I. \(>llzie, 1SH7. p. !>2 et suiv., pi. II
û. Le mur du fond avilit 13 mètres environ.
L'AIÎCHITECTUIÎE RELIGIEUSE.
et d'une vasque'. 11 est probable que cette disposition n'appartient pas au plan primitif et que le temple a subi dans le cours des âges quelques remaniements.
Quand on considère le plan du temple étrusque, il est impossible de ne pas être frappé de ce que j'appellerais volontiers le décousu d'une pareille composition. Tandis que le plan du temple grec forme un ensemble logique, où tout se tient, où portiques et murs se dévelojjpent de concert, s'accompagnent dans leurs contours et se moulent pour ainsi dire l'un sur l'autre comme le vêtement sur le corps, le plan du tennile étrusque au contraire est d'une incohérence qui trahit la juxtaposition d'éléments disparates. Les portiques et les cellas sont complètement indépendants les uns des autres : aux uns toute Vantira, aux autres toute la iDostica. Les deux provinces sont limitrophes sans doute, mais n'ont l'une avec l'autre d'autre lien que le hasard d'un rapprochement factice. La colonnade ne laisse rien deviner des formes de l'édifice auquel elle est comme affublée. C'est un vestibule, et rien de plus. Nous sommes en présence d'une architecture liybride, moitié italique, moitié hellénique-, qui, faute de savoir combiner en un tout raisonné ce qu'elle tient d'une vieille tradition nationale et ce qu'elle emjjrunte à l'étranger, se contente d'une simple adaptation. Ici encore on voit nettement de quelle manière les Etrusques ont subi l'influence de l'hellénisme : ils en ont pris certaines apparences, mais n'en ont compris ni le sens ni la portée.