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JU

Pig. 154. — Sarcopliage de Bomarzo, au Britisli Muséum. Monuiiu-nti, I, pi. XLII, 6.

des chambres funéraires et contre les parois, ne présentaient aux regards qu'une de leurs faces longitudinales et les deux faces latérales. La décoration la plus usuelle était à reliefs, mais à reliefs rehaussés de couleurs. Quelquefois cette décoration était seulement peinte, comme sur un sarcophage de marbre du musée de Florence.

La cuve était fermée par un couvercle. Le type le plus élémentaire est une dalle plate avec une inscription. Quelquefois cette dalle est renflée au milieu et affecte la forme d'un toit à deux rampants. Le

1. Ceux-ci sont tombés en poussière, mais on | ovales, ni rien qui ressemble aux boites à momies

en retrouve les ferrements et les clous. Dermis, de VÉgypte ou aux sarcopliages anthropoïdes de

II, p. 14, 24-2, 518, 528. Bulkttno, 1835, p. 200. la Phénicie.

— On ne trouve point en Étrurie de sarcophages I

sarcophage est alors comme une sorte de temple en miniature, avec sa couverture en fronton. Tantôt ce toit est nu, tantôt il présente en relief le dessin imbriqué d'un comble garni de tuiles plates ; tantôt il est surmonté d'accessoires décoratifs. Sur le couvercle du sarcophage de Florence dont je parlais tout à l'heure', les deux frontons ont dans leur tympan une ligure d'homme attaqué par des chiens, et à chaque angle un masque de femme en relief. Au British ^Inseuni se voit un couvercle analogue, mais plus orné encore. Au milieu de la crête du toit repose une paire de serpents entrelacés; un si)hinx couronne chaque pignon (fig. 154). Dans les tympans et aux extrémités des tuiles sont appliqués des masques de femmes en antéfixes ; tous ces ornements étaient peints.

Les couvercles de ce genre ne sont pas très nombreux. Il n'en est pas de même des couvercles en forme de lit, qui se comptent par milliers. Comme ces lits sont toujours surmontés d'une statue, nous nous bornons 5\ les mentionner ici, nous réservant d'y revenir dans le chapitre de la sculpture. Remarquons seulement que dans un grand nombre de caveaux les sarcophages sont disposés en fer <\ cheval, c'està-dire en tricliniuni , comme l'étaient dans les rejias les lits autour de la table.

L'usage de la crémation coexistant en Etrurie avec celui de l'inhumation, souvent les chambres sépulcrales contenaient, au lieu de sarcophages ou à côté de sarcojihages, des urnes cinéraires. Le type le plus usuel est celui de l'urne dite de Volterra, qu'on trouve aussi du reste à Chiusi et à Pérouse. Il est soit en pierre calcaire, soit en travertin, soit en albâtre, soit en terre cuite, selon les localités. Sa forme est celle d'un petit sarcophage. La caisse est décorée de bas-reliefs. Les couvercles ont ra])pareuce de lits, sur lesquels la figure du définit, représentée en raccourci et plus ou moins informe, tantôt repose étendue et comme endormie sous une couverture, tantôt se dresse A demi, accoudée sur un oreiller, comme devant la table d'un banquet (fig. 155). Parmi les urnes de Volterra et surtout parmi les urnes de Chiusi (in en rencontre un certain nombre (pii, jiour la décoration de la

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