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Zauno&l, Gliicacl, p. aS

LA CIVILISATIOX ETRUSQUE AU XORD DE L'APEXXIN.

des personnes ensevelies, mais dans l'ensemble il ne varie guère. Il se compose à peu près des mêmes objets que celui des plus anciens pozzi. On y retrouve la plupart des types céramiques et métalliques que nous avons étudiés dans le chapitre précédent. La première civilisation étrusque, celle que nous avons appelée la civilisation villauovienne, se continue ainsi sans interruption, et cela jusqu'à la fin de la période qui nous occupe. Mais dans l'intervalle elle se développe et en se développant se modifie.

Considérons d'abord les céramiques, qui sont, comme par le passée très abondantes, si même elles ne le sont pas davantage '. Au début la technique reste ce qu'elle était, c'est-à-dire fort imparfaite. C'est toujours la même argile impure, pétrie tant bien que mal, façonnée à la main , cuite à l'air libre et plus ou moins noircie par la fumée. Le progrès ne se manifeste que dans les formes. Celles-ci sont pour la plupart celles que nous connaissons déjà, mais moins massives. L'ossuaire, par exemple, a quelque chose de plus élancé : il porte sur un pied, a la panse moins évasée et plus arrondie, le col plus long et plus étroit. A côté des formes anciemies plus ou moins corrigées s'en trouvent d'autres qui paraissent pour la première fois : le seau en tronc de cône renversé forme de la fig. 60), le cylindre lisse ou cerclé de distance en distance par de gros filets en relief, laissant entre eux des bandes alternativement rouges et noires ', le pot à panse sphéroïdale sur un pied en tronc de cône (fig. 68) , la coupe ou le plateau sur un pied cylindrique élevé (fig. 67), le plateau à coupelles eu forme d'encrier avec un pied conique (forme de la fig. 72). Il est à remarquer que presque tous les vases sont montés sur un support, ce qui contribue à leur donner un aspect plus léger. Ce support a l'apparence d'un cône tronqué et fait penser aux cornets qui servent de pied aux vases de bronze. Les potiers s'inspirent évidemment des modèles métalliques. Cela est si vrai (ju'ils vont jusqu'à suspendre aux anses de quelques vases des chaînettes d'argile, rappelant les chaînes

1. Dans les pages qui suivent, j'essaie de résumer les renseignements épars dans les auteurs qui viennent d'être cités , renseignements que j'ai

complétés ou rectifiés par des observations personnelles au musée de Bologne.

i. Zaunoni, Gli scavi, p. SiO, 391).

Tig.eT. —Coupe eu terre coite. Gozzodiui» l'i un t^polcreto, pL III, 13.

ll.'xatcur, û",18.

de suspension dont étaient souvent munis les vases de bronze (fig. 68). L'ornementation est encore conçue suivant le système géométrique ; elle est tracée en creux, mais avec plus de soin et de finesse que sur les céramiques primitives, et surtout elle est moins chargée. On dirait que l'ouvrier cherche à la réduire le plus possible. Il lui arrive même de la sujiprimer toutî\ fait. D'autre part, les dessins imprimés à l'aide d'estampilles et les bandes de couleur commencent î\ prendre plus de place dans la décoration.

Plus on s'éloigne des tombes archaïques, plus les changements s'accentuent. Une chose surtout est frappante, c'est le développement des dessins estampillés au détriment des dessins incisés : il est visible qu'ime autre espèce de céramique est en train de se former. On en rencontre d'abord Çi\ et là quelques exemples isolés ; peu i\ peu ils se multiplient en même temps que les anciennes poteries teuileiit î\ disparaître. Dans la dernière partie de la jiériode des pozzi bolonais, la révolution céramitjue est acconqilio.

Désormais l'argile, convena- Memeiit épurée et pétrie, est dun grain assez fin et d'une étoffe assez ferme ]iour (ju'on puisse réduire de beaucou]) l'épaisseur des parois. De 1î\ des fortnes de moins en moins iiia.ssives. Les seaux, les tasses, les gobelets, les coupes, les vases A verser, les grands récipients sphériques, les vases à trépied, les vast'.s jumeaux, les plateaux, les écuelles, tous les types traditionnels se retrouvent, mais plus légers, plus élégants. Certaines inrini'S nnuvelles roviLMiniMit très souvent, nutainnu'iit le disque cim-

>iir. C8. — VaM à dulnctta il'trRlIe.

Muwe de Bologne. Hauteur, 0*.31.

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