‹ L'art étrusqueChapitre 52 sur 357 · LA CIVILISATION ETRUSQUE AU XORD DE L'APEXXIX · texte numérisé non relu

LA CIVILISATION ETRUSQUE AU XORD DE L'APEXXIX

dons) ; dans des seaux de bronze ; dans des récipients de marbre en forme de Uhh '.

Le mobilier funéraire ne ressemble pas à celui de la période précé-

Fig. 85. — Seau de la Certostf (.suite des figiires).

dente. A part quelques poteries très communes qui continuent la tradition de la vieille céramique italique, on ne voit plus que par exception des vases de style villanovien. A leur place, on recueille des vases

I. Zannoni, Gli $cav!,p. 191. Gozzadini, Di un antica necroj). a Marzuhvtto, p. 30.

Ar.T ÉTRCSQFE.

90 L'AKT ÉTi:US(H-E.

peiuts à figures noires ' ou î\ figures rouges *; des fioles à parfum en albâtre {alalastra' ; des vases à vernis noir brillant. La métallurgie n'est pas moins transformée que la céramique. Par leur forme en tronc de cône renversé, deux seaux de bronze trouvés à Bologne, l'un à la Cerfosa (fig. 8-4, 85), l'autre dans les fouilles Arnoakîi Veli, rapjiellent des types antérieurs, mais leur ornementation est conçue dans un esprit tout nouveau et présente, au lieu de motifs géométriques, des zones horizontales de figures au repoussé. On y voit des défilés militaires, des courses de chars, des processions religieuses avec les victimes et tout l'attirail des vases sacrés pour le sacrifice, divers talileaux faisant allusion aux occupations de la vie journalière, à la chasse, aux festins, au labourage; enfin des bandes décoratives d'animaux sauvages ou fantastiques, lions, sphinx, cerfs, etc., passant à la file ''. Ces deux seaux, dont on peut d'ailleurs rapprocher plusieurs seaux s\ figures gravées ou repoussées découverts dans la haute Italie et dans le Tyrol ', sont des monuments fort curieux parce qu'ils nous oftrent coninie Tillustrationde laviè civile, militaire et religieuse des Etrusques du nord : on voit comment ces populations avaient coutume de se vêtir et de s'éipiiper, de quels ustensiles et de (pielles armes elles se servaient. Mais ce ipiifait surtout l'intérêt de ces vases, c'est qu'ils nous montrent les premiers efforts des Étrusques pour reproduire la figure humaine. Jusque-là nous n'avions d'eux que quehines maquettes informes. Des ambitions plastiques semblent s'être éveillées chez eux tout i\ cou]i, sans doute à la vue des vases peints grecs répandus dans leur pays. Ils cherchent dans la mesure de k-urs forces à s'inspirer de ces mo-

I n r aqnelqnei! amphores pnnathiuatqncsdont

■■•:': une inscription. (.Xi-ti-ie, Im82, p. 184-

.'iiioni, Scnri, p. .'131.) Unfnigmcnt ilc Mar-

portc la signature de Knchryllon. (fiai-

zadini, /'i »» aniico iiecrop., p. 84.) Sur Kachriilion ^

voirllnjet et CoUigoon, Céramique greajut, p. 173

et fiuiv.

'2. Plusieurs ont des inscriptions grecques. (Zannoni, Scan, p. 53, 838.)

3. Zannoni, .Scori, p. 101 et suir.. pi. 8ô, 7. Noliiir, Ittgl, p. 19. Brizio, Nuova tiliila ili iromo Jiijurata Irvrala in Bvluyna, Mod6ne, 1881. BuUcti»o, 1872, p. 210 et suiv.

4. A'(rfi;ie,1882, p.26(E6te), pl.VI,l,10;VII. 1. 7. 16; 1886, p. 113 (Goinsccca). Biondelli. Ili iinn ti'tnba ijallt^italica fcoptrta a Setio C'iUnttr, pi, II. Rrrut arch,ologiqut, XVI (IStw), pi. XXI, 8. Coiœ, Frammentiili lin rato tli bronza trorali nrl Ttrolo{Annali, 1874, p. 171. MoHiinieiili, X, pi. VI). Orsl, Im silula di Walirli, Modéne, 1883. Hochstctter, Dir iitursttii (IniUr/iinile rcn W'alich. Dcschni.nnu, Ein KuAilmrk lier rlriitlisrlitu MctnII- TfchiiU-, Vienne, 1883. Caimi, La titula fli Trezso, Milau, 1877. Bcinacli, Itrriie arch'oli><)i'i<it, 1883 (II), p. 2i"i5 et suiv. Maury, Oazrtlt archrolofflqur. 18S7, p. 49.fil.

Page 1