Grand Palais des Champs-Elysées, du I" mai au 30 juin. Dépôt des ouvrages : Peiulure, du 12 au 17 mars; les hors-concours, le 3 avril; notices avant le 20 mars. — Dessins, aquarelles, émaux, luiuiatures, les 12 et 13 mars. — Sculpture, 13 au 17 avril; bustes, médaillons, statuettes, médailles, etc., du
31 mars au 2 avril; les hors-concours jusqu'au 25 avril. — Archileelure, les 4 et 5 avril. — Arts décoratifs, 13 et 14 avril.
Paris. — Société nationale des beaux-arts. Grand Palais, avenue d'Antin, exposition du 15 avril au
30 juin 1906. Envois des œuvres. Peinture, les 8 et
9 mars, les associés le 24 et les sociétaires les 30 et
31 mars. Sculpture, 16 et 17 mars; associés, le 29; sociétaires, les 2 et 3 avril. Architecture et objets d'art, les 16 et 17 mars; associés, le 29; sociétaires, les 30, 31 mars et 3 avril; musique, le 17 avril.
Paris. — Salon de l' Automobile-Club de France, peinture et sculpture, ouvrant le 15 février.
Paris. — Rue Boissy-d'Anglas, Cercle de l'Union artistique, du 4 février au 8 mars.
Paris. — Terrasse des Tuileries, Société des peintres de marines, 2' exposition des arts de la mer, du 17 au 31 mars.
Pau. — Société des amis des arts, 42-^ exposition, au Pavillon des arts, place Royale, du 1 5 janvier au
15 mars 1906.
Rouen. — Exposition des beaux-arts, au Musée, du I" juin au ij juillet. Dépôt des œuvres du 5 au
15 avril, chez M. Robinot, 32, rue de Maubeuge, à Paris.
Toulon. — Société des amis des arts, exposition de 1906, du 29 mars à fin avril. Envoi des ouvrages de M. Ficon, secrétaire du Comité artistique, au siège de l'exposition, place de la Liberté, du 8 au i) mars; sculpture, jusqu'au 25 mars.
Dépôt des œuvres à Paris, chez Robinot, 32, rue de Maubeuge, avant le 5 mars 1906.
Toulouse. — L'ouverture annuelle de l'exposition de l'Union artistique de Toulouse, aura lieu le 15 mars.
Dépôt des œuvres, à Paris, chez Ferret, 36, rue Vanneau, du 15 au 25 février.
Versailles. — Société des amis des arts de Seineet-Oise, 55= exposition des beaux-arts, Salons de l'Hôtel de Ville, du 18 mars au 20 mai. Dépôt des œuvres chez M. Pottier, 14, rue Gaillon, du 25 février au 9 mars. Envois directs aux mêmes dates, à M. Eug. Barbier, secrétaire général, à l'Hôtel de \'ille de Versailles.
Une exposition internationale des arts de la femme aura lieu à Marseille dans le courant de 1906. A cette exposition figurera tout ce qui touche à la femme : arts, lettres, modes, costumes, ouvrages de dames, broderies, tapisseries, dentelles, rubans, bijouterie, parfumerie, etc. Les exposants peuvent s'adresser, dès maintenant, au commissariat général, 16, rue de Noailles, à Marseille.
Salon de i<)o6, à Lyon. — La Société lyonnaise des beaux-arts a ouvert avec éclat sa 19= exposition le 9 février. L'inauguration officielle eut lieu la veille, le 8 février, à une heure et demie, sous la présidence de M. le maire de Lyon.
Le Salon de 1906 sera, sans contredit, un des plus remarquables que la Société ait organisés depuis dix-neuf ans qu'elle jouit de la faveur du public.
Les envois de la capitale se composent de 290 œuvres choisies dans les tendances les plus diverses et parmi les maîtres de toutes les écoles. La nomenclature des principaux d'entre eux donnera une idée suffisante de la sympathie que nos confrères parisiens témoignent à la Société lyonnaise des beaux-arts : Maignan, Lhermitte, Jean-Paul Laurens, Jean-Pierre Laurens, Paul-Albert Laurens, Meunier, Priant, Eliot, Gillot, Maxence, Dawant, Tattegrain, Bréauté, Henri Roger, du Gardier, Granchi-Taylor, Gagliardini, Guillaume, Guignet, Guignard, Smith, Madlaud, Camoreyt, Picard, Boutet de Monvel, Thurner, Rieder, Bouvet, Almagia, Chéca, Pezant, Dameron, lourdeuil, Zwiller, Laugée, Timmermans, Japy, Iwil, F. Bail, Cachoud, Paul Sain, Debat-Ponsan, Jimenez, Rivoire, Marins Roy, Lucas-Robiquet, Bourgoin, Biva, Girardet, Girardot, Deully, Bonneton.
Sculpteurs : Larrivé, Loiseau-Rousseau, Loiseau- Baillv, Muscat, Chorel, Tournés, Walgren, Davin, Victorien-Tournier, de Mossard.
Les artistes de Lyon, voulant être au niveau de la
rt^putation que leur Société s'est acquise, se font remarquer aussi par d'excellents envois. Parmi les principaux, citons : Perrachon, Beauverie, Sicard, Baudin, Tollet, de Belair, Barriot, Arlin, Bauer, Euler, Coman, Bonnaud, Médard, Villard, Jourdan, Terraire. Sarrasin, Ridet, Fonville, Girin, Rougier, Perrier ; M"'^^ Olivier, Chardéron, Esprit, Suc, Garcin; sculpteurs : Aubert, Lamotte, Ploquin, Millefaut.
La section des arts décoratifs, unique à Lyon, offre cette année un véritable intérêt; la citation des principaux exposants fera bien vite comprendre son importance : Lucien Gaillard, Galle, Paul Roussel, Paul Bonnaud, W'algren, Boutet de Monvel, Loiseau, Rousseau, Rivaut, René Bouvet, Lachenal, M""= Lacaille-Gaucher, Guétant, Nicod, Jubin, Boulenger, Damouse.
Le jury des arts décoratifs a été ainsi constitué : MM. Desvernav, Desjardins, Montagnon, Roux, Bardey, Chomel, Dubuisson, Lamotte, Rogniat et Cox.
Le public appréciera plus que jamais, au Salon de 1906, la ligne de conduite généreuse que s'est tracée la Société lyonnaise de beaux-arts qui, en même temps qu'elle met en évidence les artistes consacrés, permet aux jeunes dignes d'intérêt de se produire en facilitant leurs débuts, en encourageant leurs efforts.
Le Comité rappelle aux artistes que le secrétaire est à leur disposition, pour tous les renseignements qui leur seraient nécessaires, au Palais du quai de Bondy, porte de gauche.
Les Musées départementaux et communaux. — \'oici le texte de l'avant-projet de règlement d'administration publique pour l'exécution de l'article 52 de la loi du 16 avril 1895, en ce qui concerne les Musées départementaux et communaux.
Le Prèsidext de l.\ République française,
\'u les articles 52 et 56 de la loi de Finances du lé avril 1895 ;
Sur le rapport du ministre de l'Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes, et du ministre de l'Intérieur;
Le Conseil d'Etat entendu, Décrète :
Article premier. — Les Musées départementaux et communaux investis de la personnalité civile sont administrés par des Comités et dirigés par des conservateurs.
Art. 2. — Le décret qui investit le Musée de la personnalité civile fixe le nombre et le mode de désignation des membres du Comité, et approuve les statuts proposés pour le fonctionnement du Musée. Ceux-ci ne peuvent être modifiés qu'après approbation dans la même forme.
Art. 3. — Le Préfet, pour les Musées départementaux, le Maire, pour les Musées communaux, est président de droit du Comité.
Le Maire de la ville dans laquelle est établi un Musée départemental, est membre de droit du Comité.
Le Conseil comprend un membre désigné par le ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts.
Art. .\. — Toute session, même gratuite, de pièces non réformées est interdite. Aucun objet ne peut être réformé sans l'avis d'une Commission spéciale dont la composition est prévue par les statuts et sans l'approbation du ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts.
Aucun échange ne peut être consenti que dans la même forme.
Art. 5. — Le conservateur et les conservateurs adjoints, s'il y a lieu, sont nommés par le Préfet, sur une double liste de deux candidats dressée d'une part par le Comité d'administration, d'autre part par le Conseil général pour les .Vlusées départementaux, parle Conseil municipal pour les musées communaux.
Ari . 6. — La demande de la personnalité civile est faite par une délibération du Conseil général pour les Musées départementaux, du Conseil municipal pour les Musées communaux.
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Encore les cuivres de Rembrandt. — Le Bulletin de l'Art ancien et moderne (supplément de la Revue de l'Art ancien et moderne, directeur M. Jules Comte), publie la lettre suivante qu'il fait précéder de ces quelques mots :
// V a quelques semaines, les journaux annoncèrent la découverte sensationnelle de quatre-vingt-cinq cuivres originaux de Rembrandt, au sujet de laquelle notre collaborateur M. Henri Clouiol nous a adressé la lettre suivante :
Monsieur le Directeur,
On mène grand bruit, clans certains journaux, autour de la découverte de quatre-vingt-cinq cuivres originaux de Rembrandt, offerts au Rijks Muséum d'.\msterdam, par une revue artistique parisienne.
L'auteur de cette trouvaille a mis, nous dit-on, plusieurs années à ses recherches. Il aurait pu s'éviter la perte d'un temps précieux en interrogeant le premier amateur venu. Personne, en effet, n'ignorait l'existence de ces planches chez M. Bernard, marchand d'estampes de la rue des Grands-Augustins, qui en tirait des épreuves à vingt sous la pièce.
Celui-ci tenait ces cuivres de la veuve d'un cutre marchand d'estampes, nommé Jean, qui les avait reçus du graveur Basan, et Basan lui-même les avait achetés à Mariette, qui en était possesseur au xvill* siècle.
Le fait qu'un tel nombre de planches originales se soient conservées jusqu'à nous, il n'est pas aussi extraordinaire qu'il le parait. Tout le monde sait que la chalcographie du Louvre tire encore les cuivres de Drevet. de Van Schuppen, de Nanteuil, d'Edelinck, et l'on trouverait, en cherchant bien chez presque tous les éditeurs d'estampes, un stock de planches anciennes souvent fort intéressantes. Un d'eux, nous a.ssure-t-ou, possède même d'anciens cuivres d'.Xlbert Durer.
Malheureusement, presque tout cela ne vaut que le poids du métal. Il y a quelque quarante ans, au temps où les colporteurs parcouraient encore la province, leur balle surledos. ils s'approvisionnaient à bon compte de tirages faits sur ces vieu.x cuivres chez Legrand, qui vendait l'oeuvre de Wille, chez Marel, chez M°> ' .Avenin, à qui Arsène Houssaye acheta la fameuse planche de la Cruche cassée, dont il plaça des milliers d'exemplaires aux lecteurs de V.irtiste (ne pas confondre avec la revue du même nom qui a lancé l'affaire des cuivres de Rembrandt).
Quant à l'œuvre de Rembrandt, on le prenait chez la veuv-e Jean, puis chez M. Bernard. Mais les épreuves qu'en avait pubUées Basan, sous Louis XVI, ne valaient déjàrien à cette époque. On juge de ce que pouvaient donner, cent
ans plus tard, les mêmes cuivres encore plus usés, retouchés et surchargés de travaux.
Ce sont pourtant ces tirages, passés au marc de café et revêtus au verso du cachet bleu : Colportage, qui, sous le second Empire, allaient grossir, sans les enrichir, les cartons des amateurs de province. Aujourd'hui, quand ils revoient le jour à une vente après décès, les experts les adjugent en lots à 25 francs le cent.
Certes, ce sont de vénérables reliques que ces planches qui ont traduit fidèlement, à leur naissance, le génie du maître. Mais maintenant qu'elles n'en ont même pas gardé le reflet, elles ne sont plus bonnes qu'à figurer dans une vitrine de Musée. Les épreuves qu'on en pourrait tirer n'auraient aucune valeur aux yeux des amateurs, et il faudrait croire singulièrement à la transmutation des métaux pour espérer faire de l'or avec de vieux cuivres.
Veuillez agréer, etc.
Henri Clouzot.
Alexandre Dccamps, dans le Miiscc Je 1834, s'exprime en ces termes au sujet d'un tableau d'Eugène Delacroix : « Dans son portrait de Rabelais, Delacroix est aussi savant, aussi vrai, aussi ferme que jamais : la tète est une de ces belles productions dont le temps consacrera la célébrité. L'auteur y a peut-être épuisé ce que l'art peut ofFiir de plus correct, de plus brillant, de plus fin, et de plus spirituel. »
Ce portrait en pied de Rabelais se trouve actuellement à la mairie de Chinon. La presse parisienne, voici quelques années, en avait annoncé l'acquisition par le Musée du Louvre, moyennant une somme de cent mille francs. Et c'est le Figaro, qui sur l'affirmation de son correspondant, en avait révélé le premier la nouvelle,
M. Georges Lenseigne nous apprend qu'un Anglais avait manifesté le désir d'acquérir ce tableau. Le Conseil municipal, ayant à faire face à d'importants travaux, se laissa tenter par cette offre. Et l'on put craindre un instant que l'œuvre de Delacroix ne nous quittât pour l'étranger.
M. Lenseigne en avisa MM. Kaempfen et Henry Roujon, afin d'assurer à l'Etat la possession de cette toile, dans le cas où la V^ille aurait eu le droit de la vendre. Mais il ressort, d'après des recherches faites au Musée du Louvre, que le portrait du grand apôtre de la Renaissance, avait été envoyé à la Bibliothèque de Chinon par le ministère de l'Intérieur, après le Salon de 1834, et sur la demande du député Piscatory, qui siégeait sur les bancs de la majorité ministérielle. Lorsque Crémieux, membre de l'opposition de 1842, le supplanta, le célèbre avocat Israélite, par une mesure de courtoisie dont la saveur n'échappera à personne, envoya en retour à l'église Saint-Maurice une copie de la Dcsceutc de croix de Rembrandt, que l'on peut encore y admirer.
Une Société d'histoire locale Les Amis du vieux Chinon vient d'ailleurs de se constituer dans cette ville. Elle y a donné l'an dernier une exposition. Grâce à l'initiative du D"' FauciUon, cette Société deviendra désormais la sauvegarde de tous les souvenirs de la vieille cité tourangelle. Exemple bien digne d'être suivi. La réforme de la loi Irançaise de 18S7 devrait s'inspirer delà loi italienne qui défend « l'exportation des œuvres d'art classées » .
Une intéressante exposition de l'art provençal se prépare en ce moment à Paris, sous la présidence de M. Louis Milhau, adjoint aux Beaux-Arts, et sous le patronage des plus hautes notabilités du monde de l'art. Citons parmi les noms : MM. Léon Bonnat, Bouchot, de l'insthut; Roujon, secrétaire perpétuel de l'Académie des beaux-arts; Homolle, Henri Marcel, Georges Berger, etc., et de collectionneurs et d'amateurs parisiens, MM. Maciet, Foule, etc.
Société des artistes français. — M"'^ Bartholdi vient de verser à la Société des artistes français une somme de treize mille sept cent soixante-dix francs, qui avait été payée à son mari par la ville de Marseille pour les projets du Palais de Longchamp, par arrêt du Conseil d'Etat en date du 7 mars 1873. Avec cette somme il sera fondé un prix.
Ce prix, d'une valeur de quatre cents francs est destiné à récompenser annuellement au Salon, un artiste français, âgé de moins de trente ans, auteur d'une œuvre remarquable par les qualités d'invention ou d'imagination dans n'importe quelle catégorie d'art.
Il sera attribué par le Conseil d'administration de la Société et décerné pour la première fois en 1906.
Par arrêté du ministre de l'Instruction publique, des Beaux-Arts et des Culles, pris sur la proposition du sous-secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts à la date du 29 janvier 1906, sont nommés membres du Conseil supérieur des Beaux-Arts : MM. Albert Gérard, sénateur ; Henry Maret, député : Harpignies, artiste peintre, et Paladilhe, compositeur de musique.
Uu uionuiiniit au peintre Gr:;^/;;. — Les Rosati viennent de prendre l'initiative d'ériger à Samer, sa ville natale, un monument à J.-Ch. Cazin. Les comités parisiens sont ainsi composés :
Présidence d'honneur : M. le sous-secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts.