Voir planches II, III. I 2. Xothie, 1882, pi. XIII, H
les tons sont répartis de telle sorte que les divers éléments du comble ou du plafond se distinguent les uns des autres et produisent, par la variété et le contraste des nuances, un effet décoratif.
Il V avait chez les Etrusques un troisième système de décoration au moyen d'appliques. Au lieu de ciseler la surface des murs ou d"y étaler des enduits colorés, on y clouait des ornements rapportés. Les ]»lus ordinaires étaient en terre cuite, l'argile étant de toutes les matières celle que les Etrusques travaillaient le plus volontiers et qu'ils maniaient avec le plus dhahileté. Nous avons sur ce point le témoignage de Yitruve ', confirmé d'ailleurs par ce que nous savons de la décoration du premier temple de Jupiter Capitolin et par un certain nombre de débris céramiques recueillis sur l'emplacement d'anciens temples étrusques, notamment à Orviéto", à Cività-Castellana ', à Liuii '. Il y avait des statues et des bas-reliefs dans les l'rontuiis ; des plaques collées sur les murs, soit au milieu des parois comme les plaques ])eintes de Cervétri ', soit à la frise; des masques de Gorgone, des fleurons, tles Sirènes, appliqués au fond des caissons " ; des masques de Gorgone, des tètes de bélier ou des rosaces, cloués aux angles des tympans'; enfin des antéfixes posées au bord des toits, à l'extrémité des clievrons (fig. 141). Toutes ces appliques étaient peintes et concouraient ainsi s\ l'effet général de la polyejuoniie.
Quelquefois, au lieu d'être en terre cuite, les appliques étaient en métal. Vitruve jiarle de frontons ornés de statues en bronze doré *. Suivant une coutume qui a été signalée en Asie ^Mineure " et en
Fig. 141. — AntJflxc pciiite reprisentant U tète de Janon de LanoTiam.
MaB^-« du Louvre.