‹ L'art étrusqueChapitre 322 sur 357 · Biillethio, ld~6, p · texte numérisé non relu

Biillethio, ld~6, p

et d'autre à un duuble col de cvtrue'. De tous les diadèmes découverts eu Etrurie le plus remarquai île est une Stéphane imitant une couronne de fleurs qui est aujourd'hui conservée au musée du Louvre et dont nous reproduisons une partie sur notre planche I, n° 6". Le bandeau se compose d'une série de petites lames d'or mises bout à bout et reliées entre elles à la partie inférieure par une bande estamjx^e en astragale. Toute la surface du bandeau, qui n'est en réalité qu'une doublure, est cachée sous une sorte de végétation d'or qui tremble au moindre mouvement, chacun des éléments qui la constituent étant monté soit sur une charnière soit sur un pivot. Au milieu se détachent, piquées les unes à côté des autres comme dans une guirlande, des marguerites délicatement découpées et dont le centre est formé d'une perle en pâte de verre. Chaque marguerite est encadrée de quatre fleurs plus petites dont le centre est aussi une perle de verre et que relient quatre i^almettes placées tantôt dans le sens vertical, tantôt dans le sens horizontal, chacune des palmettes ayant en guise de nervure une goutte d'émail. Le bord supérieur présente une rangée et comme une crénelure de palmettes dressées, semées de petites gouttes d'un liel émail bleu. A chaque extrémité le bandeau s'arrondit en cylmdre et se termine par un anneau où passaient les cordons pour fixer le diadème sur la tête. Il est impossible d'imaginer quelque chose de plus élégant et de plus léger comme composition, de plus délicat comme facture. C'est une merveille de joaillerie.

2° Boudcfi et pendants â! oreilles. Les Etrusques avaient des boucles d'oreilles de toutes les formes et de toutes les dimensions, en bronze, en argent ou en or. Sans parler ici des simples anneaux qui constituent la boucle primitive et dont l'usage a existé partout et de tout temps, on peut distinguer quelques types caractéristiques.

Je citerai d'abord celui de la boucle d'oreille dite ii hniilr, ainsi appelée parce qu'elle a la tonne d'une sorte de coft're cintré {Imulij ou de

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