‹ L'art étrusqueChapitre 54 sur 357 · e((iH0, 1880, p · texte numérisé non relu

e((iH0, 1880, p

4. Annali, 1866, p. 166. Mlttheilungeu il. d. arch. /«««l'iHte (Rome), II, 1887, p. 269.

.5 Lenormaut (C«îc«c archéologique, TU, 1881,

L'ART ÉTKLS'jUE.

nombreuses que dans la région situt'e entre les Alpes et l'Apennin. La question est encore controversée de savoir à quel peuple il convient d'en attribuer la fabrication. Les uns inclinent à penser que ce sont des produits de la métallurgie celtique, qui ont pu être, il est vrai, imités par les populations étrusques de l'Italie septentrionale ' ; d'autres les considèrent comme étant toutes de fabrique étrusque"; d'autres enfin y voient des œuvres de l'industrie grecque, de l'industrie de Chalcis, répandues en Italie par des marchands de Cumes '. De ces trois hypothèses les deux premières n'expliquent pas la présence des cistes k cordons en Campanie et à Tarente. Je veux bien qu'il y ait eu des relations commerciales entre l'Italie septentrionale et l'Italie méridionale ; mais le commerce a dii aller du sud au nord et non pas du nord au sud. Les Grecs de la Grande-Grèce, étant en possession de traditions industrielles déjà séculaires, n'avaient que faire d'aller chercher au nord de l'Adriatique des produits manufacturés ; ils avaient plus à donner qu'à emprunter aux populations de l'Etrurie circumpadane. Si la ciste à cordons se trouve dans des pays grecs, il est tout naturel de penser que le type est d'origine hellénique. Je dis le type, et pas davantage : je n'irais pas en effet jusqu'à croire que toutes les cistes de ce genre soient des produits grecs importés. Cela supposerait qu'à l'époque où la Grèce fabriquait des vases peints à figures rouges , elle en était encore pour le bronze à la technique des assemblages par rivets; or il est constant qu'à ce moment les Grecs connaissaient l'art de la soudure. Pour concilier toutes les difficultés, il suffirait de distinguer entre le type de la ciste et les divers exemplaires de ce type. Celui-ci peut être grec, et je crois qu'il l'est en effet '; mais une fois porté en Italie par le commerce, et cela de très bonne heure, il y a été reproduit. Les Etrus(pies du Nord s'en sont emparés, ont essayé dr l'iinitt-r d'abord on terre ruite, et ont

1. Bertrand, Rtent nrchioltigiquf, XXX(t87.1). p. 371 et aniv.

■J. Gouadini, Srnri .trtioalrli, p. 41.

8. Hclhiir, A,ninli, lH»n, p. 252 j «W/rtino, 1881, p. 177; llnmrriichr F,fH>t, p. 81. Pigorini, Bnl- Itl. di polotlM., XIU, p. S3 et suir. Von Dalin,

Miiiheil. .1. il. orck. IuHUhU (Rome), II, |S87, p. ■-'69 et «uiv.

•I. Un de» golK'lcts d'or de Mycinct pritcnte des cordons hotiiontaux. (Scbliemann. Mw-runr. p. 282, flg. 840.)

LA CIVILISATION ETRUSQUE AU NijRD DE L'APENNIN.

iiiii par l'imiter vn lironze. Les cistes trouvées à Bologne nie paraî traient donc devoir être attribuées à la métallurgie circurapadane '.

Abstraction faite des seaux à figures et des cistes à cordons, la iné tallurgie de la période gréco-bolonaise n'offre aucun objet qui rap pelle même de loin la métallurgie de la période précédente. La vaisselle se compose de récipients à panse lisse, eu bronze soudé, avec des reliefs à l'endroit des attaches, une rosette par exemple, ou un masque, ou une palmette. On remarque des seaux coniques ou ovoïdes (tig. 94, 88), des passoires (fig. 89^, des simpula avec une tête de cane au bout du manche (iig.

90), des œnochoés (fig. 91), des olpés (tig. 92), des patères', des candélabres'', des miroirs', des cistes sans cordons ', avec des ciselures et des appliques historiées, enfin des statuettes d'un art assez fin, un Hercule armé de l'arc par exemple ", un groupe représentant Mars et Vénus', ou bien encore cet esclave nu qui porte sur l'épaule une amphore (fig. 87 \ tous objets qui ressemblent à ceux que l'on recueille par centaines dans les nécropoles de la Toscane et qui appartiennent à l'art étrusco-grec de l'Italie centrale

^'. ,^7. — Figtiriae de bronze tiou\ e i "\Iarzabotto. Gozzadiui, Ultenoit scoptrtf pi XII, fiï» Hauteur, 0'",13.

l.ll. LenormaildCGrtzrtfearc/ffW., 18.Sl,p. 93), après avoir observé certaines différences dans le montage des cistes du Bolonais et des cistes de Tarente, émet cette conjecture a que le commerce maritime devait apporter de Chalcis le métal constitutif de ces cistes à Tétat de feuilles modelées en demi-cylindre et estampées au marteau, que les ouvriers indigcnes assemblaient et montaient dans chaque pays, plutôt qu'à, l'état d'objets entièrement terminés. »

2. Sur cette vaisselle, voir Zannoni, Srttpî', p. 7(j. Gozzadini, Di un antlca necinpvli a Marznhotto, p. 59, pi. XVIII, 8.

S. Zannoni, Scavi,-p. 91,197, 258, 407.

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