‹ L'Art français au temps de Richelieu et de Mazarin (volume 2)Chapitre 158 sur 181 · Moulage à Versailles (no · texte numérisé non relu

Moulage à Versailles (no

ouvrages considérables chez M. Hesselin, célèbre amateur du temps; le jubé de Téglise de Saint-Gervais à Soissons et plusieurs statues dans la même église. La ville de Paris le chargea en 1653 * d'un monument à la gloire du jeune roi, pacificateur des troubles. On peut voir le moulage du motif principal au Musée de Versailles*. La figure du roi adolescent est fine, intelligente, délicate; malheureusèment, l'efl'et est gâté par l'emploi du costume antique, puis le Génie de la révolte, foulé aux pieds par le souverain, est lourd et banal. L'artiste n'avait pas même dans le groupe le mérite de l'invention, car il semble s'être inspiré assez mal du Saint Michel de Raphaël, qu'on allait tant admirer dans les conférences de l'Académie. Guérin en effet céda beaucoup au courant pseudo classique.

Le Gendre ^ appartint à la maîtrise, où il passa par toutes les charges, puis il la quitta comme tant d'autres pour entrer à l'Académie en 1664; il travailla pour nombre d'églises à Paris; il fut particulièrement employé, sous la direction de Le Brun, à Saint-Nicolas du Ghardonnet, à partir de 1662. Do tous les ouvrages qu'il y fit, il ne reste que les deux petits anges placés au-dessus du fronton du portail occidental, et les bas-reliefs de l'autel, dans la chapelle de Saint- Vincent de Paul. L'Académie, lors-

L Nouv. Arch. de VAH français^ 1882, p. 85.

2. Voir aussi les statues de La Vieuville et de sa femme (Versailles, no" 2840,^2841).

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