‹ L'art étrusqueChapitre 130 sur 357 · Pline, //. X., XXXVI. y I · texte numérisé non relu

Pline, //. X., XXXVI. y I

'.'. IjC texte dit : fia /aul'igalat iil i» tummo orbit trnfuf et prtntiit utiiif omnititi^ tit impoitittu. Au lieu (le ri pflami, je croisqu'il f.iut lire iil pelatwt.

X Ce»t-4Hlire 300 plc<]«, environ 80 mitres.

■I. Nicbulir, /.V.m. i.rf.h.. j- ci., i. p. 1.13 et suiv. .'i. Lclronne, Anunli, ISJO. p. 88G. Orioli, ./iHNa/i, I83a. p. 48.

fi. Cortcnovi», /V/ Mn«)nlen ai Portnin. 7. Tramont.ini et Or»ini, Itlntrintioni di Or-

L'AIÎCHIÏECTURE FUNERAIRE.

données de Varron, il est impossible d'eu tirer quelque chose de raisonnable et de matériellement praticable. Je crois avec 0. Millier que Varrou a vu encore debout la luise du monument et les restes des pvramides, mais que pour le couronnement il a rapporté les traditions locales telles qu'il les avait recueillies, c'est-à-dire dénaturées, amplifiées par l'imagination populaire '. L'exagération est telle qu'il est luimême effrayé et se sent pris de scrupules avant d'arriver à la fin de sa description, laissant à d'autres, comme Pline, plus crédules ou plus préoccupés de tout dire, même les choses les plus extraordinaires, le soin d'aller jusqu'au bout et de consigner bravement tous les détails fournis par les/«t«7(e de l'Etrurie. En hiterprétant un peu les termes de sa description, on peut se figurer quelque chose comme un dais gigantesque, sorte de charpente en dôme avec auvents proéminents comme les bords d'un chapeau, soutenu par cinq piliers pyramidaux élancés, les quatre piliers angulaires dépassant le dôme du dais et se dressant comme des aiguilles ou des têtes de mâts. Le dais ou la coupole devait être en bois revêtu d'appliques métalliques, suivant une méthode famihère aux architectes étrusques ". Quant à la plate-forme supérieui'e avec ses cinq pyramides hautes de 80 mètres, elle est tout à fait inadmissible. Je suis porté à croire qu'il y a là un texte ou un récit mal compris, et que Varron ou ceux qu'il a suivis ont comliiné deux descriptions différentes du même monument en les superposant pour ainsi dire. Au lieu d'un dais dépassé par les cinq têtes des pyramides , on aura imaginé une construction à double étage. Mais encore une fois tout cela est hypothétique. Il serait vain de prétendre serrer de près la solution d'un problème dont les données sont si peu précises. Contentons-nous de remarquer que, si étrange que paraisse dans son ensemble le monument de Porsenna , il n'est pas sans répondre , par certains détails, A plusieurs constructions funéraires de l'Etrurie. Un

tona, t. IX, p. il et suiv. Quatremère de Quincy, .\[onumeiits rejlitwîs, I, p. 1"25 et suiv. Duc de Luynes, Anii'ili, 1830, p. 301-309. ^foutlmenti, I, pi. XIII. Canlna, Arckit. ant., •J'^ sect., pi. CLIX. Hirt, Ge^ch. der Baukumt, I, p. 249. Abeken, MiUelitalieu, p. 24.5. Annal!, 1841, p. 34 et suiv. 0. Millier, £tiiisl-er, II, p. '228. Reber, Gescli, der

Bankunst, p. 3l>G. Durm, Bauluoist lier Elrusker, p. 83.

1. Remarquer les motsy"a4«/<e etruscœ tradunt : il y avait une légende sur le monument de Porsenna.

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